Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /Juil /2008 19:00
 
 
 
 
Je déguste chaque grain de peau qui se présente sous ma bouche gourmande. Lentement je me laisse dériver jusqu’à ta poitrine, invitant tes tendres mamelles à caresser mes joues. Je finis  par gober l’un après l’autre, tes petits bonbons acidulés dont je suis friand. Ton mamelon roule sur ma langue et je le devine s’enhardir de plus belle, soudain piégé par ma mâchoire de velours. Mon torse flirte avec la pointe de tes seins, juste pour te faire sentir à quel point je peux être ton semblable. Je te chevauche de mon corps incandescent et me décide enfin à te faire découvrir les attributs de mon emprise. Je m’échoue sur ton ventre concave qui se fait le témoin privilégié de ma vigueur bouillonnante. Je dépose au creux de ton fin buisson quelques perles de rosée. Tes mains s’animent pour participer à la fête et palper avec un certain empressement, le modelé de mes fesses. Je me soulève pour admirer ton corps dominé par le mien. Mais il n’y a pas plus douce domination que la mienne. Tu enfonces tes ongles dans ma poitrine mais le supplice est divin. Prenant soin de ne pas marquer ma peau de ton empreinte, tes griffes me pénètrent à cœur et je me rends à toi et te livre mon âme. Tu dévales mon torse, puis mon ventre, traçant des saignées éphémères qui se font coulées de lave à l’approche de mon sexe au bord de l’éruption. Je l'empoigne et me frotte avec délectation le long de ta fente. Je n’ai qu’une envie, arrêter ce manège infernal qui va avoir raison de moi.

Mon pieu esquive le petit rocher que je polis de mon gland satiné et tu sens soudain mes veines palpiter au creux de ton antre redevenue le siège de mes tourments. Je me cabre et d’un coup de reins te pénètre jusqu’à la garde. Ton fourreau brûlant m’enrobe de sensations voluptueuses et j’ai l’impression de me fondre dans ton corps sans espoir de retour. Je navigue sur un océan d’ivresse tandis que je reprends vie et m’applique à ne rien négliger de ton antre que je fouille de fond en comble. L’union sacrée de nos corps enlacés ne pourra se défaire que dans la sueur, les soupirs, et la jouissance. J’ondule adagio, laissant mes reins t’étreindre dans un mouvement dont la fluidité n’a d’égale que la tienne, celle de ton intimité, où je me fonds en larmes salées. Nos bouches se font désirer, nos langues se cherchent et s’entrelacent. A chacun de mes assauts tu expires comme s’il s’agissait de ton dernier souffle. Tu te cabres sous mes sollicitations qui te chavirent et te font délicatement rouler aux confins de la volupté . Mes doigts se perdent dans tes cheveux fous tandis que ton visage s’ouvre à la jouissance. Je dévore ta gorge et mes dents sont tentées d’y imprimer des marques de tendresse absolue. Ton corps s’anime de la même ferveur, accordant l’onde chaloupée de ton ventre au rythme incessant de ma verge qui creuse en toi un profond sillon, dans l’espoir d’y semer les graines de notre amour fertile.

Je me redresse soudain dans l’exaltation de la féerie de nos corps imbriqués l’un dans l’autre. Tes jambes en éventail glissent sur mon torse et se nouent autour de mon cou. La tension ne peut être plus forte qu’à cet instant où j’ai l’impression de flirter avec le fond de ton âme. Saisissant tes cuisses je te crochète à moi pour que tu t’imprègnes de ma puissante vigueur, au plus profond de ton intimité. Je te parle un langage de chair et de sang, comme celui qui coule dans mes veines que tu sens palpiter en toi, au rythme de mon cœur qui s’emballe. Ma bouche caresse tes chevilles. Je suçote l’extrémité de tes orteils, puis ma langue se fait mutine en les torturant un à un. Tes pieds plaqués contre ma poitrine, j’imprime à mon organe vital une allure soutenue qui chante à nos oreilles. Mes ruades se concluent à chaque fois de la même manière, lorsque mes bourses s’écrasent mollement entre tes fesses et viennent se lover dans la petite coupelle de ton oeil de velours. Des flots d'écume débordent du lit de ta rivière d’envie, venant éclabousser mes prunes lisses et les couvrir de nectar. Le roulis de tes hanches associé à tes coups de boutoir répétés qui frappent le siège de mon ardeur, ne laisse aucun doute sur l’issue fatale de notre corps à corps. Je ne trouve d’autre moyen pour freiner ton emprise, que de venir détourner l'attention sur une de tes faiblesses.

Mon pouce décalotte ton clitoris et se met à tournoyer avec frénésie pour t’emporter dans une valse damnée qui te fera défaillir si tu te laisses prendre au jeu. Ne t'avouant pas vaincue, tu roules sur le côté et je m’ancre à ton bassin pour ne pas perdre prise. Dans une lutte toute sensuelle, mais sans merci, je retrouve mes repères, épousant le galbe de tes fesses, me fondant dans ton antre, bien planté jusqu’à la garde. Mes mains virevoltent, caressent, pétrissent, profitent de toi et de tout alors que nos corps s’embrasent. Nos doigts se croisent dans le même désir d’assouvir cette soif de jouissance qui s’empare de nous. Tu presses mes bourses pour les vider de leur substance pendant que je branle entre deux doigts, ta petite queue épanouie à l’extrême. Tu m’appelles et réclames ma semence au plus profond de ton être. Je me meurs dans les innombrables salves que je déverse dans ton ventre et que tes répliques orgasmiques ne font que déclencher sans fin. L’orage se dissipe lentement au creux de nos corps enlacés et tremblants.

Notre entité se révèle au monde...

FIN.
 
 
 
Photo : auteur inconnu.
 
 
 
Par Philo - Publié dans : Tant, Tout & Toi
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