Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 16:34
 
 
 
La mécanique était à présent bien huilée et la dynamique de ton bassin se transformait avec délice en mouvement alternatif le long de ma hampe. C’était divinement bon mais attention à ne pas couler une bielle en pleine surchauffe. Pour l’heure, ce qui coulait de ta fente n’avait rien d’inquiétant et mes doigts s’appliquaient à en répandre la substance sur la soie de nos toisons. Ton visage se floutait derrière les mèches folles de tes cheveux en bataille et je contemplais cette grâce naturelle que tu arborais en toutes circonstances. Tes seins dressés comme des barricades se balançaient en cadence devant mes yeux scintillants d’envie. Mon regard accrocha tes mamelons en érection, si gros, si tendres, si... Je me redressai doucement en prenant soin de te garder en moi. Drôle d’expression alors que c’était toi qui me retenais entre tes fesses. Ma bouche tenta de happer au passage l’une de tes mamelles et ton téton frôla de son ardeur la pulpe de mes lèvres. Au seconde passage il fut pris au piège de mes mâchoires, l’enserrant tendrement avant que ma bouche ne le gobe complètement. Il était moelleux et fondant, savoureuse ganache au goût salé. Je pourrais passer des heures à les grignoter tes bouts de seins, mais tu finirais vite par trouver cela agaçant !
 
Je retombai sur le dos pour reprendre le cours de cette étreinte sans en perturber la finalité. Je te suppliciais autant que tu me torturais car dans cette lutte sensuelle, chaque allée et venue de mon membre dans ton fondement se payait à deux. Mes mains se refermèrent sur ta taille pour bloquer ton mouvement de balancier qui allait déclencher les douze coups de minuit. Je laissais mes reins guider ma prune lisse à l’orée de ton œil de velours, si doux, si réceptif. Je le travaillais au corps, jolie perspective car j’adore les deux ! Lorsqu’il fut suffisamment épanoui pour ne plus se rétracter, je me mis à jouer de ma queue comme celle d’un billard. Je sortais et replongeais tout au fond de ton rectum avec une étonnante facilité. Bandé à l’extrême, je n’avais plus besoin d’aide pour aller droit au but et trouver en aveugle la voie de ton gouffre béant. Soudain je stoppai net sur le bord de ta corolle, laissant mon gland agacer ton petit cul. Cela devenait terriblement excitant et je pressentais le caractère insupportable de la chose. Tu rejetas cette manière de faire en grommelant un « Naaan ! » de désapprobation . Le supplice ne dura pas très longtemps car tes membres se tétanisèrent lorsque l’onde de choc d’un séisme d’une rare violence se propagea dans ton corps tout entier.
 
Je saisis tes mains pour éviter que la déferlante ne t’emporte loin de moi, tandis que tu sombrais sous un déluge de sensations ravageuses. Chaque réplique orgasmique apportait son flot de jouissance qui ruisselait sur mon ventre frissonnant. Ebranlée par ce grisant voyage au-delà des sens, tu te laissas choir encore toute tremblante sur le drap. Ma vigueur décuplée, je retrouvai rapidement le chemin de l’enfer, me collant à tes fesses comme une sangsue. Il n’était pas question que je te laisse le temps de reprendre ton souffle, j’avais trop envie de toi ! M’ancrant à tes hanches, je te pénétrais à nouveau d’un coup sec, jusqu'à ce que mes bourses s’écrasent sur ton abricot. Vision divine de ton dos qui se creusait sous les assauts répétés de mon bélier, accompagnés de longs râles de contentement. J’observais mon sexe aller et venir entre tes fesses que j’écartais de mes mains pour ne rien perdre de ce juteux spectacle. Je labourais ton fondement pour y semer la fièvre qui me possédait comme le démon. Mes mains couraient sur ton dos à la recherche de tes épaules puis de ta nuque en sueur pour la crocheter et t’assener le coup de grâce. Ta beauté féline me rendait dingue et j’avais envie de te faire rugir de plaisir. Tu n’étais pas loin d’avaler ton bulletin de naissance quand tes mains cherchèrent en vain de quoi s’agripper. Le visage plongé dans l’oreiller, tu suffoquais, transpirais, alors que mes ongles dévalaient le long de ton dos jusqu’à ta jolie croupe.
 
Je m’imbriquai dans tes pleins et déliés pour que la fusion de nos corps soit totale. Une main rejoignit la tienne en venant constater au cœur de nos intimités l’étendue des dégâts. Tu pressais mes couilles comme un citron, bien décidée à me faire cracher le morceau. Je massais la petite hampe de ton clitoris, plus épanoui que jamais, que je venais d’extraire de tes lèvres en feu. Mon goupillon te ramonait avec entrain et je n’avais pas assez de mes dix doigts pour palper chaque centimètre carré de ta peau. Je pétrissais tes seins, fouillais ta petite chatte et te donnais mes doigts à lécher. Je continuais sans relâche à te défoncer l’oignon et rien ne pouvait plus m’arrêter dans cette chevauchée fantastique au cœur de ton fondement. Sublimés par cette rage sodomite, il fallait trouver ensemble une issue pour échapper à cette folie. Je me détachai de toi pour éviter de combiner tous les plaisirs que tu pouvais m’offrir en caressant ta peau . Je me concentrais sur mon sexe qui ravinait ton puits sans fond. Mon ventre claquait sur tes petites fesses et je t’encourageais à venir me rejoindre pour le tableau final. Je ne les voyais pas mais je savais que tes doigts s’affairaient sur ton clitoris. Les mouvements de ton bras trahissaient la frénésie avec laquelle tu t’adonnais à ce plaisir solitaire. La situation devenait dangereuse car mes coups de reins te propulsaient petit à petit au bord du gouffre, et plus précisément, au bord du lit !
 
Je voyais bien que tu ne pouvais stopper cette progression quand soudain je me mis à entrer en éruption. Me cabrant dans ton dos, je sentis gronder du fond de mes entrailles une jouissance sans nom. Elle m’arrachait mes dernières ressources, mes derniers cris de bête blessée. Mes ongles se plantèrent dans tes hanches au moment où se déversa dans ton antre, un torrent de lave incandescente qui te fit enfin rugir de bonheur. Tu sentais mon sexe palpiter en toi à chaque fois que je tirais mes salves brûlantes dans le ciel de notre jouissance absolue. Les saccades de tes répliques se mêlaient aux derniers spasmes qui vinrent mourir en toi, durant de longues minutes. Nos peaux chauffées à blanc se soudèrent l’une à l’autre pour trouver le repos dans une infinie tendresse. Je te serrais fort dans mes bras mais je savais que tu étais encore très loin et qu’il fallait patienter avant que tu ne reprennes conscience. J’avais du mal à calmer l’embrasement de mes sens et cette vigueur qui ne voulait plus se dissoudre. Je te titillais du bout de la queue, sentant tes muscles se contracter et me presser avec volupté. Au moins j’étais sûr de tout t’abandonner jusqu’à la dernière goutte … 
 
« Dis, tu le remettras quand ton pyjama ?… »  
 
 
 
 
Photo Vlad Gansovsky
 
 
 
Par Philo - Publié dans : Tant, Tout & Toi
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