Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /Nov /2006 09:24


Les lueurs de l’aube s’invitent en silence dans notre matin calme...
 
Un rai de lumière file au travers de l’entrebâillement de la fenêtre sans toutefois venir perturber ton sommeil. J’ouvre les yeux sur le plus beau des paysages. Je regarde cette lumière douce caresser ta peau et épouser les  courbes de ton corps, dans les moindres détails.
 
Mon regard se fond dans ton épiderme jusqu’à ressentir la quiétude qui est la tienne lorsque tu te sens si bien. De cambrure en galbe, je m’arrête un instant sur la vision de tes seins  aux pointes acérées qui tranchent le clair-obscur de ta fine silhouette.
 
Mon chemin suit des volutes de désir qui me conduisent immanquablement  vers le creux de tes reins et l’oasis de ton ventre où j’aime me ressourcer. Je retiens ma main pour ne pas mettre de désordre dans le fin buisson de ton intimité. En te contemplant ainsi, je comprends mieux le sens du mot Harmonie...
 
Des voix enfantines viennent soudain troubler cet instant magique où le temps semble s’être arrêté. La journée commence pour certains alors que nous avons tout le temps de savourer la nôtre. Tu te lianes et t’étires langoureusement comme une chatte qui me donne terriblement envie de lui caresser le poil.
 
Je pose ma main délicatement sur ton ventre chaud et je perçois ce qu’il y a de plus doux, de plus tendre, ce qu’il y a de plus vrai en toi. Tu te loves doucement contre mon corps qui s’imbrique parfaitement dans le tien. Dire que nous ne faisons qu’un est bien loin de mon ressenti en pareil moment.
 
Ton visage trouve naturellement sa place dans le creux de mon épaule et tu accompagnes d’un soupir attendrissant, l’ouverture de tes yeux. Il est encore trop tôt pour les mots, mais ce que nous nous disons déjà, le regard plongé dans celui de l’autre, vaut bien le plus passionné des discours.
 
Mes lèvres flirtent avec les tiennes tandis que je t’attire de plus en plus vers moi. Cette envie quasi animale, ce réflexe épidermique de vouloir te sentir toujours plus proche. Mes doigts glissent sur ta peau et je te redécouvre enfin. J’ai besoin de te palper, de te pétrir pour me persuader que tu es bien là. Le passage obligé de la reconnaissance.
 
Ta bouche a la saveur subtile de ce moment privilégié où je bois tes mots d’amour du bout des lèvres . Une vague de tendresse infinie déferle de tes yeux et m’inonde de bien-être.
Tu es entre mes bras l’être le plus délectable qu’il soit et je fais de la fusion de nos âmes, l’expression d’une paix qui se voudrait universelle.
 
Nous repoussons inconsciemment l’instant où sera prononcé le sésame qui pourrait mettre le feu à nos sens en alerte. Mais débordés par cet Amour qui nous emporte, nos bouches s’unissent et nos langues s’enlacent, à l’image de nos corps avides de jouissance.
 
Il fait jour à présent et si le soleil n’est pas éclatant ce matin, notre Amour l’est, sans conteste...
 
 
 
Illustration : Banni Le Kinnison
 
 
Par Philo - Publié dans : Tant, Tout & Toi
Laissez votre trace - Découvrir vos 8 traces ...
Retour à l'accueil

Commentaires

Chaque matin que Dieu fait (et Elle m'en fait un tous les matins la bougresse !!!), je me souviens .... et je souris ...  Etre plus aimée que dans ce regard, devenir un Tant pour être un Tout ...

Jamais avant ... et jamais plus après ...

commentaire n° :1 posté par : Muadhib le: 24/11/2006 à 13h04

un moment que je n'était pas venue ,je voulais vraiment prendre le temp de te lire et pas juste survolé ,waouhh ,j'ai eu ma dose une bonne dose comme tu sais toujours d'ecrire ces moments fabuleux ,je suis rassasié ,mais jamais bien longtemp de tes écrits .


je te dit merci et oui ...


et te fais un énorme bisoux.


a tres tres bientôt.


annie.

commentaire n° :2 posté par : annie le: 24/11/2006 à 15h30
inaltérable, inépuisable la source de votre amour... bisousdoux
commentaire n° :3 posté par : yzandrine le: 20/12/2007 à 11h34
Je viens de relire cet éveil qui est semblable au dernier que j'ai pu écrire car la magie de l'aube est inaltérable dans ses bras.
Les mots d'hier et d'aujourd'hui sont restés les mêmes car rien n'a vraiment changé et ne pourra réellement changer, quoiqu'il arrive ...
Bisoudoux
réponse de : Philo le: 20/12/2007 à 13h26
Même loin de Toi, mes réveils rejoignent tes pensées. Première pensée du matin pas chagrin et dernière pensée du soir pleine d'espoir.

Je t'Aime ...
commentaire n° :4 posté par : France le: 21/12/2007 à 06h25

Je découvre votre matin ce soir et je vous envie même si ce matin là n'est plus. Il y en aura bien d'autres à n'en pas douter et ça aussi je vous l'envie et je vous le souhaite, vraiment... J'aime vos mots Philo !

commentaire n° :5 posté par : gicerilla le: 05/04/2008 à 19h06
Ce genre de matin est à souhaiter à tout le monde !
Dommage que ce soit si rare tout en espérant qu'il y en ait encore ...
Merci pour les vôtres, de mots.
Bises Gi.
réponse de : Philo le: 07/04/2008 à 09h09
Bonjour Philo,
oui je suis de retour, c'est un vrai bonheur, ça faisait si longtemps, ça me manquait beaucoup. Je n'ai pas eu le temps pour l'inspiration car je me suis occupée de ma santé et de ma remise en forme, maintenant que je suis d'attaque, je peux me consacrer à mon blog. J'ai certes pas plus de temps qu'avant mais j'essaierai de faire de mon mieux pour laisser mon blog vivre...
Bonne journée
Val
commentaire n° :6 posté par : Valérie le: 07/04/2008 à 09h56
Content du retour de la Cop ! :))
La dernière fois que je t'ai vue c'est sûr un cheval d'acier et te voilà à présent sur une bête de race ! Quelle classe ...
Je ne manquerai pas de venir voir comment cela se passe chez toi.
Bisous Val.
réponse de : Philo le: 07/04/2008 à 22h55
Jolis mots pour dire les sensations qui n'ont pas de mots...
Un peu de votre amour nous éclabousse joyeusement à la lecture, et reste, comme une preuve que le monde est beau...
commentaire n° :7 posté par : Ambre le: 11/07/2009 à 20h01

Même s'il faut conjuguer tout ceci au passé, cela demeure un merveilleux rêve ...

réponse de : Philo le: 12/07/2009 à 21h47

Philo, c'est parti. Je te lis. Pas trop tôt, me diras-tu, et tu auras bien raison. Trop d'émotions, ces derniers jours. Trop d'actes et d'actions. J'aime bouger dans tous les sens. Mais là, tout d'un coup, j'ai envie de me poser à tes côtés et de te découvrir encore plus. Je vais commencer à t'apprendre par tant, tout et toi. Parce que j'ai bien compris l'importance de ce morceau de vie. Tes mots sont aussi doux que le miel. Je prends mon café et je continue...

commentaire n° :8 posté par : Cassandra le: 30/06/2010 à 09h28

Je n'ai pas fait exprès, mais réponds en dernier à ton premier commentaire ouvrant la lecture assidue de mon oeuvre !

C'est une bonne idée d'avoir commencé par les textes de cette rubrique, ce qui m'a obligé de me replonger dans certains souvenirs que je croyais effacés pour toujours. Mais ils sont bien là en fait ...

réponse de : Philo le: 01/07/2010 à 13h52

L'heure tourne !

     

Coup de pouce !


Le Roman
de la
Femme-Lionne


en vente
ici
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés