Mes lèvres déposent un souffle frissonnant sur ton épaule tandis que je me glisse en toi. Nul obstacle au plaisir infini de ma lente progression au cœur de ton fondement ne peut venir contrarier notre étreinte. Tes reins se cambrent presque naturellement pour m’accueillir au plus profond de ton antre. Tu sens ma vie se fondre dans tes chairs qui épousent dans les moindres détails ma vigueur et la plus infime de ses palpitations. Le jeu de nos corps qui ondulent s’harmonise enfin dans un accord total. Je te comble de ce désir pénétrant de t’entraîner aux frontières de l’infini. Le bassin ancré à ta croupe, je te propulse imperceptiblement vers le large et à la dérive de sensations divines.
Ce qui n’était que douceur lors des prémices de notre fusion se transforme en volupté au moment où se met en branle la mécanique bien rodée de mon membre qui te taraude. Des ondes aux subtiles volutes se propagent dans nos corps soudés l’un à l’autre par la plus intime des voies. La jouissance se fait déjà sentir au bout de tes doigts qui se plantent dans les draps. Je sais qu’il ne faudra pas bien longtemps pour que tu rendes les armes mais il faut encore lutter pour savourer cette extase à sa juste valeur. Je me redresse pour observer le jeu de mon sexe qui va et vient entre tes fesses. Chaque pénétration te transcende et lorsque que je feins de me retirer, je t’arrache un feulement de soumission qui me pousse petit à petit vers la déraison.
Je me retiens encore pour ne pas saisir tes hanches avec rudesse et te culbuter sauvagement avec la satisfaction aux lèvres d’entendre claquement de ton fessier sur ma peau. Non, il est bien trop tôt. Je me dois de profiter de cette vue imprenable de ton dos qui se tortille sous la caresse de mes griffes. Tu balances au sol les oreillers qui t’étouffent et te lances à la recherche d’un coin de matelas ou de la tête du lit pour ancrer tes tensions. L’avis de tempête est déclaré et tu sais bien qu’il va falloir t’arrimer fermement. Je trace ma route entre tes cuisses que j’écarte de mes genoux pour prendre place au sein de ton fondement, en parfait inquisiteur. Je sens redoubler ma vigueur et mon gland qui réclame encore plus d’espace pour son épanouissement. Il t’emplit de chair et d’envie, flirtant avec tes dernières ressources avant le renoncement total.
Tes coups de rein prennent soudain le relais de mes coups de queue dans une frénésie désorganisée. Je te laisse t’empaler jusqu’aux couilles qui viennent claquer elles aussi sur ton petit bouton bandé à l’extrême. Tes lèvres fines et tendues ne peuvent plus le tenir à l’écart de notre délicieuse joute. C’est ce que je constate en venant le branler avec entrain, tes doigts s’imbriquant dans les miens pour que le partage soit équitable. J’abandonne ton clitoris que je sais maintenant entre de bonnes mains pour m’agripper de nouveau à tes hanches. Tu exploses sans crier gare, continuant d’attiser du majeur les braises qui vont enflammer ton corps tout entier. Mon bélier défonce tu cul avec rage, celle avec laquelle tu désirais être possédée avec tant d’impatience.
Nous roulons sur le flanc pour augmenter le degré de liberté de nos attouchements et en savourer à l’envi les bienfaits. Pendant que ma queue poursuit ses incessantes allées et venues, je relève ta jambe pour venir lisser l’ourlet de tes lèvres détrempées. Je répands ta mouille dans les méandres de ton intimité gorgée d’envie et plonge soudain mes doigts dans ta vulve pour en posséder tout l’espace. Je devine sous la pulpe de mes doigts mon sexe qui ravine ton antre dès que je l’y force d’un nouveau coup de rein. Ta main se hasarde au-dessus de la mienne et vient à la rencontre de mes bourses que tu empoignes sans complaisance. Je te sens vouloir augmenter le rythme en tirant sur mes couilles, accélérant ainsi la cadence de mes pénétrations.
Mon emprise s’amplifie jusqu’à abandonner ton petit orifice ruisselant de toute cette jouissance que nous lui apportons ensemble, pour revenir ensuite m’y engouffrer de toute mon ardeur. Je joue de mon gland à l’orée de ta tendre corolle pour que cette douce torture te fasse défaillir encore et encore, déclenchant de nouvelles répliques à l’orgasme originel que je m’applique à faire durer, jusqu’au moment où le mien viendra calmer la tempête de nos sens exacerbés. Nos corps s’arc-boutent dans l’ultime expression d’un abandon qui ne va plus tarder à déferler dans nos âmes. Mon cerveau s’électrise à l’annonce des premiers spasmes de mon membre que je retiens bien planté tout au fond de ton antre. Tu presses mes bourses croyant les forcer à en cracher la substance, mais mon processus final est déjà enclenché. Mes ongles pénètrent tes hanches collées contre mon ventre tremblant et je grogne déjà en sentant mon foutre consumer l’intérieur de ma hampe, avant même de se déverser dans ton fondement. Je tire mes salves brûlantes en criant au monde cette subtile douleur qui voile mon esprit de son écran bleu. Je viens de bugger, c’est certain !
Je me vide en toi et plus encore quand je ressens la manière avec laquelle tu me bloques entre tes fesses en voulant absolument me contraindre à t’en offrir davantage. J’essaie d’empêcher le cycle infernal de tes chairs qui me pieuvrent et m’attirent au plus profond de ton cul bouillonnant de jouissance. Tu me propulses au-delà de mes dernières ressources en me faisant vivre ce danger permanent lorsque l’orgasme atteint n’est pas une finalité, mais le début d’un voyage vers l’inconnu de sécrètes envies. J’étouffe ma souffrance dans le modelé de tes fesses qui m’arrachent de nouveaux spasmes dont je ne peux plus préciser la nature. Une jouissance en appelant une autre, je me noie dans l’extase d’un supplice auquel je reviendrai probablement me soumettre, à l’occasion …
FIN.
Photo : Auteur inconnu, source internet.
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