Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /Juin /2007 15:39
 
 
 

Les sensations ressenties durant les première secondes de cette divine pénétration nous propulsent dans un univers où les mots se font rares pour en exprimer toute l’intensité. Je n’ai pas le sentiment de te dominer ni te posséder, bien au contraire. Je me fonds avec une infinie douceur dans le plus intime des écrins qui se fait le réceptacle de mon voluptueux joyau. Notre union est totale, scellée par cette soif d’absolu que nous gagnons ensemble, à chacun de mes langoureux coups de reins. Je te sonde de mon pieu palpitant qui va chercher au plus profond de ton âme une jouissance de nature à nous faire perdre tous nos repères. Tes jambes se rejoignent lentement tandis que je m’agenouille derrière ta croupe qui se soulève pour trouver le meilleur angle d’approche. Mes mains saisissent tes hanches pour synchroniser les allées et venues de mon sexe avec les ondulations de tes fesses. Je contemple avec émotion ton œil de velours qui glisse le long de ma hampe, épousant les moindres détails de mes veines saillantes. Et je me dis qu’à cet instant, il n’y a rien de plus beau …
 
Nous voilà enfin en rythme, alors qu’une musique suave vient soudain accompagner notre duo sodomite. Une mélodie soyeuse, aussi fluide que cette envie qui ruisselle de nos sexes avides de plaisir. Je lime ton fondement avec délice, du bombé velouté de mon gland jusqu’aux bourses que je prends soin d’écraser mollement contre ton petit bouton de nacre. La mécanique bien huilée de cette étreinte au parfum musqué nous fait dériver vers d’autres horizons vers lesquels je compte bien t’entraîner. L’animalité de ta cambrure, tes mains qui se font araignées pour s’agripper aux draps, les râles que tu étouffes dans l’oreiller, toutes ces images se bousculent dans ma tête et je ne perçois plus qu’un seul but, qu’une seule envie, celle de te faire jouir à l’infini. Je te fais glisser vers le bord du lit où je continue de ramoner ton antre, les deux pieds posés au sol. Je suis l’instrument de ton contentement et je prends un plaisir inouï à en accorder le jeu.
 
Rien ne semble plus pouvoir m’arrêter dans cette quête bestiale d’une béatitude qui va trouver refuge au-delà des interdits. Je te guide vers l’inconnu sans savoir où cela va nous mener. Une seule chose est certaine, c’est que j’ai une folle envie de continuer à te sodomiser debout ! Je me souviens que dans d’autres circonstances et d’autres lieux, cela avait été … épique ! Encore un effort et je t’attire vers le mur contre lequel je prends appui. Je crochète tes hanches pour t’imprimer un nouveau rythme, plus sournois. J’enfile mon membre tout au fond de ton cul et j’ai presque la sensation de caresser tes amygdales. Quel bonheur de pouvoir m’imbriquer parfaitement en toi dans cette position, jouissant totalement de la situation. Nos corps demeurent inertes un moment, laissant nos sexes générer une tempête qui ne va pas tarder à faire rage dans les méandres de nos chairs tourmentées.
 
Ton corps frémissant effleure le mien qui s’électrise immédiatement au contact de ta peau. Mes lèvres retrouvent le chemin de ta nuque perlée de sueur sur laquelle viennent se coller tes mèches rebelles. Je te serre contre moi, mes mains se refermant sur ton petit ventre rond que je palpe tendrement. Mêler ainsi tant de douceur avec la plus profonde des pénétrations me fait atteindre les sommets d’un intense plaisir. Alors que puis-je espérer de plus en cet instant de grâce où je t’empale de toute ma vigueur et dépose des baisers velours sur ton épaule ? Peut-être encore une délicieuse sensation, celle de tes seins que je recueille dans le creux de mes paumes. Tes seins généreux aux pointes croquantes dont je ne me lasse pas. Mais ce n’est pas dans cette position que je risque de m’en délecter avec gourmandise. Chaque chose en son temps …
 
Mes cajoleries n’apaisent pas vraiment le feu qui te ronge et qui n’arrive pas à déclarer sa flamme. Pour prendre son essor et embraser tes sens, je dois te propulser au-delà de ce bien-être sensoriel dans lequel je t'ai plongée. Je vais accomplir mon œuvre et te soulager de  cette insoutenable attente. Je vais en finir dans les règles de l’art et te finir par la même occasion. Je te pousse vers l’autre mur sur lequel tu as juste le temps de plaquer tes mains, ayant loupé au passage le radiateur sur lequel tu as tenté de t’accrocher. La cambrure insolente, la chute de reins diabolique, tu es belle à mourir ma petite chatte. J’ai bien l’intention de t’expédier en enfer car le paradis serait bien trop monotone pour nos âmes perverses. Fini de jouer ma belle, tu vas causer !!
 
Mes reins se balancent et honorent ta croupe de généreux coups de bélier qui te foudroient sur place. J’enserre ta nuque d’une main et ta hanche de l’autre pour ne pas faire une sortie de route dans un virage un peu trop serré. La frénésie avec laquelle je t’encule te laisse sans voix, mais pas sans cris… Tu m’implores d’en finir au plus vite, tes jambes ne te soutenant plus sous les assauts répétés de mon membre qui te bourre sans relâche depuis des dizaines de minutes. Les muscles de ton corps se tétanisent et tu retiens un râle guttural pour ne pas hurler de folie. Tu exploses enfin, secouée par un séisme d’une sauvagerie sans nom qui t’ébranle de la tête aux pieds. Les ongles plantés dans le papier peint, tu luttes contre tes répliques orgasmiques que ma queue accompagne avec entrain, déversant le fruit de ton abandon le long de tes cuisses tremblantes. Je ne relâche pas la pression de mon étreinte que je désire poursuivre sur un autre terrain. Mes bras t’enlacent et je t’entraîne de nouveau vers le bord du lit pour m’y installer en te gardant soudée à moi.
 
Bien campée sur mon phallus qui ne cesse de palpiter dans ton fondement, tu reprends lentement tes esprits. La jouissance s'écoule de ton antre béant d’extase, venant enrober mes bourses d’un voile tiède. Epuisée, tu déclares forfait pour ne plus répondre à mon diable de culbuto qui continue de t’agacer. Tu le laisses choir sur mon corps asile et je me décide enfin à te laisser définitivement tranquille. Je ne peux toutefois m’empêcher de mesurer d’un doigté furtif, à quel point tu as pris du plaisir et je constate avec ravissement que ton oeillet demeure grand ouvert. J’y engouffre mes doigts sans peine, tout au fond ... Ma jouissance a été à la hauteur de la tienne et j’en noie les traces dans les pores de ma peau. Nos corps se lianent l’un à l’autre pendant que nos bouches frémissantes se fondent dans un interminable baiser …



Photo Ludovic Goubet

Par Philo - Publié dans : Tant, Tout & Toi
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