Dès que la porte se referma et que Sam tourna la clé par deux fois dans la serrure, les choses devinrent étrangement naturelles. Nous savions que le désir et beaucoup de curiosité nous avaient conduits à nous retrouver dans ce studio dont je pus apercevoir furtivement la petite cuisine, avant qu’il ne m’invite à pénétrer dans l’unique pièce servant de salon ou de chambre, au choix. Un grand tapis recouvrait le sol, disposé au pied d’un canapé convertible, et il n’y avait guère que la présence d’un gros coffre en bois pour compléter l’ameublement de ce qui allait devenir le théâtre de nos futurs ébats …
Sam referma légèrement les volets tout en laissant la fenêtre ouverte pour que l’air circule, en ce bel et torride après-midi d’été. Dans la chaude pénombre il n’y avait pas que l’air qui circulait, mais aussi un parfum d’envie, celui de nos corps s’effeuillant dans l’impatience du contact originel. Nous étions enfin nus, face à face, à portée de main et l’excitation bien visible, pour ne pas dire palpable …
Sans la moindre hésitation chacun prit possession du sexe de l’autre et soudain le trouble m’envahit, quand au creux de ma main je sentis l’expression d’une vigueur qui n’était pas la mienne. Tandis que j’enveloppais de mes doigts sa verge douce comme le velours, Sam empoigna fermement mon vit et commença à l’étirer comme un élastique. L’approche était sensiblement différente entre nous deux. Je le devinais empressé et quelque peu maladroit, me demandant à cet instant précis comment j’allais devoir m’y prendre pour lui permettre de savourer patiemment, l’inédit de cette rencontre …
Mon autre main se referma sur sa fesse, l’attirant ainsi au plus près de mon corps avide de déraison, pour en explorer les vertus. Je respirais sa peau délicatement parfumée. Il sentait bon sous mes lèvres découvrant avec délectation le soyeux de son épaule, semblable à celui de sa queue dressée, palpitant dans le creux de ma main. Debout sur le tapis, il fallait que la situation évolue pour ne pas se révéler embarrassante, voire embarrassée. Je pris donc l’initiative ô combien gourmande de laisser glisser ma langue sur sa peau, descendant lentement le long de son torse imberbe, puis de son ventre plat …
Agenouillé à ses pieds je dominais la situation, avec en ligne de mire l’objet de ma convoitise. Je pris soin tout d’abord d’étudier chaque détail de sa jolie queue. Elle était magnifique et je ne pouvais rêver mieux, pour une première expérience. Ma langue ne put s’empêcher de lisser sa hampe veloutée, pour venir mourir sur le bombé de son gland. Ses bourses soigneusement épilées me donnaient déjà envie de les happer, mais j’avais encore tout mon temps …
Une autre envie me tiraillait, me rongeait les sens, une envie presque viscérale … celle d’engouffrer son sexe tout au fond de ma gorge. Certes il pouvait s’agir d’une simple image ou d’un pur fantasme, mais l’heure de vérité avait sonné et j’allais enfin savoir. Empoignant délicatement ses couilles à pleine main, mes lèvres coiffèrent son gland avant de le gober dans sa totalité. Sa hampe suivit, d’un trait, jusqu’à ce que je sente sa queue tutoyer ma glotte. J’avais rêvé de cela, sans vraiment en percevoir le bien fondé, ni la saveur. Mais la douce réalité de sa queue me fit prendre conscience de cette forme de plaisir. Aller et venir tout en faisant pression de la langue, encourager la vigueur, l’épanouissement, l’excitation en perles sirupeuses …
L’exaltation provoquée par cette révélation divine m’obligea à lui sortir le grand jeu. J’avais une impérieuse envie de me régaler en lui bouffant la queue et les couilles, et je n’allais surtout pas m’en priver !
Le guidant vers le canapé, il s’y abandonna les jambes largement ouvertes sur mon insatiable gourmandise. Reprenant la chose en main, je m’appliquai à la masser fermement, tout en observant son regard et l’instant où il ne tarderait pas à se voiler. Ma langue de vipère s’enroula autour de son gland, puis se mit à fondre le long de sa verge en de longues vagues écumantes, avant de revenir ronger son frein. Je constatais pour la première fois les effets pervers de mes douces attentions sur l’autre sexe, mon semblable, en concluant que les attentes semblaient assez commune, finalement …
Je me régalais de le voir lutter et soupirer d’aise, pendant que ma bouche le torturait, bien au-delà du raisonnable. La dégustation s’avéra des plus onctueuses, surtout lorsque ma langue se décida enfin à se consacrer exclusivement à ses bourses gonflées à bloc. Comment résister face à d’aussi délicieux joyaux offerts à tous mes vices ? Impossible ! Je faisais danser ses testicules sur ma langue, les gobant à tour de rôle pour ne pas faire de jaloux. C’est alors que, n’en pouvant plus, il se redressa et me jeta sur le tapis …
Il se rua sur mon sexe barbouillé d’excitation, me tétant le gland comme un veau tète sa mère. Il ne faisait aucun doute qu’il y prenait du plaisir le bougre, le velouté et la rondeur de mon gland exaltant généreusement ses papilles. J’en profitai pour l’attirer petit à petit au-dessus de moi, honorant ses couilles de gouleyants revers de langue, tout en lui doigtant le cul. Autant dire qu’il était devenu chaud bouillant mon Sam !
En fait, il ne joua pas très longtemps avec sa tétine, car il avait placé ses espérances ailleurs, dans ce que LUI voulait ressentir absolument. L’emprise et la possession totale, sous la forme d’un véritable sexe et non plus un vulgaire gode, comme il avait l’habitude de le faire …
Illustration : Chris Lopez


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