Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 09:45
 
 
 
Je ne sais plus combien d’heures se sont écoulées depuis le premier baiser déposé sur tes lèvres, prélude à une étreinte pour te sentir enfin mienne. Le temps est une notion bien abstraite lorsqu’il s’écoule en ta présence. Il se compresse, se distend, devient soluble et se fond dans une sorte d’amnésie, une réalité au-delà de tout rêve. Il fait jour c’est déjà un indice. Le soleil caresse nos corps dénudés qui se lianent inconsciemment l’un à l’autre. Les bruits de la ville s’étaient suspendus pour ne pas venir troubler notre sommeil et je les entends reprendre petit à petit leur activité au loin. Le nez enfoui dans ta crinière, je commence à t’agacer de mon ventre qui épouse le creux de tes reins avec envie. Je m’en veux presque de chercher à rompre la plénitude d’un tel instant, mais plus fort que ce bonheur, il y a le désir. Le désir profond de retrouver ta bouche et me perdre dans tes yeux. Ecouter tes soupirs d’aise et mesurer à quel point tu peux te sentir bien dans mes bras.
 
A force d’insister, tu reviens lentement à moi et notre présent. Tu finis par te retourner et te poser sur ma poitrine, accompagnant ton geste d’une déferlante de mèches folles qui s’échouent sur ma peau. Mes doigts filent au travers de tes cheveux que j’empoigne délicatement et cette sensation divine me donne le frisson. Je sens ta main qui s’éveille, tout comme toi, au rythme lent de la renaissance de l’envie. Tu laisses des empreintes de pulpe, celle de tes lèvres, au fur et à mesure de ta descente vers mon ventre. Je trace du doigt la médiane du sommet de ta nuque à la base de tes reins, pour me perdre sagement entre tes fesses et conclure ainsi cette leçon de géométrie. Tes cheveux inondent mon ventre alors que tu viens de prendre contact avec mon sexe, de la plus tendre des manières. Je me laisse guider par le jeu des sensations que tu m’offres, d’un revers de langue ou la caresse de ta joue. Je me rends bien compte que tu te délectes de ma verge comme d’une gourmandise à part entière, explorant le contour de mon gland velouté, palpant de la langue les veines sinueuses de ma hampe gorgée de jus. Je m’ouvre à toi comme un livre et tu t’introduis sans plus attendre dans la brèche de mon intimité qui s’offre sans retenue. Tes mains se mêlent à ta bouche pour qu’aucun de mes attributs ne puisse t’échapper. Je deviens l’instrument de luxure que tu espérais et tu as bien l’intention d’en user … et en abuser !
 
Une activité intense règne au cœur du triangle d’or formé par mon sexe bandé à l’extrême et mes bourses qui roulent entre tes doigts ou tes lèvres, je ne sais plus très bien. Ton développes ton art à la perfection, ne négligeant aucun aspect de ce qui pourrait me rendre dingue, mais avec la plus grande douceur, toujours. Je fonds dans ma tête comme dans ta bouche qui me savoure avec appétence. Tes doigts jouent de mes boules mais je crains fort que ça n’arrivera pas à te calmer. Soudain l’envie se fait plus forte et s’insinue entre mes fesses accueillantes. Tu viens flirter avec le plus intime de mes secrets, titillant du bout de l’ongle mon œil de velours. Mais ta bouche ne veut pas être en reste de cette découverte excitante. Gobant au passage mes fruits onctueux et lisses que tu fais sauter sur ta langue, tu te diriges enfin vers une autre variété de plaisirs gustatifs. Sans hésitation tu franchis le pas d’une porte qui se dérobe sans contrainte et tu te mets à sonder mon antre dans les moindres détails. Je sens ta langue qui tournoie dans mon fondement et je m’apprête à décoller pour une destination inconnue. Je virevolte et c’est maintenant à quatre pattes que je t’abandonne ma croupe, dodelinant des fesses comme une petite chienne. Je suis à toi. Tout à toi !
 
Tu te glisses sous mon corps, tête bêche, et je redécouvre ton sexe qui ne peux dissimuler son émoi. Mes yeux sont rivés sur tes babines trempées de mouille et je n’ai qu’une envie, les sucer ! Mais je ne dois pas oublier qu’il y a bien mieux à faire pour le moment que de penser à me rassasier de ton intimité. Je me redresse et me cambre, mettant à ta disposition ce qui va devenir ton plat de résistance. Ta bouche se ventouse à ma petite corolle que tu transperces de ta langue fourchue. Je n’ai comme unique latitude que celle de venir caresser ton sexe de mes doigts et constater que ton petit bouton n’a rien à envier à ma vigueur. Je commence à sérieusement dévisser et perdre le contrôle de la situation qui dorénavant sera la tienne. Je me jette en avant, arborant une croupe insolente tout en tortillant du cul comme une chatte en chaleur. J’ai passé la vitesse du son c’est certain, mais ce que je veux avant tout, c’est exploser Mach 2 !
 
Je fends ta vulve de mon vigoureux braquemart et le fais coulisser entre tes lèvres que je dégage comme des portes battantes. Mes couilles se crashent dans la broussaille de ta toison battue par le vent de folie qui m’emporte au-delà de toute raison. Il n’y a plus à attendre, ni à hésiter. Tu plantes ton doigt au fond de mon rectum et je me cabre comme un cheval fou. Tu en profites pour saisir mon membre palpitant que tu t’empresses d’actionner pour amorcer je ne sais quelle pompe. Mes plus bas instincts reprennent le dessus et c’est avec une forte dose d’animalité que je viens au contact de ton doigt inquisiteur. Mes appels rauques te réclament plus, toujours plus. Tu me remplis de tes doigts, un à un, jusqu’à me propulser vers l’extase. Ton autre main ne cesse d’extraire à chaque pression le long de ma colonne un long filet de nectar qui s’écoule sur ton ventre. Je donne des coups de rein pour que tu me défonces totalement et que rien de cette folle envie ne te soit interdite. Mais la jouissance absolue de la sodomie ne doit pas occulter celle qui te fera le don de ma semence. Je n’en peux plus de jouir ainsi … c’est étrange de devoir écrire cela. Je pourrais me laisser fouiller encore et encore, pendant que ta main s’amuserait à malaxer mes bourses ou me branler sans ménagement. Mais il faut en finir, vraiment !
 
Je reprends mes esprits, les derniers probablement à ce stade de la situation. Je me détache de cette étreinte qui ne m’entraînera pas jusqu’au bout de ce que devrait être un orgasme conventionnel. J’ai dépassé les bornes et je dois retrouver un soupçon de raison pour revenir à toi. Je me pose près de ton visage et je vois ton regard illuminé qui témoigne de la jouissance ressentie lors de cette aventure hors du commun. Une seule constante perdure, tes doigts qui n’ont pas quittés mon fondement. C’est ma main à présent qui file le long de ma queue, pendant que la tienne s’affaire entre tes jambes. J’adore te voir te caresser, astiquer ton petit bouton et plonger tes doigts tout au fond de ton antre pour en tirer le meilleur. J’ai l’impression que tu apprécies aussi de me voir me masturber à quelques centimètres de ta bouche. Soudain je me tends et mon ventre se creuse. Ma respiration se fige pour contrôler les derniers instants avant que l’orage éclate. Mon cerveau s’électrise et ma vue se trouble sur les ultimes images de ta main qui embrase ton intimité. Le voile se dissipe légèrement, le temps que tu lises dans mes yeux que le moment est proche, tout proche.
 
Mes prévisions les plus optimistes volent en éclat car c’est bien à Mach 3 qu’une onde de choc vient frapper mes reins. Dans un dernier éclair tes doigts viennent foudroyer mon fondement alors que je déverse au fond de ta gorge mes salves brûlantes comme un rêve inespéré. Je perds conscience quelques instants, le temps de revenir à la réalité d’une jouissance bien terrestre mais avec le sentiment partagé d’avoir tutoyé les étoiles …
 
 
 
Illustration : Serpieri
 
 
Par Philo - Publié dans : Tant, Tout & Toi
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