Partager l'article ! Réponse à l'envie I: Elle lui tourne le dos, elle cherche son plaisir, incendiant ses sens, ses mains glissant sur sa vulve ourlée d ...
Elle lui tourne le dos, elle cherche son plaisir, incendiant ses sens, ses mains glissant sur sa vulve ourlée de son bourgeon qu'elle évite soigneusement. Je suis émerveillé de la voir faire. Je
la laisse parachever seule son oeuvre d'amour. C'est là, entre ses cheveux qui encadrent son visage, qu'elle m'aperçoit.
Elle murmure juste ... viens ...
Je me pose près de toi, agenouillé sur le sol. Mon regard rasant esquisse tes lignes de fuite pour donner à ton corps plus de perspective encore. Mes mains effleure le drap froissé avant de se refermer sur tes fines chevilles. Le clair de lune irise ta peau laiteuse comme s’il s’agissait de la surface de l’océan. Un océan sur lequel je prend le large, laissant mes yeux dériver au gré du tangage de ta croupe qui dodeline avec arrogance. Je distingue ton œil briller dans l’obscurité. Un œil qui me fixe et me répète inlassablement … viens…
Je te tire doucement par les chevilles. Tu viens lentement à moi et au fur et à mesure de ta progression, mes doigts palpent le satin de tes mollets, puis de tes cuisses. Mes mains t’ouvrent en éventail tandis que ton ventre se soulève. Dans une posture délicieusement obscène, tu m’offres la faille béante de ton intimité que tes doigts avides de jouissance viennent d’abandonner. Un sirop léger coule le long de tes cuisses et je viens en lécher les traces à grands coups de langue. Je me délecte de cette écume au parfum sauvage qui excite mes papilles comme mon sexe, qui se tend à l’extrême contre le bord du lit. Le visage de nouveau plongé dans tes oreillers, tu étouffes un soupir de bien-être au moment où d’un revers de langue, je lisse tes chaudes babines imprégnées de cyprine. Ton sexe est brûlant comme la braise. Il sent si bon, épiçant de ses effluves magiques tout ce que peut m’apporter ce fabuleux voyage au cœur de ton intimité. Mes mains se glissent sous ton ventre parcouru de vagues incessantes qui le creusent avec délicatesse. Je te crochète par les hanches et te porte à ma bouche sans aucun artifice. Ma langue plonge dans ton antre gorgée de miel et mon nez se fond dans le tendre berceau de ton petit orifice. Je fouille de long en large ta grotte primitive et mes lèvres embrassent les tiennes pour le plus intime des baisers. Je bois à notre passion une gorgée de ton fin breuvage et c’est un véritable nectar que je sens couler dans ma gorge.
Soufflant un vent tiède pour gonfler tes voiles avant de reprendre mon voyage vers une autre destination, je m’échoue entre tes fesses, au creux d’un monde mystérieux qui m’enivre déjà et me fait perdre tout repère. Du bout de la langue je contourne un instant l’obstacle et je me décide enfin à me laisser tenter par le chant envoûtant des sirènes. Je crie « Terre ! » et pose définitivement pied du bout de la langue sur ton rivage inconnu . L’aventure est grisante car je sens ta chaude corolle s’épanouir et m’inviter à franchir le pas vers un monde luxuriant. Je m’enfonce dans le trouble de sensations hors du commun, me rassasiant d’interdits et de tabous que je dévore à pleine bouche. Ma langue se fait l’instrument de la plus douce des tortures. Tu me supplies d’en finir car mon traitement est insoutenable mais trop subtil pour t’arracher cette jouissance que tu aimerais consommer à ta manière, avec violence. Mais je continue suivant mes propres désirs et c’est à petit feu que tu vas te consumer…
Mes mains empoignent tes fesses et mes doigts se plantent dans le moelleux de ta chair tendre. Tu grognes ta colère tout en étouffant tes cris dans l’oreiller que tu plaques contre ton visage. Libérant une main, tu viens à la rescousse de ta vulve en feu. Tes doigts s’affairent au cœur du brasier de ta fente chauffée à blanc, que tu écartèles fermement pour en dégager ton clitoris bandé comme un arc. A peine effleuré, il explose sous tes doigts et déclenche le séisme qui va avoir raison de ton esprit tourmenté par tant d’envies incontrôlables. Tu branles avec frénésie ton petit bouton alors que ma langue te baise sans concession. Je mordille ta petite figue et l’aspire au fond de ma bouche, ce qui te donne l’impression d’être happée dans une spirale infernale et de disparaître en moi. Tu te cabres et tes muscles se tendent. Ton corps t’abandonne et tu sens une longue déferlante prendre naissance dans le plus profond de ton être. Tes mains se crispent et je les saisis au passage, sans renoncer pour autant à mon œuvre diabolique. Ton anneau se resserre sur ma langue, me retenant prisonnier durant le siège de ton fondement. Je sens que l’issue fatale de notre étreinte va bientôt t’emporter au-delà de Moi, au-delà de Toi, au-delà de Nous…
Dans un dernier sursaut tu relâches ton emprise, avant de mourir dans un arc en ciel d’une beauté absolue. Je te retiens pour que tu ne me quittes plus un seul instant. Je te veux en moi comme je suis en toi. Et de spasmes en répliques je lutte pour ne pas défaillir et te perdre à l’instant même où jaillit une cascade qui ruisselle sous ton ventre et me comble d’ivresse. Assoiffé d’une jouissance sans nom, je m’abreuve de la tienne, jusqu’à la dernière goutte, jusqu’au dernier spasme...
Photo
: Sébastien VELLA
Traces