Jeudi 5 novembre 2009
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J’avais probablement négligé un détail important qui était la clé de cet
impénétrable mystère …
Pourtant, lorsque ma main se glissa une nouvelle
fois dans le sillon humide de ta fente, rien ne vint troubler mon délicat attouchement. J’aurais pu découvrir au bout de mon doigté, un jeu de boules sournoisement dissimulées au fond de ton
antre, comme cela m’était déjà arrivé par le passé. Mais cette fois-ci, aucune cordelette ni anneau à me passer au doigt. Et puis cela ne me semblait pas une raison valable pour m’empêcher
d’arracher ta culotte, bien au contraire. Il avait donc un autre paramètre à prendre en compte et que j’avais totalement occulté, dans l’ombre de nos caresses …
Comme pour m’inviter à persévérer dans mes
recherches, tu appuyas sur ma tête pour l’obliger à reprendre le chemin de ton ventre. Je fus un instant déstabilisé par ton comportement quelque peu singulier et je finis par plier sous
l’insistance de ta requête. Ma bouche effleura tes seins pointés de rage de me voir si peu perspicace. Je gagnai aussitôt l’oasis de tes hanches, m’enivrant au passage du velours de ta peau,
avant de prendre le recul nécessaire à la bonne résolution du problème. Le second élément de ta parure était certes très élégant et joliment décoré, avec ce mélange de motifs noirs et félins sur
fond de violet presque électrique, agrémenté d’une rangée de strass soulignant le léger galbe de ton ventre, mais il n’y avait pas là de quoi fouetter une chatte, et surtout pas la tienne
!
A peine me fis-je cette réflexion d’une profondeur
extrême, que mon regard se figea sur un nouvel élément qui jusqu’ici s’était fait terriblement discret. Dans le chaos des motifs fauves qui se chevauchaient, je distinguai tout à coup une faille,
un détail venant remettre en question mon jugement premier. L’absence de toute frivolité exagérée ne reflétait pas l’idée qui avait germé dans l’esprit de sa créatrice. Au cœur de cette élégance
m’apparut un trait de caractère libertin et je compris enfin pourquoi il ne fallait sous aucun prétexte rompre le charme, ni les vertus, de ta culotte fendue …
Sacrée Sonia* ! Je ne m’attendais pas à cela, je
l’avoue humblement. Sous une apparente modernité, elle faisait preuve d’un classicisme au fort pouvoir érotique. Le sourire aux lèvres et quelque peu soulagé, je revins me plonger dans ton
regard lubrique, tout en plantant mon majeur dans la fente de ta culotte. Inutile de préciser que mon doigt pénétra directement ta vulve gorgée de fièvre, tandis que ma langue se lianait à la
tienne. La chasse au trésor était terminée, mais qui allait véritablement récolter les fruits de cette découverte ?
Plongeant un second doigt dans ta chatte dégoulinante de mouille, je réfléchis à la manière avec laquelle j’allais pouvoir user et abuser de cette trouvaille. J’avais intégré le fait qu’il ne
fallait en aucun cas ôter ta culotte et je ne vis qu’une seule possibilité s’offrir à moi. Te coller au mur !
Sans autre forme de préavis qu’un « Viens ! »
lancé dans l’urgence, je te poussai vers le mur pour faire corps avec cette fulgurante vision qui a stigmatisé mes neurones. Les mains plaquées contre le mur et les jambes écartées, on aurait pu
croire à une fouille en règle si je ne m’étais pas appliqué en même temps, à creuser ta cambrure. Mes doigts encore enrobés de ton miel reprirent le chemin de la fente de ta culotte, devenue
l’unique voie de ton plaisir. Je te doigtais avec entrain, t’arrachant des râles gutturaux à ne pas distiller dans de chastes oreilles. Tout ceci était bien excitant, mais très rapidement mes
doigts ne suffirent plus à combler mes désirs, ni ton antre bouillonnant …
J’empoignai alors ma queue pour la diriger vers
mes doigts qui s’activaient sans relâche dans le trouble de ton sexe chauffé à blanc. Mon gland s’inséra lentement entre mes doigts qui finalement cédèrent leur place à ma vigueur. Ancré à tes
hanches, je donnai le coup de rein décisif qui te propulsa irrémédiablement dans l’autre dimension, celle de ton regard voilé par l’extase. Je te remplissais de chair et d’ardeur, ne ménageant
pas mes effets de queue pour épicer notre étreinte. Etreinte qui peu à peu se transforma en rodéo infernal, à l’équilibre instable. Notre frénésie eut vite raison du centre de gravité de notre
duo qui roula en arrière sur le bord du lit. Heureusement tu demeuras en selle, continuant de galoper avec allant sur mon pieu …
Assise et les pieds reposant sur le sol, tu avais
fière allure, goûtant en Amazone au délice de ma pine. Tu dodelinais de la croupe comme une sauvageonne que je n’arrivais plus à dompter. Je me contentais de t’infliger de redoutables coups de
verge qui bariolaient ta conscience de saignées électrisantes, rognant inexorablement l’espace-temps qui te maintenait à l’abri du renoncement. Tu rebondissais avec allégresse sur mes bourses
gonflées à bloc et j’ai bien cru que sous l’emprise de ta vulve-pieuvre, j’allais devoir rendre les armes …
Profitant de cet éclair de lucidité, à deux larmes
du naufrage, je choisis de changer de stratégie en t’envoyant balader de l’autre côté du lit. L’ambiance était de plus en plus sulfureuse et notre langage se résuma en vain, à celui des corps.
Nos âmes primitives s’exprimaient à présent dans la fureur de nos sens acérés, avides de sexe et de toutes ses réjouissances. Je finis par faire glisser ta culotte le long de tes jambes fuselées
que tu ouvris en éventail. C’était indéniablement un appel au meurtre et lorsque les effluves ambrées de ton sexe aux abois vinrent flatter mes papilles, je me dis qu’il y avait urgence
…
Ta petite chatte miaulant d’impatience spiralait
mon esprit autour d’une seule idée, m’en délecter à l’infini !
* Sonia Rykiel
Traces