J’ai envie de te regarder sans cesse,
Etendue nue sur ce lit de tendresse.
Caresser ton corps voilé de satin,
Qui ondule dans la lumière du matin.
Etendue nue sur ce lit de tendresse.
Caresser ton corps voilé de satin,
Qui ondule dans la lumière du matin.
Suivre la route damnée et sinueuse
Le long de ta dorsale vertigineuse.
Et me fondre dans la chute de tes reins,
Qui m’affole autant que la vue de tes seins.
Mais je ne suis qu’un simple voyageur,
Qui guide ta conscience et tes ardeurs.
Le ventre collé aux draps tu t’agites,
Ta croupe se soulève et prend du gîte.
D’une main audacieuse enfin tu soulages,
Ton désir soudain de prendre le large.
Le drap en torche serré entre tes cuisses,
Tu me retrouves en rêve comme un délice.
D’une cambrure insolente tu te fais chienne,
Pour t’offrir à moi et que je te prenne.
Les murmures s’enchaînent parsemés d’encore !
Et tu entres seule dans notre corps à corps.
Le drap roulé en boule contre tes petites lèvres,
Ne fait qu’attiser les braises et monter ta fièvre.
Ton corps se tend comme ton bouton bandé,
Et crie sa jouissance de s’abandonner.
Les doigts se crispent, les souffles étouffés,
Dans le silence les spasmes sont calmés.
Un chaud nectar s’écoule dans ta main,
Dans la douce lumière du matin...
Photo : Jens Rohland
par Philo
publié dans :
A quoi ça rime
