Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 13:45
 
 
 
 
Si vous êtes déjà venus à la capitale, Paris - je dis cela pour les autres lecteurs du monde entier - vous avez probablement remarqué les autobus à impériale qui sillonnent la ville et desservent les principaux sites touristiques. De couleur verte, rouge ou jaune, ils offrent une vision nouvelle de Paris depuis leur pont supérieur à ciel ouvert. Nous avions décidé de prendre le premier bus de ce type qui se présenterait à nous, et se laisser guider suivant un itinéraire qui nous importait peu, quand un bus rouge s’arrêta à un arrêt proche de Notre-Dame où nous nous trouvions à cet instant-là. Deux billets et une paire d’écouteurs pour l’audio guide et nous voilà installés à l’étage, au premier rang. Il y avait peu de monde en ce début d’après-midi et je vis immédiatement que nous serions plus tranquilles, vers le fond ! Nous changeâmes de place pour celles tout à fait à l’arrière, assez loin des autres passagers. Le bus se mit en route alors que nous cherchions à brancher nos écouteurs et sélectionner le bon canal de réception pour entendre les commentaires en français.

Le soleil était au zénith et irradiait nos peaux qui ne demandaient qu’à se gorger de chaudes sensations. Je t’observais, beauté fascinante aux traits ciselés de main de maître. Ta jupe si fine et ton bustier si moulant collaient à ta peau comme j’avais envie de le faire moi-même. Ils ne dissimulait rien des courbes de ton corps, ni du galbe de tes seins, au contraire, ils n’étaient là que pour souligner ta grâce et mettre en valeur chacune de tes attitudes. Je la regardais s’ouvrir sur tes longues jambes, l’une restant voilée comme dans un pantalon, et l’autre largement exposée à mon regard. Il n’était pas facile de se concentrer sur les commentaires et le paysage, tant je te dévorais des yeux. Chaque occasion était bonne pour que le contact s’établisse un peu plus entre nous. Tu prétextais la prise d’une photo pour te pencher devant moi et me permettre ainsi de recueillir l’enveloppe de ton sein dans le creux de la main. Tantôt tu me tournais le dos pour d’autres prises de vues et je devais me contenter de déposer des papillons salés sur ta nuque surchauffée et y récolter des perles de rosée du bout de la langue.
 
Ton sourire affichait la blancheur éclatante de tes dents que j’avais envie de lécher durant un long baiser volé au détour d’un monument que nous étions en train de laisser filer. Nous avions perdu le fil du voyage ainsi que ceux des écouteurs qui se retrouvèrent mis au rancard, accrochés aux dossiers des sièges placés devant nous. Plus rien ne semblait nous intéresser à part le fait de sentir le désir monter en nous, jusqu’à l'ivresse des sens. Les sites défilaient les uns après les autres sans que nous y attachions vraiment de l’importance. Ce qui importait c’était de te garder dans mon paysage et goûter inlassablement à tes baisers chocolatés. Un énorme bouchon place de la Concorde - causé par une apparition en public des « bleus » - devait contraindre le chauffeur à modifier quelque peu l’itinéraire couché sur le papier, ce qui nous permit de faire un détour et profiter plus longuement de cette agréable promenade au cœur de Paris. Mon bras enroulé autour de ton épaule, je laissai glisser ma main dans ton décolleté pour venir à la rencontre de ton sein maintenu au frais malgré la chaleur estivale.
 
Ton mamelon roulait entre mes doigts et je le sentais durcir à chaque fois que je le pinçais doucement. Tes lèvres effleuraient les miennes pendant que ta main s’infiltrait sous ma chemise pour y découvrir l’ardeur de mon torse en érection. Echange de caresses furtives, à peine appuyées, que nous savourions entre deux monuments. Lorsque mon regard s’égara entre tes jambes, je pu apercevoir le minuscule string qui recouvrait tant bien que mal ton intimité. Il faut avouer qu’il faisait si chaud !... Ma main quitta ton sein pour dévaler le long de ta hanche et prendre le chemin de ton ventre. Ta cambrure naturelle et l’ouverture de tes jambes en éventail me facilita l’accès au petit triangle de voile. Il prit soudain une autre dimension sous mes doigts pour devenir la plus délicieuse des sensations, tellement il était imprégné de sueur et d’envie. Je le sentais tout aussi emprunt de cette même fraîcheur qui m’avait surpris au contact de ta poitrine. Mon majeur s’amusait à parcourir le sillon de ton abricot pain d’épice pour en appuyer le tracé. Je devinais tes lèvres intimes sous le voile tendu et cela déclencha en moi une réaction vulcanostatique du plus bel effet…
 



 
 
                                         Photo : Elle et Lui, le bus ...




Par Philo - Publié dans : Flashback
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