Partager l'article ! Il ne faut jamais dire fontaine ... IV: Mes doigts reprirent de concert leur ballet vertigineux et il ne fallut qu’une simpl ...
Mes doigts reprirent de concert leur ballet vertigineux et il ne fallut qu’une
simple pression sur le voile satiné de ton antre pour que le miracle se reproduise de nouveau. Je sentais déjà ta liqueur fuser entre mes doigts et sa tiédeur se répandre dans le creux de ma
paume. Cette fois-ci, je voulais faire de toi le témoin privilégié de ce troublant abandon en t’invitant à te redresser légèrement pour ne rien perdre du spectacle, et surtout pas une goutte. Tu
observais ébahie le jeu de mes doigts au bout desquels tu te sentais fondre de délice, sans que tu puisses maîtriser ce cheminement qui allait entraîner l’irréparable. Le ronron de ta petite
chatte gorgée d’incontinente ferveur résonna soudain dans toute la pièce, accompagné de râles atrophiés qui s’entrechoquaient au fond de ta gorge, à l’annonce du bouquet final
…
La diffraction de cette abondance projetée sur ma main irisa ma peau d’une myriade de gouttelettes incandescentes qui exaltèrent mes sens déjà bien sollicités. Je continuais à palper ton creuset avec détermination et deux doigts de perversité, espérant outrepasser les limites d’un inconnu avec lequel je flirtais en permanence. Ton abandon fut total lorsqu’à la faveur d’un nouvel assaut, un véritable geyser se mit à jaillir du fond de tes abîmes. Je fus le premier surpris de le voir ainsi gicler et s’élever dans les airs à plusieurs coudées, illuminant la pénombre de ses artifices. Il arrosa ton visage et les deux billes de ton regard médusé, puis s’échoua en gerbe de jouissance sur ton ventre et tes seins. Tant je j’appliquais une pression, la processus s’amorçait et délivrait son flot de jouvence, sans relâche, avec une régularité extrême. C’était d’une efficacité immonde …
S’il semble difficile d’expliquer ce phénomène, il est tout aussi ardu de décrire l’état dans lequel je pouvais me trouver en assistant à cette scène, à la fois acteur et voyeur de cette chose improbable. En fait, je ne devais rien ressentir de très logique, bombardé de sensations ultimes aux frontières du réel. Dès que j’exerçais mon pouvoir d’une pichenette, ma main se remplissait de fluide que je déversais ensuite sur ta peau, tes bras, tes jambes, ton dos, tes épaules, ton visage et tes cheveux. Autant dire que je finis par répandre ce baume extatique sur ton corps tout entier, me léchant ensuite les doigts pour savourer le fruit de nos réjouissances. Je me demandais ce que tu pouvais m’offrir de meilleur, arrivé à ce stade. Et quand je me pose ce genre de question, la réponse est hélas pour toi, souvent la même … Te coller au mur !
Je t’extirpai des draps trempés pour te faire goûter une nouvelle fois à la rudesse de ce mur tant convoité, ainsi qu’à la fièvre de mes caprices. Crucifiée sur l’autel des sacrifices que tu es toujours prête à me concéder, je te retrouvais, belle et arrogante, la cambrure flatteuse et la croupe soumise. Assis sur le bord du lit, je jouissais d’un merveilleux panorama sur le modelé de ton fessier. Il s’ouvrait sur l’impudeur de ton sexe ébranlé par l’extase qui ruisselait encore le long de tes cuisses, sans omettre de me dévoiler au passage, le secret de ton petit orifice. J’en salivais, rien qu’à l’idée de l’honorer de ma langue, ce que je fis sans plus attendre. Il ne s’agissait plus de t’agacer, mais de te posséder, de fond en comble …
Ma langue se planta dans ton rectum avec l’assurance du plaisir partagé. Je la fis tournoyer dans ton fondement à m’en arracher les mandibules, ne ménageant pas mes efforts. Je te limais avec gourmandise, dilatant ta corolle au-delà du sublime. Mais j’en voulais encore, toujours plus, me grisant de ta peau et de son parfum. J’avais envie de lécher ta chatte dégoulinante de fluide tiède et suave comme la plus douce des collations. Tes petites lèvres brassaient l’air autour de ma langue fouineuse, tandis que j’opérais une mise à l’index de ton anus. Mon doigt tendu pénétra de haut en bas ton œil de velours, à la verticalité de tes désirs. J’étais comme hypnotisé par cette vision à l’esthétisme rare, m’abandonnant avec une lenteur extrême, à un redoutable va et vient …
J’avais à peine remarqué que mes fesses avaient glissé sur la moquette et que je me trouvais à présent assis entre tes jambes. La vue était imprenable sur le galbe de ta motte que ma bouche vint délicatement coiffer. Je m’abreuvais à ta coupe fleurie, me délectant de ton vin tout en faisant danser ton clitoris sur le bout de ma langue. Mais y a également autre chose dont je ne m’étais pas aperçu tout de suite. Bien campée sur tes jambes, tu faisais le dos rond en chatte experte, pour venir cueillir ma tige du bout des lèvres. Tout en souplesse, tu gobas ma prune croquante et gouleyante à souhait, n’hésitant pas à y incruster tes dents pour me faire grogner de contentement …
Je me dis tout à coup qu’en plongeant de nouveau mes doigts dans le tourment de ton antre, j’allais une fois encore récolter le fruit de ma persistance. Mais je n’y croyais plus trop, persuadé d’avoir déjà tiré le meilleur de tes abondantes ressources. Je me décidai quand même à introduire mes doigts comme il était conseillé de le faire. Immédiatement les stigmates du renoncement troublèrent le fil de ta divine fellation. Cela ne faisait aucun doute qu’il te restait encore des cartes en main et pourquoi pas, un joker !
La lubrique mécanique se mit de nouveau en branle et déchaîna un torrent de foutre qui vint éclabousser mon torse. Il ne s’agissait pas d’une simple pissette, mais bel et bien de chaudes gorgées dont je me serais rassasié à l’envi. Avant de réitérer mon geste, je me plaçai à bonne distance de ta chatte afin d’en récolter l’abondance. Y allant franco je l’avoue, je doigtai la paroi interne de ton vagin avec entrain et le résultat fut à la hauteur du défi. Les vannes de l’abnégation s’ouvrirent en grand et mon ivresse se révéla être tout, sauf mitigée …
La seconde salve emplit ma gorge et fit place un à flot continu qui ne semblait répondre à aucune stimulation. J’avalais de grandes rasades bouillonnantes qui dégueulaient de ma bouche et ruisselaient sur ma peau. M’abandonnant à l’ivresse de mes sens, je finis par me jeter dans le trouble de ta chaude ondée, grisé par les sensations uniques que je voulais enfin goûter. La cascade qui fusait de ta vulve en éruption me giclait au visage dans un bruissement tellurique qui comblait toutes mes attentes. Elle se répandait dans les méandres de mon cuir chevelu, le saturant de fines molécules ambrées …
Haletante et de nouveau ancrée au mur, tu tremblais comme une feuille, ébranlée par l’insondable mystère de tes entrailles. Je te demandai de te retourner pour admirer le spectacle. Celui de mon visage et mes cheveux souillés par tant de jouissance, la tienne …
Tu avais peine à croire, à comprendre, à te souvenir, déjà …
Juste l’ombre d’un ressenti …
Et c’était déjà beaucoup.
Photo : Joseph Hancock
Traces