Nous demeurons un moment soudés l’un à l’autre, ma vigueur faisant son œuvre dans les méandres de ton fondement. La tête renversée sur mon épaule, tu te livres au supplice de mon pal qui te pourfend de part en part. Mes mains n’ont de cesse de pétrir tes seins, fruits tendres et généreux aux graines fertiles qui se dressent au creux de mes paumes. Ton corps se love contre le mien et en épouse les courbes. Nos pleins et nos déliés s’entrelacent dans l’harmonie d’une étreinte des plus intimes. Je devine tes chairs capter mon membre bandé comme un arc pour l’attirer au plus profond de ton antre et l’engloutir dans un tourbillon de volupté. Tu me travailles au corps à corps, toi l’arme fatale, ne me laissant qu’un mince espoir de m’en sortir indemne. Si je ne fais rien d’ici la minute qui suit, tu vas avoir raison de ma pauvre nature !
Je reprends les choses en main et plus particulièrement tes hanches autour desquelles je m’agrippe fermement. D’un coup de rein espiègle je perturbe le jeu troublant de ton fessier qui accompagne les vagues de délice qui déferlent le long de ma hampe et s’échouent dans un soupir d’aise. Tu perds l’équilibre et l’avantage de cette mécanique bien huilée qui avait pour but principal de me pousser vers mon point de non retour. Reprenant appui contre le bureau, se déchaîne alors une tempête sans nom qui te souffle quantité de sensations indéfinissables. Mon vit ravine ton antre béant d’envie et de déraison. Ton plaisir ruisselle entre tes lèvres que je fouille de mes doigts pervers. J’enrobe ton bouton d’Amour de nectar pour en adoucir la caresse et te faire perdre définitivement pied. Ta main se mêle à la mienne dans la frénésie du partage et s’empare de mes bourses gonflées à bloc pour en tirer le jus .
Tu te mets à les malaxer, les faisant rouler entre tes doigts mais je ne pense pas que mes boules puissent apaiser ton ardeur. Je te burine du gland aux couilles pour que chaque assaut de mon pieu te laisse un souvenir … impénétrable. La sueur dégouline de ta nuque jusqu’au siège de ta cambrure qui m’affole par tant de superbe. Tu me rends fou de désir et de jouissance, celle que je veux t’offrir jusqu’à la fièvre, jusqu’à l’épuisement, jusqu’au dernier souffle. Tu lâches prise sous mes coups de butoir qui te font perdre la notion du temps et de l’espace et tu chois sur le bureau dans un feulement de bête prise au piège. Je continue de te bourrer avec entrain, m’autorisant même une petite folie, celle de quitter ton œil de velours pour venir le reconquérir à nouveau, t’arrachant au passage un râle de contentement. Mais il faut avouer ton adorable petit cul n’est plus qu’un puits de délice dans lequel je viens puiser toute l’ivresse de la jouissance.
Mon membre va et vient dans cette féerie aérienne qui m’excite au plus haut point. Je n’ai même plus besoin de montrer la voie à ma queue barbouillée d’envie, qui replonge seule dans le brasier de ton fondement . Cette folle chevauchée nous propulse bien au-delà de la simple conscience et nous fait tutoyer les étoiles, mais il va bien falloir revenir sur terre pour laisser place à l’abandon de nos corps torturés. Mes reins se calment et mon étreinte devient plus sensuelle, plus subtile. Je joue de ma prune à l’orée de ta tendre corolle qui se resserre lentement et m’enveloppe de sa robe soyeuse. Je caresse tes fesses du bout des ongles pour en griffer le satin irisé de cette moiteur qui couvre à présent toute ta peau. Je me délecte des ondulations de ton corps qui se liane au mien, en parfait accord. Le ressenti reprend ses droits et nos sexes se murmurent des mots fluides comme cet Amour que nous portons au bout du possible.
L’orage gronde. Il vient de loin, de très loin. Je le ressens déjà au plus profond de ton être et de tes muscles qui se tendent soudain et m’enserrent pour l’ultime voyage. Je te sonde de mon sexe à l’écoute de chacune de tes réactions et surtout celle qui va donner le coup d’envoi du bouquet final. Tes mains se crispent vers l’infini. C’est le signal ! Je n’attendais plus que cela pour te rejoindre et te donner l’estocade. Passé le point culminant du séisme qui t’ébranle, je me trouve emporté dans une spirale infernale qui va avoir raison de mes dernières ressources. Je ne résiste pas à ta seconde réplique qui m’aspire et avale toute ma semence. Mes spasmes ne peuvent lutter contre le jeu insensé de ton fondement qui me dévore telle une plante carnivore et semble me vider de toute ma substance. Je crois bien que je jouis une nouvelle fois avant même que se dissipent tes dernières répliques. Tu m’arraches de longues plaintes qui te supplient de mettre fin à cette divine torture, car je sens bien que vais trépasser si tu continues ainsi.
Je te redresse lentement, mes baisers accompagnant les palpitations de ma verge qui n’a pas encore trouvé le repos. Je te garde en moi, à moins que cela ne soit l’inverse, mais quelle importance puisque nos corps vibrent ensemble. Nos cœurs battent à l’unisson, l’un contre l’autre, le temps de reprendre pied sur terre. Je me dérobe discrètement et te guide vers le tapis pour t’y installer et recouvrer tes esprits. Tu sembles perdue au cœur de cette plénitude que je tente de rassurer en t’accueillant dans mes bras. Nous revenons de loin. De ce qu’il y a de plus fort, de plus profond et de plus beau. Une jouissance au-delà des mots qui ne peut que se vivre mais jamais totalement s’expliquer. Tu n’es pas seule à devoir affronter tant de jouissance. Je suis là, toujours, tu le sais bien …
Photo : Auteur inconnu.
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