Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /Juin /2007 15:52
 
 
 
Mes mains ancrées à tes cuisses, je te lime sans relâche avec le sentiment de ne pouvoir te posséder davantage. Tu te raccroches en vain à ce qui pourrait t’éviter de te perdre une fois encore dans le labyrinthe de l’abandon. Je lamine tes sens pour que tu deviennes l’instrument privilégié de ma jouissance, qui passe toujours par la tienne. Je t’observe et sonde ton regard qui se voile peu à peu sous l’extase. Mes doigts filent le long de tes jambes relevées sur mes épaules et se délectent du galbe de tes mollets fuselés qui se contractent au rythme de mes coups de reins. Mes mains se referment sur tes chevilles tandis que je me mets à lécher tes orteils, lentement, l’un après l’autre, tout en sachant que tu détestes cela. J’ai de plus en plus envie de toi alors que tu m’as déjà tant donné. Ne pouvant me résigner à mettre fin à cette étreinte par mon simple abandon, je me détache de toi, séparant nos sexes ruisselants d’envie. Tu ondules et gémis sur le drap, perturbée par mon absence soudaine. Je te tire lentement vers le bord du lit pour que tu reprennes contact de plain-pied avec le sol.
 
Je prends place entre tes jambes grandes ouvertes pour goûter un instant à ton fruit gorgé de jus. Quoi de meilleur que cet antre fiévreux, débordant de plaisir, dans lequel je plonge ma langue pour le fouiller avec gourmandise. Ce parfum subtil, conjugaison de nos envies mêlées, m’enivre de folles pensées. D’un revers de langue je lisse tes crêtes soyeuses et bouscule ton bouton de nacre, avant de te délaisser. Je prends tes mains et t’invite à me suivre vers l’inconnu. Tu te lèves, hésitante, envahie par cette douce torpeur qui t’empêche de réagir normalement. On dirait que tu marches sur un fil, jusqu’au mur contre lequel je plaque tes mains. Te voilà figée dans la plus trouble des postures, la cambrure arrogante et la croupe offerte à ma convoitise. Mes ongles effleurent ton dos, des épaules aux flancs, prêts à s’y incruster. Je verrouille mon emprise sur tes hanches que je tire encore un peu plus vers moi pour creuser tes reins. J’admire tes fesses d’albâtre que mon membre tutoie du bout du gland. Je les écarte doucement de mes pouces et laisse faire la nature, me fondant entre tes lèvres comme un bonbon tendre.
 
Je soupire de bien-être en palpant le fond de ton intimité qui m’enrobe de son voile de satin. Je caresse tes petites fesses en me retenant de les pétrir, puis dessine des arabesques en remontant le long de ton épine dorsale. Je t’emplis de toute ma vigueur et te crochète par les épaules pour qu’aucun détail de mon sexe qui te taraude ne puisse t’échapper. Je me sens fort et invincible, le temps de t’arracher un nouvel orgasme. Tes mains se crispent et tes ongles se plantent dans le revêtement mural pendant l’ultime assaut de ta forteresse. Je t’écartèle et défonce ton antre à satiété, exhumant de ta gorge brûlante des râles d’une animalité sans nom. Tu éclates et j’empoigne tes hanches avec fermeté pour me souder à toi durant cette folie tempétueuse qui t’emporte au large. Tes jambes flageolent mais tu tiens bon, luttant contre les répliques qui te foudroient les unes derrière les autres. Le sexe bandé à l’extrême et couvert de ton foutre, je virevolte et me glisse entre le mur et toi.
 
Je retrouve tes lèvres frémissantes que je cajole de tendres baisers. Tu trembles encore, possédée par le démon en transe qui t’habite dès que je pose mes mains sur ta peau. Ma bouche à soif de ton corps humide et je m’égare entre tes seins que je recueille dans le creux de mes paumes. Tes mamelons fondants pourraient devenir de bien savoureuses friandises sur le bout de ma langue si une autre envie, plus forte que tout, n’était pas en train de ronger mes sens. Je reviens à ta bouche et plonge ma langue au fond de ta gorge pour le plus chaud des baisers. Nos langues s’enlacent, nos corps font de même mais j’interromps notre étreinte pour te confier ce secret qui brûle mon esprit : « Suce-moi ! »
Il est des moments où il est inutile de répéter deux fois la même chose, surtout quand le même désir se fait ressentir de part et d’autre et qu’il n’y a plus d’autre solution que de s'y soumettre. Je me colle au mur et ta bouche s’aventure déjà sur les collines de mon torse qui se gonfle de cette insoutenable attente. Tu grignotes mes petits tétons mais ne traînes pas sur le chemin de mon sexe qui se balance entre tes seins. Ta langue s'abreuve au goutte à goutte de mon envie qui se mêle aux traces de ta propre jouissance dont mon sexe est imprégné. Tes caresses sont des plus douces mais j’ai besoin de passer à la vitesse supérieure. Je veux sentir tes dents s’incruster dans la chair de ma hampe qui n’en peut plus de durcir et s’épanouir. 

Je t’en supplie … «  Mange-moi ! ».
 
 
 
 
Par Philo - Publié dans : Tant, Tout & Toi
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