Mardi 27 mars 2007 2 27 /03 /Mars /2007 12:38
 
 
 

Avant que tu ne viennes déposer ton fruit juteux sur le bord de mes lèvres, je jette un œil furtif sur le sillon largement creusé de ton abricot. J’y vois tant de plaisir en ruisseler que cela ne fait qu’accroître mon excitation, comme s’il était encore possible de l’augmenter d’un cran. Je distingue les moindres détails de ta chaude intimité, pour l’avoir explorée à maintes reprises. Ta vulve fond sur ma bouche, épousant parfaitement la pulpe de mes lèvres. Je plonge sans délai ma langue au fond de ton canyon soyeux. J’y retrouve toutes les saveurs de nos jouissances successives, qui se mêlent en un seul et même parfum d’envie. Un doux miel qui ne cesse de caresser mes papilles et que je récolte au creux de ton antre. Ma langue fouille ton vagin dans les moindres recoins, te faisant soupirer, en proie à cette divine attention. Les mains collées au mur, tu t’offres sans retenue à ma bouche qui te baise avec gourmandise.

 

Je m’aventure aux abords de ton petit orifice, source dorée à laquelle je rêve de m’abreuver. Pointant ma langue au creux de cette nouvelle voie de plaisir, je m’y introduis lentement. Le passage s’évase, accueillant avec étonnement cette subtile caresse. Je le fouille délicatement, sans empressement, attendant qu’il s’ouvre totalement, de lui-même. Tu laisses échapper un miaulement rauque, te demandant ce que je peux bien explorer de la sorte. Les sensations sont diffuses et aussi embuées que ton esprit. Je ne m’attarde pas trop longtemps sur ce nouveau sujet pour que te laisser un peu dans le flou. J’en profite pour gober au passage ton petit bouton nacré que je coince contre mon palais. J’aime bien te sentir à ma merci de cette manière, sentant qu’il suffirait d’une légère pression de ma langue pour te faire décoller. Je relâche un moment mon étreinte pour constater à quel point tu es épanouie toi aussi. Je lape le jus qui ruisselle de ta fente luisante, jusqu’entre tes fesses. Ton œil de velours frémit au passage de ma langue mais je ne vais pas m’en délecter cette fois-ci.

 

J’avale d’un seul coup ton coquillage et je me mets à mâchouiller ta chair tendre comme du chewing gum. C’est un pur délice que de sentir tes lèvres papillonner sur ma langue, l’une après l’autre. Tes ongles tentent d’accrocher le papier peint, mais c’est sans espoir, il te faut lutter autrement contre mon appétence. Je te bouffe littéralement la chatte et c’est loin de n’être qu’une image. Ma langue tournoie dans ta vulve sans relâche et de temps à autre ton bouton d’or se retrouve coincé entre mes dents, prêtes à le croquer. Je ne t’épargne rien de ce qui pourrait te faire jouir aussi bestialement que possible. Je te veux primitive et sentir ton animalité s’abandonner dans ma bouche. Je devine ton sexe se tendre, tes muscles se contracter et un parfum de renoncement envahir mes sens. Tu te cabres et je m’ancre à tes hanches pour que ma bouche ne se décolle plus de ton abricot. Ton ventre se creuse, tes seins dressés se balancent face au mur. Je savoure cette image avant de fermer les yeux car je j’entends l’annonce de la vague qui va t’emporter.

 

Je retire ma langue qui te sondait au plus profond de ton intimité pour me faire le réceptacle de ta jouissance. Tu t’abandonnes dans un grognement d’un autre âge, déversant dans ma gorge un flot d’écume que je bois à grandes gorgées. Je m’abreuve de ton vin qui ne cesse de couler dans ma bouche, mais tu ne me laisseras en savourer la finesse bien longtemps. Tu n’attendras pas non plus que tes spasmes se dissipent au creux de mes bras. Dans un élan qui me laisse bouche bée, tu te décolles de mes lèvres barbouillée de miel pour m’embrasser à grands coups de langue. Reculant vers mon membre qui se redresse entre tes cuisses, tu le saisis fermement pour l’enfiler jusqu’à la garde. Mon gland frappe le fond de ton antre et se frotte contre les parois lisses de ton intimité qui se resserre comme un étau. J’empoigne tes seins pour les pétrir avec envie. Tu es belle à mourir, de cette petite mort que je sens enfin me pénétrer.

 

Je regarde ma queue aller et venir dans ton fruit gorgé de jus au rythme infernal de cette danse que tu animes d’un jeu de croupe qui me laisse sur la touche. Rien ni personne ne peut résister à cela. Tes fesses qui frappent mes cuisses et mes couilles qui s’écrasent entre les tiennes. Tu me passes à tabac c’est certain, et je vais devoir tout t’avouer ! Mes mains caressent ta peau en sueur. Je me délecte de cette folle sensation, m’agrippant à tes hanches pour suivre le mouvement. Je me raidis dans ton ventre et comble tout ton espace. Tu sais que je vais jouir. Tu le sens bien aux palpitations des veines de ma hampe qui te lime avec vigueur. Je pose ma main sur ton ventre chaud que je vais bientôt remplir de semence. Mon pouce balaie la soie de ton buisson trempé et masse un instant ton clitoris à la taille démesurée. Une dernière caresse avant que tu ne m’envoies au ciel. Je ne cherches même pas à retenir le cri de mon orgasme saisissant qui m’expédie au-delà de la raison. Je grogne comme une bête blessée et meurs dans un jaillissement de foutre que je propulse au fond de ton ventre.

 

Tu me suis dans cette ultime ascension vers la jouissance absolue et m’arrose d’une chaude ondée, m’enveloppant d’un bonheur sans nom. Te laissant enfin choir sur ma poitrine, je t’accueille dans mes bras au terme d’une lutte dont chacun en savoure la victoire le cœur battant. Ton souffle tiède caresse ma peau tandis que mes doigts se perdent dans tes cheveux en broussaille. Planté au cœur de ton intimité, je sens notre jouissance s’écouler de nos sexes ravinés et venir enrober mes bourses tendres. Tes derniers spasmes trouvent refuge du bout des lèvres dans le creux de mon cou. Mes mains effleurent ton corps tremblant que je rassure de mes douces caresses. Nos peaux se fondent l’une dans l’autre pour ne faire qu’une, cette entité qui nous transcende autant qu’elle nous surprend…   

 

 

Photo : Sébastien Vella
 
 
 
Par Philo - Publié dans : Tant, Tout & Toi
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