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Un plan sommaire de l’itinéraire griffonné à la hâte sur une vielle enveloppe, je quittai rapidement mon appartement pour prendre le chemin de son domicile. Sophie n’habitait qu’à quelques kilomètres de chez moi mais j’étais impatient de réduire l’espace-temps qui nous séparait. Lorsque enfin stationné au pied de son immeuble le faisceau de mes phares éclaira le premier chiffre de son adresse, mon cœur se mit à battre la chamade. Le sentiment que ce rêve mille fois projeté sur l’écran de mes pensées devenait enfin une réalité palpable, me donna le vertige …
D’un pas empressé, je me dirigeai vers le hall d’entrée. Le temps de repérer sa porte située au rez-de-chaussée, l’effet indésirable de la minuterie me plongea soudain dans la pénombre. Je tâtonnais le long du mur, à la recherche de ce satané interrupteur au voyant défectueux, quand un rai de lumière filtra dans l’entrebâillement d’une porte. Elle s’entrouvrit légèrement sur deux iris bleutés, les siens !
Tout en venant à sa rencontre et à mesure que m’approchais, je découvrais stupéfait, une autre femme. La Sophie dont la silhouette prenait forme dans l’intimité de son logis ne ressemblait en rien à celle que je côtoyais chaque jour au bureau. Exit ses jeans trop serrés moulant à la louche les contours de son fessier, ou encore ses chemisiers au travers desquels je tentais désespérément de percer le mystère de ses petits tétons. Ce soir-là, la révélation fut tout autre …
Elle prit vie au travers du voile nébuleux de la nuisette que portait Sophie pour m’accueillir. Ses petits seins laiteux se dressaient vers moi, comme suspendus à des fils invisibles. Je n’en croyais pas mes yeux de les voir ainsi arborer un galbe quasi parfait. Je ne les quittais plus des yeux, ma conscience spiralée autour de leurs courbes vertigineuses défiant les lois de Newton. Il a fallu que je me fasse violence pour me détacher d’eux afin de poursuivre ma troublante aventure jusqu’au modelé de son ventre. Il était paré d’un minuscule triangle de satin noir orné d’un amusant petit cœur tout rouge, donnant à l’ensemble un air de Saint Valentin.
Ce même rouge dut certainement me venir aux joues en me rendant compte à quel point elle avait soigné mon accueil. D’ailleurs, je la sentais très satisfaite de cette surprise qui se lisait sans équivoque au fond de mes pupilles dilatées. La porte se referma sur notre premier baiser que nous pouvions enfin savourer à l’envi, sans crainte de devoir y mettre fin. Nos langues s’enlacèrent l’une à l’autre durant un long moment, le temps de serrer contre moi la sveltesse de son corps, avec la ferme intention de ne plus m’en défaire …
Je lui rendis finalement sa bouche et la suivis dans le couloir où elle m’entraîna en souriant avec malice. J’observais les ondulations de sa croupe, passablement agacé par le cordon de son string et le ténébreux effet qu’il devait exercer au cœur de son intimité. Au passage, je fis le troublant constat que la superbe de son cul n’avait n’égale que la pimpante insolence de sa poitrine, ce qui généra un cruel dilemme au sein de mes préférences, ne possédant que deux mains …
Elle me guida vers le canapé où nous attendaient disposés sur une table basse, une bouteille de champagne frais et deux coupes encore vides. Quelle impression étrange et délectable d’avoir changé de monde en quelques minutes à peine. D’être passé de ma solitude à la sienne, pour rompre ne serait-ce que l’espace d’une nuit, la frustration de rêves inassouvis …
Je me vois encore confortablement installé dans les moelleux coussins de son canapé, en train de faire sauter le bouchon de la bouteille en me disant si je ferai sauter son string avec autant de dextérité. Je me sentis tout à coup terriblement habillé par rapport à Sophie qui vint se lover contre moi en petite chatte lascive. Tandis que je déboutonnais ma chemisette pour laisser libre cours à ses baisers, sa main se referma sur la bosse qui déformait mon jean. Je compris alors que le champagne allait se réchauffer …
Photo : www.trentitude.fr - collection Eres
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