Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /Juil /2007 15:37
 
 
 
 
J’ai soif de ton intimité et ma bouche n’a de cesse de s’en délecter. D’un coup de langue acéré, je fends ta vulve de bas en haut, dégageant au passage ton petit roc charnu qui roule comme un galet sur la grève. Mes pouces écartent délicatement tes voilages pour je puisse satisfaire ma gourmandise en venant mouiller mes lèvres à ta coupe d’envie. Ma langue glisse sur les pentes veloutées de ton mont de Vénus qui me dévoile tout son éclat. Je perçois au creux de ton antre mille délices baignant dans une onde irisée par l’envie. Je furète au sein de ta rivière d’abondance, visitant chaque pli et repli de ton bonbon tendre. Ma langue flirte à l’orée de ta source ambrée et s’y égare pour goûter à de petites perles salées. Tu te sens pénétrée par un frisson étrange qui te plonge dans le trouble. Un soupir s’échappe de tes lèvres tandis que tu m’abandonnes à mes caresses furtives.
 
Je pointe au plus profond de ton urètre et te propulse vers une jouissance d’une autre nature. Je te pénètre avec douceur, dilatant à l’extrême cette voie inhabituelle du plaisir. Les autres demeurent libres pour tout autre échange et j’en profite pour plonger mes doigts dans ton sexe dégoulinant de cyprine et palper les capitons de ton petit coussin Gorgé d’envie. J’appuie imperceptiblement du bout des doigts et de la langue pour diffuser en toi une certaine confusion. Tes mains se rapprochent de la zone rouge pour comprendre ce qui se passe vraiment. Je les repousse pour garder encore un peu de mystère autour de mes attouchements, avant que je ne déclenche définitivement les hostilités. Je relâche un temps mon emprise, suçant tes lèvres frémissantes pour en extraire les tensions. Elles sont tendres, juteuses et fondent sur ma langue comme les plus douces des sucreries. Je me demande d’ailleurs si je ne salive pas plus que toi tu ne mouilles …
 
Je deviens ivre de Toi et de ton sexe que je tourne et roule contre mon palais. Il faut que je me calme, que je reprenne mes esprits pour ne pas te dévorer comme le pire des prédateurs, avide de chair et de jouissance. Je quitte ta corolle aux pétales écarlates pour rejoindre ta bouche et t’embrasser avec passion. Le parfum suave de notre passion se mêle à nos langues qui s’enlacent avec fougue. Ma vigueur palpite le long de ta cuisse et vient soudain frapper à ta porte. Tu l’invites d’un coup de rien à en franchir le pas et sans quitter tes lèvres, ni tes yeux, je me glisse en toi dans un bruissement de tendresse absolue. Je me perds dans le satin de ton fourreau qui m’enveloppe de douceur. Rien n’est plus doux que cette oasis dans laquelle tu m’attires par un jeu subtil de chair et d’envie. Je me fonds en toi malgré mon vigoureux désir de te posséder avec ardeur.
 
Je laisse mes sens s’imprégner de Toi, de ton intimité, de ton odeur. Chaque sensation doit être exploitée et longuement savourée. Nos corps se parlent, nos ventres se caressent, laissons faire les choses. Tu me devines tout autant que je te ressens. Mon sexe planté dans le tien, nous voguons vers l’extase, d’un rien, d’une infime caresse de ma vigueur qui effleure ton point de non retour. J’étreins ton corps qui ondule entre mes bras. Je goûte ta peau en te rejoignant dans cette animalité que je ne cherche pas à apprivoiser. Tes seins se gonflent sous mes lèvres et tes mamelons se tendent sous ma langue. Je commence à percevoir l’horizon vers lequel tu tentes de m’entraîner alors que j’ai l’impression qu’il n’y aura plus aucune limite à ce territoire qui sera le nôtre. Je modèle ton plaisir à l’image du mien, mais je sais que j’ignore encore tout de toi.
 
Ton corps se liane au mien et me rend captif d’un intense plaisir que je m’apprête enfin à vivre. Tu te cabres sentant gronder l’orage au fond de ton ventre. Je te veux à moi, je te veux en moi et me nourrir de ta jouissance. Ne pouvant résister à cette soif insatiable de ton sexe quand il exulte, je t’abandonne et viens coiffer ton antre de ma bouche fiévreuse. Tu es au bord du précipice mais je savoure encore un instant ton fruit au goût épicé. Mes dents se referment sur ton clitoris bandé à l’extrême. Il est ferme et généreux, m’offrant de divines sensations. Ma langue le torture, mes dents t’arrachent des râles de suppliciée, mais tu n’obtiendras de grâce qu’après m’avoir fait le don de cet orgasme que tu ne peux plus éviter. Tes mains se crispent et se tendent vers l’infini. Ton corps s’embrase, abandonnant ton esprit qui s’égare dans les méandres de l’oubli.
 
Ta jouissance coule à flot et je m’en abreuve jusqu’à la lie. De répliques en spasmes, ton orgasme pourrait être sans fin si je ne me décide pas à te laisser reprendre ton souffle. Je pose ma joue sur ton ventre tremblant et plonge mon nez dans la soie de ta toison au parfum d’abandon. Un buisson gorgé de cette moiteur qui couvre à présent toute ta peau. Je me mets à la lécher et son goût salé m’enivre. Du ventre aux seins, des épaules au front, ma langue te couvre de ce désir que j’ai de Toi. Tu roules sur le ventre pour m’échapper mais je crains fort que ce ne soit pas la meilleure solution pour calmer mon ardeur …
 
 
 
 
 
Photo Roman Romm
 
 
 
 
Par Philo - Publié dans : Tant, Tout & Toi
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