Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 16:24
 
 
 
 
Lianée à mon corps que tu enserres dans l’ultime phase du renoncement, je te contemple avec le désir obsessionnel de te porter vers la plus folle des extases. Tu te cabres sur mon membre qui ne cesse de te pourfendre de sa vigueur, luttant désespérément contre la déferlante que tu sens poindre à l’horizon. Ton corps se fige, tétanisé par l’orgasme grandissant qui prend forme dans les abîmes de ta conscience. Je le lis dans tes yeux qui se voilent peu à peu et sur ta peau qui se framboise, tandis que tes mains qui s’envolent vers l’inconnu. Je m’agrippe à elles pour ne pas te laisser sombrer seule dans la tourmente et t’accompagner jusqu’au bout du voyage. Tes chairs se referment comme un étau sur ma hampe qui gronde d’impatience, avant de se relâcher totalement pour libérer ta jouissance …
 
Tu exploses enfin, dans un dernier feulement qui t’arrache au monde terrestre pour gagner les étoiles et l’infini de ta jouissance. L’animalité de ton corps arc-en-ciel souffle sur moi son vent de déraison qui m’emporte vers une autre jubilation que je savoure au-delà de tout. Je m’ancre à tes hanches pour suivre tes répliques extatiques qui se succèdent avec tant d’intensité, jusqu’à l’épuisement total. Tu fonds dans mes bras et noies tes derniers spasmes dans le creux de mon épaule. J’écoute la tendre mélopée de nos sexes glissant l’un dans l’autre, et je sens couler le long de ma verge un doux sirop au parfum d’abandon qui vient couvrir mes bourses de volupté. Je te renverse à mon tour dans le moelleux des coussins, prenant soin de ne pas me détacher de toi. Du moins pas encore …
 
Ma bouche se ventouse à tes lèvres asséchées que je mouille de chaude salive, pendant que ma langue enlace la tienne pour t’entraîner dans une valse enivrante des papilles. Tu n’es pas encore revenue à moi, je le vois bien. Mais je sais que cet état peut durer de longues minutes, pour ne pas dire des heures. Je me redresse et admire ton corps qui ondule lentement au bout de mon phallus que tu enveloppes de la soie de tes tendres babines. Je remarque ton string étiré dans tous les sens qui fait triste mine et je me décide enfin à t’en débarrasser. Je l’enroule lentement le long de tes jambes fuselées que tu soulèves et viens échouer sur mes épaules. Le voilà enfin balancé au diable, bien content de ne plus avoir affaire à lui !
 
Puis mes yeux se reposent sur toi, mon paysage unique où j’aime tant m’égarer. Quand tout à coup tes jambes s’ouvrent en éventail, je ne peux résister à l’envie de venir butiner au creux de ta douce prairie. Mais pour m’en délecter à l’envi, il me faut reprendre place entre tes jambes et pour ce faire, je dois me glisser sous ta table basse ! Oui je sais, ça ne s’invente pas …
 
Confortablement installé, je suis prêt à gourmander ton intimité gorgée de toute cette jouissance qui fleurit encore dans les méandres de tes replis soyeux. Je plonge mon nez dans le bouquet odorant de ton fin buisson, tandis que ma langue tutoie ton petit bourgeon. Comme il est bon de respirer ces effluves ambrées qui attisent ma ferveur. J’ai à peine conscience du brouillard de phéromones dans lequel je me perd avec délice. Tu bombardes mes sens d’une multitude de flèches qui me harponnent et me retiennent prisonnier de ton antre que je darde de ma langue fouineuse. Tu te livres sans concession à ma bouche qui mâche ta vulve comme du chewing-gum, l’attendrissant du plat de la langue. Tu t’abandonnes dans les coussins sous lesquels tu commences à disparaître. Le clapotis de ta petite chatte qui glousse entre mes lèvres couvre presque la musique de fond. Et dans le fond justement, je préfère la tienne …
 
Je grille mes fusibles les uns après les autres en comparant le fondant de chacune de tes petites lèvres qui dansent sur le bout de ma langue. Comment me repaître de tant de luxure ? C’est inconcevable !… Je pointe mon œil vers tes seins qui eux aussi sont bien pointés entre tes doigts qui s’amusent à les faire rouler avec justesse. Ton visage vient de disparaître sous les coussins et je perds l’espoir de lire dans tes yeux la douleur du supplice que je vais t’infliger. Passant vite fait mes mains sous tes cuisses, je te crochète pour t’empêcher de te soustraire à mon traitement de ferveur. Je contemple une dernière fois ta fente béante qui dégouline d’envie, avant de me l’approprier jusqu’à l’ultime limite de mon pouvoir. Je lèche goulûment les poils de ta toison imprégnés de subtiles molécules capable de mettre en péril mon self-control légendaire. Mais je ne m’attarde pas plus longtemps dans ton buisson que balaie d’un revers de langue avant d’aspirer d’un trait ton clitoris que je colle contre mon palais …
 
Tu rugis de plaisir ma belle Lionne, mais dis-toi bien que le jeu ne fait que commencer !…
 
 
 
 
 
Photo : Zapette et Philo
 
 
 
Par Philo - Publié dans : Tant, Tout & Toi
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