Samedi 20 février 2010
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Ses doigts commencèrent à modeler mon ardeur avec un habile savoir-faire qui
m’inspira très vite confiance et me conforta dans l’idée que plaçais mon destin entre de bonnes mains. Sa bouche-anémone vint subitement coiffer la mienne, dardant l’intimité du lieu avec sa
langue fouineuse qui se mit à m’asticoter la luette avec allant. Elle ne m’asticotait pas que cela d’ailleurs, continuant de pétrir mon nœud comme du bon pain, même si j’avais noté en elle,
une nette préférence pour la baguette bien chaude. J’aimais bien son côté Goulue, mais je finis par me dire qu’il était temps qu’elle arrête de mâchouiller ma langue comme un chamallow
…
Lorsque je repris mon souffle, ses doigts firent sauter la boucle de mon
ceinturon. J’en déduisis que la situation allait forcément s’aggraver entre nous deux. Ma main palpait son corps, un peu au hasard, ma vision étant bigrement altérée par ses mèches folles qui
balayaient mon visage au rythme soutenu de ses assauts linguaux. Je reconnus sous le voile léger de sa nuisette, l’arrondi de sa hanche. Le drapé s’effaça bien vite au profit de son grain de peau
et le galbe de ses fesses qui emplirent tour à tour, le creux de ma paume. Ses deux hémisphères avaient la consistance rêvée, conjuguant la fermeté du muscle au moelleux de la volupté, pour
constituer un monde d’un douceur exaltante …
Ce n’est pourtant pas avec la même grâce qu’elle déboutonna mon jean pour en
exhumer le contenu, mais j’avoue que sa manière de prendre les choses en main ne me dérangeait guère. Elle me grignota le menton, puis la gorge, passablement agacée de ne pouvoir jouir à son gré
de mon phallus encore entravé dans la toile rebelle du jean. Cela ne l’empêcha pas de plonger sa main à l’intérieur pour empoigner mon manche avec vigueur. En retour, je lui fis don de la mienne,
la laissant allègrement s’épanouir entre ses doigts fins …
Sa main s’immisça un peu plus loin pour emprisonner mes bourses dans un cocon
douillet. Elle s’amusait à faire rouler lentement mes testicules entre ses phalanges, jaugeant l’effet que cela pouvait produire sur ma libido. Je soupirais d’aise tout en accroissant ma galante
bandaison, marque de gratitude qu’elle apprécia tout particulièrement, tandis que vautrée sur les coussins du canapé, elle plongea son nez dans la chaude moiteur de mon pubis. Sophie m’offrait
une vue saisissante sur ses reins et ce maudit string que je rêvais de lui arracher. Mes doigts glissèrent le long du troublant cordon pour en suivre le périple outrageux. Tout d’abord à l’orée
de son œil de velours que j’ignorai pour suivre le lissé de son périnée, avant de flirter avec les replis soyeux de son intimité …
La bouche de Sophie orna soudain mon gland d’une corolle veloutée pour recueillir
de doux nectar de mon envie. Elle fit pression sur mon frein, accélérant de manière paradoxale le goutte à goutte sirupeux dont se délectèrent ses papilles. Il n’était pas question que je mette à
l’index mes bas instincts, c’est pourquoi je l’enfonçai d’un trait entre ses lèvres juteuses, prenant soin d’entraîner dans mon élan, le satin de son string. Ma gourmande repoussa mon jean sur
mes cuisses et je réussis tant bien que mal à m’en défaire, au moins jusqu’aux mollets …
Les cuisses ouvertes en éventail, Sophie gratifia mes bourses lisses de généreux
coups de langue, exprimant avec appétence son goût prononcé pour mes attributs. La mayonnaise était en train de prendre dans l’onde bouillonnante de mes couilles qu’elle gobait l’une après
l’autre avec le même plaisir. J’avais envie d’elle, de la prendre et la jeter dans les coussins pour lui bouffer son string. Une pulsion charnelle que je devais malgré tout contrôler pour ne pas
abîmer son petit cœur tout rouge. Mais il me fallait tout d’abord reprendre l’avantage pour ne pas finir en purée …
J’invoquai un baiser pour lui ôter provisoirement le pain de la bouche. Les
lèvres auréolées d’écume, Sophie accepta cette pause impromptue pour venir m’embrasser. Elle me chevaucha, tout en plaquant son entrejambe sur mon phallus mortifié. Je lus alors dans son regard
azuré, la détermination avec laquelle elle ne semblait plus vouloir relâcher son éteinte. Tandis qu’elle se frottait contre ma hampe emprunte de fiévreuses palpitations, sa langue s’enlaça à la
mienne dans un profond baiser. Mes mains crochetèrent ses flancs avant de remonter vers ses seins qui se mirent à frissonner entre mes doigts, pointant avec tendresse leur petites airelles
…
Son expérience confrontée à ma verdeur ne s’annonçait pas de tout repos
…
Photo : Oleksiy Maksymenko
Traces