Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 15:15

Nuisette2


Un plan sommaire de l’itinéraire griffonné à la hâte sur une vielle enveloppe, je quittai rapidement mon appartement pour prendre le chemin de son domicile. Sophie n’habitait qu’à quelques kilomètres de chez moi mais j’étais impatient de réduire l’espace-temps qui nous séparait. Lorsque enfin stationné au pied de son immeuble le faisceau de mes phares éclaira le premier chiffre de son adresse, mon cœur se mit à battre la chamade. Le sentiment que ce rêve mille fois projeté sur l’écran de mes pensées devenait enfin une réalité palpable, me donna le vertige …

 

D’un pas empressé, je me dirigeai vers le hall d’entrée. Le temps de repérer sa porte située au rez-de-chaussée, l’effet indésirable de la minuterie me plongea soudain dans la pénombre. Je tâtonnais le long du mur, à la recherche de ce satané interrupteur au voyant défectueux, quand un rai de lumière filtra dans l’entrebâillement d’une porte. Elle s’entrouvrit légèrement sur deux iris bleutés, les siens !

 

Tout en venant à sa rencontre et à mesure que m’approchais, je découvrais stupéfait, une autre femme. La Sophie dont la silhouette prenait forme dans l’intimité de son logis ne ressemblait en rien à celle que je côtoyais chaque jour au bureau. Exit ses jeans trop serrés moulant à la louche les contours de son fessier, ou encore ses chemisiers au travers desquels je tentais désespérément de percer le mystère de ses petits tétons. Ce soir-là, la révélation fut tout autre …

 

Elle prit vie au travers du voile nébuleux de la nuisette que portait Sophie pour m’accueillir. Ses petits seins laiteux se dressaient vers moi, comme suspendus à des fils invisibles. Je n’en croyais pas mes yeux de les voir ainsi arborer un galbe quasi parfait. Je ne les quittais plus des yeux, ma conscience spiralée autour de leurs courbes vertigineuses défiant les lois de Newton. Il a fallu que je me fasse violence pour me détacher d’eux afin de poursuivre ma troublante aventure jusqu’au modelé de son ventre. Il était paré d’un minuscule triangle de satin noir orné d’un amusant petit cœur tout rouge, donnant à l’ensemble un air de Saint Valentin.

 

Ce même rouge dut certainement me venir aux joues en me rendant compte à quel point elle avait soigné mon accueil. D’ailleurs, je la sentais très satisfaite de cette surprise qui se lisait sans équivoque au fond de mes pupilles dilatées. La porte se referma sur notre premier baiser que nous pouvions enfin savourer à l’envi, sans crainte de devoir y mettre fin. Nos langues s’enlacèrent l’une à l’autre durant un long moment, le temps de serrer contre moi la sveltesse de son corps, avec la ferme intention de ne plus m’en défaire …

 

Je lui rendis finalement sa bouche et la suivis dans le couloir où elle m’entraîna en souriant avec malice. J’observais les ondulations de sa croupe, passablement agacé par le cordon de son string et le ténébreux effet qu’il devait exercer au cœur de son intimité. Au passage, je fis le troublant constat que la superbe de son cul n’avait n’égale que la pimpante insolence de sa poitrine, ce qui généra un cruel dilemme au sein de mes préférences, ne possédant que deux mains …

 

Elle me guida vers le canapé où nous attendaient disposés sur une table basse, une bouteille de champagne frais et deux coupes encore vides. Quelle impression étrange et délectable d’avoir changé de monde en quelques minutes à peine. D’être passé de ma solitude à la sienne, pour rompre ne serait-ce que l’espace d’une nuit, la frustration de rêves inassouvis …

 

 Je me vois encore confortablement installé dans les moelleux coussins de son canapé, en train de faire sauter le bouchon de la bouteille en me disant si je ferai sauter son string avec autant de dextérité. Je me sentis tout à coup terriblement habillé par rapport à Sophie qui vint se lover contre moi en petite chatte lascive. Tandis que je déboutonnais ma chemisette pour laisser libre cours à ses baisers, sa main se referma sur la bosse qui déformait mon jean. Je compris alors que le champagne allait se réchauffer …

 

 

 

 

 

Photo : www.trentitude.fr - collection Eres

 

 

Par Philo - Publié dans : Flashback
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Commentaires

Comment restez indifférente à votre plume ...hum hum

commentaire n° :1 posté par : Crikette le: 09/02/2010 à 15h59
Mais ne restez surtout pas indifférente chère Crikette !
réponse de : Philo le: 10/02/2010 à 13h09
Oserais-je un jour me laisser aller à autant d'audace que cette Sophie ? :p
C'est tentant ! peut-être lorsque j'aurais la trentaine, si un jeune et beau ténébreux se prenait à me désirer ainsi ! lol

baisers Philo !

(Est-il besoin de préciser qu'une fois encore, je reste pantoise devant ta façon d'écrire, et désireuse d'avoir la suite ?)
commentaire n° :2 posté par : Livie le: 09/02/2010 à 16h50
J'avais oublié que tu étais une petite jeunette Livie !
Mais je pense que ton pouvoir de séduction de trentenaire saura tourner la tête ( et le reste ) à de beaux et jeunes ténébreux ...
Oui, précise, j'aime bien !
Petons ...
réponse de : Philo le: 10/02/2010 à 13h16
l'aventure se précise... mais arrêtez donc de tronçonner cette histoire de la sorte, que diable ! Passons aux choses sérieuses !
commentaire n° :3 posté par : Succuba le: 10/02/2010 à 00h36
Je pense que nous sommes entrés dans le vif du sujet et que les choses vont évoluer favorablement dans le sens de vos attentes...
Enfin je l'espère !
Mais il fallait bien créer l'ambiance, non ?
Impatiente ...
réponse de : Philo le: 10/02/2010 à 13h19
-sourire- j'avais l'intention de mettre autre chose mais le com de succuba me coupe l'herbe (rose) sous le pied !
J'ai ri avec la chute (temporaire) et votre champagne qui deviendra chaud inellectablement.
commentaire n° :4 posté par : X-Addict le: 10/02/2010 à 04h49
Je sais bien que je fais durer le plaisir et que vous bouillonnez devant votre écran en attendant que je libère enfin toute ma testostérone !
C'est un juste retour des choses car il m'arrive aussi de me consumer en découvrant certaines de vos images pro(désin)hibées ...

réponse de : Philo le: 10/02/2010 à 13h25
souvent, oui, j'avoue... 
commentaire n° :5 posté par : Succuba le: 10/02/2010 à 14h03
Inutile de rougir, ce n'est pas un défaut ...
réponse de : Philo le: 11/02/2010 à 09h14
Mmmh, Phil - surtout ne change pas ta façon d'écrire, c'est divin et m'en délècte à chaque ligne. Deshabillant presque tes mots pour en connaitre la suite, dont je salive déjà à l'idée.
Bisous tendres
commentaire n° :6 posté par : Satamon le: 11/02/2010 à 20h18
Ooh je ne vais pas changer ma façon d'écrire tu sais !
J'ai déjà bien du mal comme ça
Ne salive pas trop quand même, tu n'estpas au bout de tes peines ...
Bisous.

réponse de : Philo le: 12/02/2010 à 12h32

Voilà un acceuil des plus amène et coquin à la fois...

Contraste entre deux " visages" d'une même femme version vie publique/vie privée ... Et je crois qu'il y a certainement bien des surprises à découvrir un ou une collègue de bureau dans son intimité , une fois que les masques sociaux sont tombés...

L'ambiance est bien donnée comme le "La " .. je vais revenir lire la suite de cette partition dans sa version " petite musique de nuit " ( ou de nuisette plus exactement)

A très vite

Plein de baisers

 

Elise

commentaire n° :7 posté par : Elise et Marc le: 25/10/2010 à 23h58

Il y a eu plus que le masque de tombé, ce soir-là !

Je suis allé de surprise en surprise avec cette femme "tellement" plus âgée que moi ! Cette différence d'âge me semble à présent bien infime ...

J'espère que la suite saura également te ravir !

Plein de baisers pour toi aussi Elise.

réponse de : Philo le: 02/11/2010 à 15h28

Coup de pouce !


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