Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 13:23
 
 

Tu m’autorises à prendre la relève pour te conduire au bout de route. Je déverse dans le creux de ton oreille, un torrent de jouissance verbale qui t’accompagne vers les cieux. Je sens à l’extrémité de mon doigt ta petite queue qui s’agite, frémissante et rebelle. Elle lutte contre mes assauts répétés mais n’attend que ton signal pour se déchaîner totalement. Tu te cambres sous mon infime point de contact qui t’ébranle de la tête aux pieds. Ton visage se renverse en arrière et la pointe de tes cheveux plongent dans le bain. Ton ventre tremble déjà du séisme qui va t’emporter loin de moi. Tu sembles en lévitation tout à coup, décollant de mon corps, mais je garde ton destin au bout de mon index. La gorge nouée tu te retiens un instant, avant de libérer ton souffle et un cri rauque qui sonne le glas de toute résistance face à la pression que j’exerce sur ton intimité en feu. J’appuie légèrement sur la détente et l’étincelle met le feu aux poudres, déclenchant une réaction en chaîne jusqu’au seuil de ton inconscience.

Le retour d’information ne se fait pas attendre bien longtemps et tu fonds littéralement sous mon doigt, te consumant comme un feu de bengale. Mes doigts filent entre tes lèvres pour récolter le fruit de ta jouissance et je la sens couler abondamment, jusqu’au dernier de tes spasmes. Les tensions se relâchent et nous replongeons tendrement enlacés dans le bain et la mousse qui se fait plus rare à présent. Ton intimité disparaît dans un tourbillon parfumé et je te garde contre moi, nos cœurs battant à l’unisson. Ton corps se calme sous mes caresses. J’écope du creux de la main de l’eau tiède pour la répandre sur ton corps, et tes seins en particulier. Mes lèvres effleurent ta joue recouverte de fines perles de condensation. Tu glisses entre mes jambes et te retournes avec l’agilité d’une sirène. Ta bouche explore mon torse émargeant de l’eau et tes dents s’emparent de mon petit mamelon en érection, que tu pinces amoureusement, jusqu’à m’en faire frémir de délice. Je lis dans tes yeux que le temps est venu de t’occuper de moi.
 
Tu t’agenouilles entre mes jambes qui reposent toujours sur le bord de la baignoire. Quelle vision magique que celle de ton buste qui se redresse face à moi, couvert de fines perles s’irisant à la lumière des bougies. Tes mains jointes s’ouvrent légèrement pour accueillir mon sexe palpitant de désir. Tu l’enveloppes de douceur entre tes paumes et le regardes s’épanouir de plus en plus au fil des vas et viens qui me procurent de divines sensations. Le contact de l’eau y est probablement pour quelque chose également, ainsi que cette lumière aux teintes chaudes, qui nous baigne dans une atmosphère irréelle. Le temps s’est arrêté depuis que nous avons pénétré dans ce bain chaud et parfumé. Mes mains s’avancent vers toi, vers tes petites seins ronds qui se balancent avec un air coquin. Je les effleure du creux de mes paumes, pour sentir tes mamelons durcir et chatouiller ma peau. Tu pousses un petit gémissement, excitée par ce contact superficiel du creux de mes mains sur tes seins. Je te sens perdre tes moyens alors que je continue lentement de te torturer avec mes paumes, sans chercher à saisir tes petits fruits veloutés. Tu es très sensitive, sensorielle même, et je sais qu’un rien peut déclencher une tempête en toi. L’effet papillon !

Mais tu réagis très vite et te concentres à nouveau sur ma verge qui se dresse entre tes doigts. Je soulève mes fesses pour les faire glisser sur tes cuisses, me rapprochant ainsi de ton regard de braise. Les flammes du désir brillent dans tes yeux et j’imagine que tes pensées vont nous conduire tout droit en enfer ! Tu empoignes fermement ma queue et débutes une masturbation en règle, prenant soin de bien remonter sur mon gland, et de me redécalotter ensuite, poursuivant ta pression jusqu’à la base de mon membre. Tu me murmures que c’est ainsi que tu aimerais toujours me voir, bien bandé. Je pétris tes seins mais ne peux résister à ton massage phallique qui commence à me rendre dingue. J’abandonne ta poitrine et mes caresses pour me laisser faire, c’est trop bon ! De temps en temps tu verses de l’eau du bain sur mon cierge, comme pour en retarder la combustion, mais l’effet est inverse et j’ai l’impression de me consumer de l’intérieur. Tes mains tournoient autour de ma colonne avec dextérité. Les miennes glissent sur la peau de mon ventre qui se creuse de cette subtile jouissance que m’apportent nos caresses mêlées. Je ferme les yeux et me livre à l’ivresse de mes sens en émoi…
 
 
 
 
Photo Oleg Kosirev
 
 
Par Philo - Publié dans : Flashback
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