Les beaux jours arrivant la nature s’éveille et dès lors tout bourgeonne dehors. Il n’y a qu’à regarder autour de nous pour se rendre à l’évidence de cette montée de sève dans nos veines. Mais là je m’égare !
Quand je te vois j’ai plutôt un désir d’automne, propice au dépouillement. Je m’approche de toi, assise en tailleur, dans l’attente de mes mains, de ma bouche, de mon corps tout entier. Comment résister à l’envie de t’effeuiller quand j’observe la lumière du soleil venu à notre rencontre, caresser tes cheveux et en iriser les mèches.. Mes doigts se mêlent aux tiens pour dégrafer ton corsage et l’aider à glisser le long de tes bras. Mon torse effleure ton dos à m’en donner la chair de poule. Le ventre lové dans le creux de tes reins, ma bouche redécouvre la courbe de ton épaule. La pression de mes mamelons dressés qui s’enfoncent dans ta peau te laisse encore indifférente. Mes mains se perdent dans tes cheveux, prenant un certain plaisir à les décoiffer . Je dévoile ta nuque pour y déposer un tendre présent du bout des lèvres. Ma bouche frissonne au contact de ta peau soyeuse et j’honore d’un coup de langue ce petit coin de paradis. Le geste assuré, je fais sauter de deux doigts la rangée d’agrafe de ton soutien-gorge. Je savoure l’image de ton dos enfin libéré de son carcan et je le caresse du plat de la main pour me convaincre que je ne rêve plus. Des milliers de taches solaires illuminent mon regard comme autant d’étoiles, ne pouvant m’empêcher d’en capter le rayonnement à pleine bouche. Je recueille délicatement tes seins aux creux de mes paumes en guise de protection. Ils sont fermes et tendres à la fois, comme deux fruits mûrs gorgés de soleil. D’autres attaches se dérobent tant bien que mal et ta jupe glisse à son tour les long de tes jambes-lianes et vole à l’autre bout de la pièce. Tu roules sur le dos et me tends tes jambes gainées de bas que j’enroule délicatement jusqu’à tes chevilles, l’une après l’autre. Te voici dépouillée de tes vêtements, mais la nudité te va si bien ! Je ne me pose pas la question de savoir où est passé ton string, c’est une autre histoire…
Ton corps m’appelle, ondulant lentement sous mes yeux qui te mangent déjà. Tes bras m’invitent et je te rejoins en prenant soin d’éviter de me fondre trop rapidement dans le délice de ce corps à corps. Nos bouches se soudent, nos seins conversent timidement, et mon sexe encore emprisonné roule en boule contre ton intimité. Tu te lianes et nos ventres fusionnent comme nos langues qui se noient dans l’écume de nos bouches avides de baisers. Mes cuisses repoussent les tiennes qui s’ouvrent en éventail dans une sorte de parade nuptiale sans équivoque. Je t’agace du bout de mon ardeur qui prend plaisir à riper sur ton petit bourgeon. Simulacres d’accouplement pour attiser le feu de ton âtre, de ton antre. Mes lèvres enfiévrées quittent ta bouche et dévalent le long de ta gorge que je lèche à grandes lapées. Je fais le dos rond pour m’emparer de tes tétons sans rompre le contact de ma prune qui se joue de ton abricot juteux. Tout à tour, tes seins fondants emplissent ma bouche, tentant en vain de satisfaire mon appétit. De douces griottes s’épanouissent sur le bout de ma langue et je fais naître en elles une nouvelle tension lorsque mes dents se referment, feignant de les croquer comme deux bouts de frites. Qu’ils sont bons tes seins, je ne le dirai jamais assez ! Je te torture je le sais, d’une pointe d’envie qui tiraille la tienne sans vraiment se décider à la rejoindre. Je me sépare discrètement de ma cotte aux mailles imprégnées de sirop mielleux. Mon corps s’imbrique contre le tien en notant une fois de plus à quel point ils sont complémentaires. Tu me couvres de baisers, reprenant l’avantage des caresses. Ta bouche prend possession de ma poitrine tandis que ta main s’aventure à l’intérieur de mes cuisses. Ma verge dressée au zénith de mon ventre cadran solaire marque le temps de la déraison. Je m’abandonne sous ta bouche mutine, je l’avoue. C’est si agréable l’abandon …
Lentement l’étau se referme autour de mon sexe qui s’apprête à ressentir la plus douce des caresses. Ta main enveloppe mes bourses pour les cajoler un moment et je devine une vague humide s’enrouler autour de ma hampe galvanisée par l’envie. Ton souffle brûlant effleure la saillie de mes veines gorgées de sang. Je balaie tes cheveux d’un revers de main pour te regarder déguster ma prune avec délice. J’aime te contempler ainsi gourmander mon membre bandé à l’extrême. Tu peux le consommer à l’envi, le dévorer à pleine bouche, à pleines dents. Je veux les sentir s’ancrer à la base de mon gland et je t’implore pour que tu les plantes dans ma chair. Ta langue perverse plonge dans les méandres de mon méat liquoreux, tandis que ma main s’égare sur ta croupe qui danse au rythme des allées et venues de ta bouche le long de ma queue. Je glisse mon majeur au creux de ton sillon pour en suivre le chemin jusqu’au cœur de ton intimité. Mon doigt s’insère presque naturellement entre tes lèvres qui s’entrouvrent à son passage. Je pénètre ton fruit juteux, enrobant mes phalanges de miel pour en oindre ton œil de velours. Je plante soudain mon majeur tout au fond de ta rosette qui ne manifeste aucune réticence. Il faut dire queue… Mais cela est également une autre histoire !
Le plaisir en duo est bien excitant alors je décide de te mettre à l’index en l’introduisant lui aussi dans le jeu de son aîné. Les voilà à présent qui visitent ton antre de fond en comble, t’arrachant de petits râles de contentement que tu étouffes en gobant mes bourses comme des prunes. Je me cabre et grogne sous la violence de ces sensations qui me donnent l’impression que tu es en train de m’avaler. Sans cesser de distordre ton petit œillet, j’extirpe de tes replis satinés ton clitoris qui ne demande qu’à s’épanouir sous mes digitales attentions. Entre mon pouce qui tournoie dans ton fondement et mes autres doigts qui supplicient ton petit d’homme, je sais bien que tu ne pourras plus résister longtemps. De rage, tu tentes d’activer ma jouissance d’une main frénétique pour que je renonce avant toi. Mais la mienne passe d’abord par ton abandon que je sens poindre au bout de mes doigts. Tes draperies se tendent comme des voiles et ton clitoris se redresse dangereusement. Je discerne dans les moindres détails la teneur de ton excitation qui atteint son apogée. Mes doigts se referment sur ta hampe que je branle délicatement. Cela te rend folle d’être ainsi la proie de tant de sensations divines. Tu lâches prise et capitules. Mieux vaut goûter à cette jouissance qui électrise ton corps tout entier, jusqu’au bout de tes membres tétanisés. Tu exploses enfin, donnant source à une rivière de plaisir qui s’écoule entre mes doigts. Possédé par une force surnaturelle, ton corps se meurt de répliques en répliques, jusqu’au dernier spasme…
Traces