Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /Oct /2009 00:49




Il y eut comme une odeur de souffre autour de nos corps, lorsqu’ils se sont enfin libéré du carcan de l’attente. Pourtant, nous semblions repousser l’instant suprême de la fusion de nos peaux, alors que s’esquissaient déjà du bout de nos caresses, les arabesques du désir. Tu fis le premier pas en venant te lover contre mes fesses et mêler tes doigts aux miens pour régler le sort des boutons de ma chemise. Très vite, ta main vint coiffer le dôme d’impatience qui gonflait mon pantalon, constatant avec malice que ma vigueur n’était pas un vain mot. Tu commenças à en pétrir soigneusement la matière, du creux de la paume, modelant l’argile de mon vit à l’image de tes espérances …

Je me retournai pour contrebalancer l’emprise de ce désir qui fourmillait au bout de nos doigts, et ce fut à fleur de peau, la tienne, que je vins consumer mes premiers baisers. Je dénudais ton corps comme on pèle une orange. Ta chair me semblait si douce au contact de ma langue, bien plus que dans le trouble de mes rêves incertains. Mes lèvres frôlèrent le grain soyeux de ton épaule, puis soulignèrent le galbe de ta poitrine sagement contenue dans une attrayante parure Sonia Rykiel. Durant mon approche, tes mains s’affairaient sur la boucle de ma ceinture et les derniers boutons qui cédèrent sans peine, sous la pression de tes doigts agiles. Je te vis alors fondre le long de mon ventre pour aller goûter à ma corne d’abondance et  aux fruits de l’exaltation des sens. Tes lèvres caressèrent longuement ma verge encore recouverte de sa gangue de tissu, grignotant à l’envi les fibres distendues pour mieux attiser mon ardeur. Tes mains finirent par se glisser sous le masque impudique de ma queue bandée à l’extrême, pour en palper le velours, et en mesurer l’arrogance …

Tout en pétrissant mes fesses avec bienveillance, tu ne résistas pas longtemps à l’envie d’en découdre avec mon excès de ferveur. Tu fis jaillir ma queue comme un diable de sa boîte et l’engloutis d’un revers de ta langue caméléon, ne lui laissant aucune chance de t’échapper. Mon pantalon et le reste de mes vêtements volèrent à l’écart et c’est ce moment précis que je choisis pour te faire volte-face. Tu revins immédiatement te scotcher à moi et nos peaux purent enfin se souder à l’autre, en toute liberté. Tu épousais à merveille les déliés de mes reins, tandis que ta main flattait mon trop plein de vigueur … 

Tes baisers roulèrent sur ma nuque comme des galets sur la grève, transformant mon épine dorsale en cascade de frissons. D’abord cambré, je finis par me pencher en avant et prendre appui sur le dossier d’une chaise pour t’offrir le meilleur de moi-même. Je sentis tes lèvres butineuses dévaler mon dos, puis le mordant de tes crocs s’attaquer à ma croupe. Ta main glissée discrètement entre mes cuisses s’adonnait avec entrain aux joies de la masturbation. Me paluchant avec allégresse, tu récoltais à chaque va-et-vient les perles mielleuses nécessaires à la lubrification de ma hampe. Mais quand ta langue s’immisça entre mes fesses pour aller flirter avec ma rosette, j’ai eu l’impression que tu voulais passer à la vitesse supérieure. Tu sais très bien, à l’occasion, me prendre par les sentiments et surtout, par derrière…

Ta langue tournoyait avec délice au fond de mon petit œillet, me forçant à rouler du cul comme une starlette en quête de célébrité. Mais je voulais apprécier à sa juste valeur l’étendue de ta hardiesse et ne rien perdre des sensations que cela provoquait en moi. Voilà qu’à peine dorloté, je me livrais en pâture à tes bas instincts qui guidaient ma raison vers les affres de l’ivresse. Il me fallait absolument réagir pour ne pas me dissoudre au contact de tes papilles, alors que je t’imaginais déjà pointer d’un doigt inquisiteur, l’objet de ta convoitise. Je virevoltai, bien décidé à ne pas faiblir sous le joug de ta langue fouineuse, mais au contraire en reprenant le contrôle du manche, quitte à t’en faire don pour d’autres perspectives, bien plus alléchantes. Mon membre érigé en totem de la gourmandise se balançait nonchalamment devant tes naseaux fulminants de colère. Tu m’empoignas par les couilles et je sentis comme un air de vengeance poindre dans ton regard lubrique …

J’allais passer à la question, c’était acquis, et sans avoir réellement le temps de me poser la première, tu engouffras ma queue tout au fond de ta gorge. Tu me dévorais sans ménagement, me contentant de grogner quand ta glotte venait tutoyer de trop près le bombé de mon gland. Quelle jubilation de te voir ainsi te délecter de ma pine, en lui prodiguant de généreux coups de langues et des caresses … plutôt incisives !

Tant bien que mal, je réussis à dégrafer ton soutien-gorge, libérant tes seins d’une contrainte devenue inutile. Mais cela ne changea en rien le cours de notre histoire, ni celui du plaisir subtil que tu t’accordas en gobant mes testicules, l’un après l’autre. Je kiffais grave les assauts de ta bouche, lancés sur tous les fronts de mes attributs. Je me voyais mal comment m’extirper du piège absolu de tes lèvres incandescentes, quand soudain tu revins à moi pour partager à la faveur d’un baiser suave, le parfum ambré de ma soumission …

Je sentais tes seins pointer contre mon torse, tandis que mes mains plongées dans ta culotte pelotaient tes fesses avec bonhomie. Je me collais à toi comme une sangsue, m’amusant à faire rouler mon membre contre ton pubis, en tentant de m’incruster. Il devenait urgent pour moi de franchir le dernier rempart vers ton intimité et je devais faire disparaître cette maudite culotte, si belle soit-elle. Lorsque mes pouces la crochetèrent, tes mains vinrent à la rescousse pour faire barrage et retenir mes mains pour qu’elles ne glissent pas sur tes fesses. Tu voulais probablement savourer ton plaisir, quelques secondes de plus ...

Délaissant temporairement mon idée, mes doigts s’infiltrèrent par devant, se frayant un délicieux passage au travers de la fine soie de ta toison. La moiteur de ta vulve témoignait pourtant d’un trouble proche de son paroxysme et ton petit bouton baignait dans une mare onctueuse que je sondais d’un doigté majeur. Il était prêt à exploser, alors pourquoi le supplicier à ce point en me barrant la route de l’abandon ultime ?

Je fis une nouvelle tentative qui se solda par un refus catégorique de voir ta culotte prendre la tangente de tes cuisses. Il est certain que tout ceci était auréolé d’un mystère, mais lequel ?…    





Photo : Fotofashion.no
 
      
Par Philo - Publié dans : Flashback
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