Jeudi 9 juillet 2009
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Etrange impression…Comme si l’empreinte de mes lèvres posées sur ta peau n’arrivait pas à s’estomper au fil du temps…
Je garde au bout de mes rêves le goût de tes baisers qui à leur tour s’incrustent dans mes désirs. Ne pas m’éloigner de toi, garder la distance, d’un souffle, d’une caresse... Pourquoi …
Pourquoi ma joue semble-t-elle effleurer la tienne dès que le manque vient un peu trop ronger ma sérénité ?… Ne pas chercher à rompre le contact de ces douces sensations pour ne pas te
quitter … Retrouver cette autre partie de moi-même qui demeure ancrée en toi, malgré Tout, malgré Moi. Des images de tendresse absolue qui m’obsèdent et que rien ne peut effacer sinon ta main qui
viendrait en balayer les ombres sur mon visage. Et encore … Même lorsque tu es là je prends un plaisir infini à en créer d’autres et me faire le spectateur de mon propre bonheur. Quand les jours
semblent se confondrent en minutes et que les secondes filent entre mes doigts comme le sable mouvant du temps que je voudrais bien arrêter. Il ne me reste plus alors que l’Envie … Cette
Envie aux multiples facettes que nous ciselons de nos cœurs et nos corps sans en parfaire l’œuvre, bien trop immense. Nous la laissons s’exprimer quand les mots deviennent inutiles face à nos
soupirs et l’ardeur de nos étreinte. Impression encore … Impression toujours … Mon corps qui ne peut se détacher du tien lorsqu’à l’issue d’une nuit blanche, il reprend possession de ton ventre
jusqu’à ma dernière plainte. Le plaisir qui suinte de nos âmes gorgées de jouissance, quand à l’aube j’en lèche les traces sur ta peau salée… Une folle envie qu’il m’est à présent impossible
d’assouvir. Un rêve, un fantasme ! Passer ma main dans tes cheveux … Dès que cela devient réalité, je sais que tu es enfin là … Infiltrer tes boucles et retrouver cette animalité dont je me
ressource. Celle des sens à vif et de la nature, la tienne, qu’il me faut préserver … Etrange impression … Sublime impression … Une bretelle qui se dérobe sous mes doigts et glisse le long de ton
épaule. Deux îlots de tendresse que je recueille dans le creux de mes mains, tandis que mes lèvres se brûlent au contact de tes taches de rousseur. Choc voluptueux qui me comble de luxure à
chaque fois que l’occasion se présente. Le sentiment ardent que toute cette beauté ne peut se révéler qu’à la faveur de mes baisers … Mon regard qui s’arrondit en suivant le galbe de tes seins et
le tien en poussières d’étoiles qui illumine mon destin. Un moment suspendu dans le ciel qui n’appartient qu’à Nous … Une goutte de rosé qui mouille tes lèvres pendant que ton pied nu se glisse
entre mes cuisses, sous la table. Notre conversation et le bonheur de ne pas en finir pour laisser mes doigts s’imprégner de la cambrure de ta cheville. Cela finit toujours ainsi … Que ce soit à
table ou dans un fauteuil … Des volutes de fumée autour de ton visage qui m’enivrent, tout autant qu’une gorgée de scotch bien méritée. Je caresse inlassablement ton pied, puis ta jambe,
sous les regards envieux. Mais qu’importe, le monde n’existe plus … Impressions … Envies … Charnelles et gourmandes. Il y a toujours un endroit, un instant où tout peut basculer, devenir un
danger, en repoussant les limites de la convenance. Barrières et tabous qui volent en éclat sous un porche glauque ou se froissent dans nos draps ! Il n’y a plus que Nous et Tout l’Amour que
nous avons à nous faire. Il y en a Tant encore à partager … Les corps exultent, les sexes enragent et nous savons bien qu’il est inutile de chercher à leur interdire quoi que ce soit. Nos désirs
sont encore bien vivants et la route sera encore longue avant de consumer le dernier … Chaque plaisir en appelle un autre, chaque jouissance en précède une autre, plus intense, plus belle … Le
mot limite n’a plus de sens, ni le mot raison … Seule persiste notre Entité qui se révèle lorsque plus rien ne nous sépare. Corps et Esprits s’assemblent, complémentaires et indissociables …
Impression encore, de mes mains qui se posent sur ma peau, cherchant le souvenir de tes caresses. Une bien pale réplique à côté des tiennes qui sont tellement … intuitives ... Besoin … Le mot est
lâché ! Besoin de Toi ! Pour me sentir vivre, revivre et mourir, quand il s’agit de jouissance. Besoin de tes bras alors que ce sont les miens qui s’ouvrent et se referment dans le
vide. Besoin de ta voix qui ne cesse de résonner dans ma tête du matin au soir … Besoin des mots que je suis le seul à connaître. Impression de les entendre … Oui … Impression …
Photo FH sur une impression de Philo.
Par Philo
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Publié dans : Envies
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