Partager l'article ! Itinéraire bis II: Les quelques kilomètres d’autoroute qu’il restait à parcourir avant ...
Les quelques kilomètres d’autoroute qu’il restait à parcourir avant de rejoindre la voie secondaire permirent à ma compagne de reprendre calmement ses esprits. Nous étions tous deux replongés dans la douce torpeur de notre début de délestage, bercés par la road music diffusée sur la bande FM. Ses pieds avaient sagement regagné le plancher et son siège reprit une position plus conventionnelle. Après avoir négocié une bretelle de sortie à la courbure tout aussi prononcée que celle de ses reins, nous gagnâmes Pringy et arrivâmes en vue du premier feu tricolore depuis Paris …
J’avais bien senti qu’il allait passer au rouge l’infâme, mais cela ne m’empêcha pas de ralentir tranquillement pour marquer l’arrêt. Il n’y avait plus âme qui vive à presque trois heures du matin. De retour au point mort, ma main quitta le bombé du levier de vitesse pour glisser doucement vers le velours de sa cuisse. Elle était délicieusement fraîche et sa peau se framboisa au contact de la tiédeur de ma paume. Les yeux rivés sur ce qui allait inexorablement devenir le feu vert, je palpais délicatement l’intérieur de sa cuisse qui se réchauffait doucement. C’est alors que j’entendis un clic, celui de ma ceinture de sécurité qu’elle venait de déboucler …
Cette manœuvre n’était vraiment pas prudente, mais lorsqu’elle s’attaqua à la boucle de mon ceinturon, je compris qu’un autre type de danger me guettait. Ce ne sont pas les quelques boutons à faire sauter qui gênèrent la progression de sa main dans mon jean, sous lequel j’avais pris soin de ne rien porter. Sitôt dit, sitôt fait, elle extirpa mon beau diable de sa gangue de toile pour lui redonner de l’allure. D’une poigne ferme et déterminée, elle commença à me branler avec ferveur, ravinant la chair de ma hampe gonflée d’excitation …
Le feu semblait interminable, tout comme l’épanouissement de ma queue entre ses doigts. Chacune des allées et venues de sa main faisait naître comme par magie des perles de rosée qu’elle s’amusait à répandre sur le pourtour de ma prune, avant d’en oindre mon membre jusqu’à la garde. Elle tira sur ma verge d’un coup sec pour dégager mes boules restées coincées sous le jean et c’est à ce moment-là qu’elle plongea son visage sous le volant. Le feu passa enfin au vert et je pus enfin remettre les gaz !
Elle aussi embraya à sa manière, honorant mes bourses d’alléchants coups de langues, témoignage de son insatiable gourmandise à mon égard. Je me délectais de la chaude moiteur de sa langue glissant sur le lissé de mes couilles rebondies. Elle attisait mon ardeur au-delà du raisonnable, mais que pouvait-il encore y avoir de franchement raisonnable en la voyant gober mes testicules au volant de ma voiture ?
Ce qu’il y a de plaisant à Pringy, c’est qu’au départ du premier feu, on est à peu près certain de ne pas voir les suivants virer au rouge. C’était ce qu’il me fallait dans la situation actuelle car le seul qui virait à l’écarlate, c’était bien moi …
Quand sa bouche happa mon gland et que je sentis ses crocs mordiller mon frein, j’ai immédiatement switché en pilotage automatique. Ma vision se brouilla quelque peu jusqu’à la sortie de la ville et je mis les feux de route pour poursuivre notre itinéraire. J’écoutais avec un plaisir non dissimulé, les bruits de succion de ses lèvres qui me ventousaient et me déglutissaient sans relâche, tandis que je tentais de maintenir le cap. Elle ne m’épargnait rien de son savoir-faire la garce, élaborant à partir de mes attributs un cocktail explosif qui enflamma le creux de mes reins …
Petit à petit la route semblait se rétrécir et les lumières environnantes finirent par disparaître totalement, comme par enchantement. Ce n’était pas dû à une hallucination causée par sa divine fellation, mais le signe que nous entrions en forêt de Fontainebleau. Il restait à peine dix minutes de route à parcourir avant d’arriver à destination et j’avais le profond sentiment que cet objectif s’avérerait impossible à atteindre. Elle me dévorait comme une mante religieuse et je ne voyais pas comment j’allais pouvoir résister à l’emprise de ses mandibules …
Soudain, un chemin de traverse apparut dans le faisceau de mes phares qui sondaient le bord de la départementale. Je me fis la réflexion qu’au prochain, je n’hésiterai pas une seconde pour m’y engouffrer. Il ne se fit pas attendre et je pris rapidement la tangente avant que ma mignonne ne me fasse définitivement mon affaire. Nous nous retrouvâmes stoppés devant une petite barrière en bois qui nous interdisait l’entrée dans la forêt. Ma gourmande releva le nez pensant que nous étions arrivés chez elle, mais quelle ne fut pas sa surprise de découvrir en jetant un œil au travers du pare-brise, qu’il n’en était rien. Avant même qu’elle ne prononça un mot, je lui lançai : « Sors ! » …
Il faisait nettement plus frais et humide à l’extérieur, remarquant au passage qu’une nappe de brume commençait à s’accrocher aux branchages de part et d’autre de la route. Je me voyais déjà la prendre en levrette sur le capot de la voiture cette chienne ( j’ai vu ça dans des films ), mais je me ravisai bien vite en constatant à quel point il était lui aussi très échauffé. Tous feux éteints je l’entraînai d’une main dans la pénombre, pendant que de l’autre je retenais mon jean qui ne demandait qu’à glisser sur mes genoux. Quelques rares voitures passaient à quelques mètres de là, sans porter attention à notre escapade sylvestre …
Nos bouches se soudèrent l’une à l’autre et nos langues fiévreuses et liquoreuses s’enlacèrent pour fusionner dans un baiser sans équivoque. Mes doigts glissèrent vers la moiteur de son sexe trempé d’impatience qui se prêta avec indolence à une fouille en règle. Je limais sa petite fente du majeur, faisant rouler son clitoris sous mes phalanges. Le miel de son plaisir enrobait mes doigts qui prenaient tout à tour possession de son antre, et de son cul. Je ne pus résister à l’envie de m’agenouiller dans les feuilles pour confesser à son entrejambe, mon envie d’y goûter. Ma langue se glissa dans son offrande gorgée de jus, bien au fond, tandis que je relevai sa cuisse sur mon épaule pour savourer à l’envi mon plaisir, et le sien …
Je me délectais du fondant de sa vulve avec allégresse, prenant soin d’en récolter tout l’arôme, à grandes lapées. Ses lèvres tendres et soyeuses papillonnaient sur le bout de ma langue, mais c’est contre la voûte de mon palais que je finis par les emprisonner pour mettre un terme à ce jeu diabolique qui consumait mes sens. Les soubresauts de ma complice annoncèrent l’ultime parade extatique de ses reins cambrés à l’extrême. Il ne faisait aucun doute que sa jouissance allait inonder mes papilles, sauf que je désirais à présent lui porter l’estocade finale d’une toute autre façon …
Alors qu’elle était à deux doigts de s’abandonner sur ma langue incandescente, je la repris par les mains pour la mener à l’ancrage, sur la barrière de bois. Elle semblait bien trop basse mais qu’importe, sa posture me paraissait délicieusement plus impudique. Je relevai sa robe sur sa croupe et je n’eus qu’à me laisser guider par les effluves ambrés de son émoi, pour gagner le paradis. Autant dire que ma queue glissa dans sa chatte comme dans du beurre, tellement elle mouillait …
Cramponné à ses hanches, je me mis à la besogner sans ménagement, l’heure n’étant plus aux jérémiades. Il y avait du jeu dans la barrière mais pas entre ses chaudes babines qui me pieuvraient goulûment. Je l’ébranlais un peu plus à chaque coup de bélier que j’infligeais à ma bougresse et j’ai même cru à un moment donné que tout l’ensemble allait se disloquer. Mais ma soumise tenait bon ou plutôt, je la tenais bon …
En somme, je lui rendais la monnaie de sa pièce en repensant de quelle manière elle avait tenté d’abuser de moi. Il y avait quelque chose de grisant dans le fait de s’exhiber si près de la route tout en pouvant oublier les voitures qui passaient et loupaient ce si beau spectacle. Les râles festifs de ma coquine se perdaient dans la brume qui se faisait de plus en plus dense. J’observais l’ombre de mon pieu aller et venir entre ses fesses qui claquaient contre mon bas-ventre. Je la bourrais jusqu’aux couilles, pour qu’elle les sente bien astiquer son petit bouton …
Elle jouit sauvagement, libérant ses tensions dans un feulement d’outre-tombe qui déchira la nuit. Malgré l’eau vive du renoncement qui ruisselait sur ses cuisses, je maintenais la pression, celle de ma verge qui n’allait pas tarder à exploser. Je sentais le fruit de son abandon éclabousser ma pine à chaque ruade, ce qui attisa la ferveur de mes derniers instants. Dressé sur la pointe des pieds je luttais encore pour ne pas me laisser emporter par la petite mort, mais en vain, il fallut se rendre à l’évidence qu’il était enfin temps de conclure les débordements de notre déroute …
Je me mis à grogner mon infortune tandis qu’elle ahanait au fil des spasmes d’extase qui la submergeaient. Tétanisé par la jouissance, je plantai mon sexe tout au fond de son antre pour lui tirer ma première salve. Elle me brûla au passage le ventre et les sens, emplissant son intimité de chaude semence. Les suivantes me vidèrent de toute ma substance, jusqu’à la dernière goutte, jusqu’au dernier frisson …
Ebranlés mais soulagés de cette diabolique emprise, nous reprîmes la route pour gagner son logis. La nuit était douce et ses draps me rappelèrent la fraîcheur de sa cuisse que je caressais, il y a quelques minutes encore. Nos corps lianés dans la même tendresse firent renaître nos âmes au désir, nos sexes à la vigueur et l’émoi, nos soupirs à la volupté de, et surtout l’envie farouche de repousser l’apparition du jour …
Photo : Kristina Buceatchi
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