Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /Août /2009 13:41



Elle lui tourne le dos, elle cherche son plaisir, incendiant ses sens, ses mains glissant sur sa vulve ourlée de son bourgeon qu'elle évite soigneusement. Je suis émerveillé de la voir faire. Je la laisse parachever seule son oeuvre d'amour. C'est là, entre ses cheveux qui encadrent son visage, qu'elle m'aperçoit.

Elle murmure juste ... viens ...  

 

 

Je me pose près de toi, agenouillé sur le sol. Mon regard rasant esquisse tes lignes de fuite pour donner à ton corps plus de perspective encore. Mes mains effleure le drap froissé avant de se refermer sur tes fines chevilles. Le clair de lune irise ta peau laiteuse comme s’il s’agissait de la surface de l’océan. Un océan sur lequel je prend le large, laissant mes yeux  dériver au gré du tangage de ta croupe qui dodeline avec arrogance. Je distingue ton œil briller dans l’obscurité. Un œil qui me fixe et  me répète inlassablement … viens…

 

Je te tire doucement par les chevilles. Tu viens lentement à moi et au fur et à mesure de ta progression, mes doigts palpent le satin de tes mollets, puis de tes cuisses. Mes mains t’ouvrent en éventail tandis que ton ventre se soulève. Dans une posture délicieusement obscène, tu m’offres la faille béante de ton intimité que tes doigts avides de jouissance viennent d’abandonner. Un sirop léger coule le long de tes cuisses et je viens en lécher les traces à grands coups de langue. Je me délecte de cette écume au parfum sauvage qui excite mes papilles comme mon sexe, qui se tend à l’extrême contre le bord du lit. Le visage de nouveau plongé dans tes oreillers, tu étouffes un soupir de bien-être au moment où d’un revers de langue, je lisse tes chaudes babines imprégnées de cyprine. Ton sexe est brûlant comme la braise. Il sent si bon, épiçant de ses effluves magiques tout ce que peut m’apporter ce fabuleux voyage au cœur de ton intimité. Mes mains se glissent sous ton ventre parcouru de vagues incessantes qui le creusent  avec délicatesse. Je te crochète par les hanches et te porte à ma bouche sans aucun artifice. Ma langue plonge dans ton antre gorgée de miel et mon nez se fond dans le tendre berceau de ton petit orifice. Je fouille de long en large ta grotte primitive et mes lèvres embrassent les tiennes pour le plus intime des baisers. Je bois à notre passion une gorgée de ton fin breuvage et c’est un véritable nectar que je sens couler dans ma gorge.

  

Soufflant un vent tiède pour gonfler tes voiles avant de reprendre mon voyage vers une autre destination, je m’échoue entre tes fesses, au creux d’un monde mystérieux qui m’enivre déjà et me fait perdre tout repère. Du bout de la langue je contourne un instant l’obstacle et je me décide enfin à me laisser tenter par le chant envoûtant des sirènes. Je crie « Terre ! » et pose définitivement pied du bout de la langue sur ton rivage inconnu . L’aventure est grisante car je sens ta chaude corolle s’épanouir et m’inviter à franchir le pas vers un monde luxuriant. Je m’enfonce dans le trouble de sensations hors du commun, me rassasiant d’interdits et de tabous que je dévore à pleine bouche. Ma langue se fait l’instrument de la plus douce des tortures. Tu me supplies d’en finir car mon traitement est insoutenable mais trop subtil pour t’arracher cette jouissance que tu aimerais consommer à ta manière, avec violence. Mais je continue suivant mes propres désirs et c’est à petit feu que tu vas te consumer…

 

Mes mains empoignent tes fesses et mes doigts se plantent dans le moelleux de ta chair tendre. Tu grognes ta colère tout en étouffant tes cris dans l’oreiller que tu plaques contre ton visage. Libérant une main,  tu viens à la rescousse de ta vulve en feu. Tes doigts s’affairent au cœur du brasier de ta fente chauffée à blanc, que tu écartèles fermement pour en dégager ton clitoris bandé comme un arc. A peine effleuré, il explose sous tes doigts et déclenche le séisme qui va avoir raison de ton esprit tourmenté par tant d’envies incontrôlables. Tu branles avec frénésie ton petit bouton alors que ma langue te baise sans concession. Je mordille ta petite figue et l’aspire au fond de ma bouche, ce qui te donne l’impression d’être happée dans une spirale infernale et de disparaître en moi. Tu te cabres et tes muscles se tendent. Ton corps t’abandonne et tu sens une longue déferlante prendre naissance dans le plus profond de ton être. Tes mains se crispent et je les saisis au passage, sans renoncer pour autant à mon œuvre diabolique. Ton anneau se resserre sur ma langue, me retenant prisonnier durant le siège de ton fondement. Je sens que l’issue fatale de notre étreinte va bientôt t’emporter au-delà de Moi, au-delà de Toi, au-delà de Nous…

 

Dans un dernier sursaut tu relâches ton emprise, avant de mourir dans un arc en ciel d’une beauté absolue. Je te retiens pour que tu ne me quittes plus un seul instant. Je te veux en moi comme je suis en toi. Et de spasmes en répliques je lutte pour ne pas défaillir et te perdre à l’instant même où jaillit une cascade qui ruisselle sous ton ventre et me comble d’ivresse. Assoiffé d’une jouissance sans nom, je m’abreuve de la tienne, jusqu’à la dernière goutte, jusqu’au dernier spasme...



 
                                       Photo : Sébastien VELLA


Par Philo - Publié dans : Envies
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Commentaires

J'ai enfin un peu le temps de venir sur ton nouvel espace :)


J'aime beaucoup la mise en page, trés classe et tes photos en font un décor sexy et raffiné :)


Longue vie à ce "blog" et à toi :))) lol


bisoux doux le Philo

commentaire n° :1 posté par : Messaline le: 13/11/2006 à 17h40

decidement partout ou je passe ce soir tout est trés chaud .


instant magique Philo ,j\\\'aime comment tu décrit ,comment tu le vis .


merci.


bisoux

commentaire n° :2 posté par : annie le: 13/11/2006 à 23h47
Oh je l'avais lu hier ... une bonne centaine de fois ... rythme cardiaque très accéléré, petites gouttelettes de sueur au front, légère humidité, vagues de chaleur entre bassin et plexus solaire ... symptômes d'un émoi n'est-ce pas ? ... et de savoir que ce n'est pas fini ne va sûrement pas m'arranger.

Quand je te disais qu'il fallait que tu gardes une clé ... tu vois ?!!!! ...

Je t'embrasse comme je t'Aime ...
commentaire n° :3 posté par : Muadhib le: 14/11/2006 à 08h43
Depuis quand dit-on merci Annie ? Si tu trouves autant de plaisir à me lire que j'ai à te lire, alors tout bien ! Enfin bien... Y a de la perte en ligne quand même...

Bisouxxxx pour et merci pour ton passage !

Euh... J'ai dit quoi là ? :))

 

******

Coucou Messa, il y a bien longtemps que je ne t'ai plus vue !

Je ne sais pas si c'est classe ici car ce n'est pas trop mon style, mais il est à mon image, sobre et dépouillé, comme sur mes photos... :))

Kissoudoux.
commentaire n° :4 posté par : Philo le: 14/11/2006 à 08h43
Non mais tu le fais exprès Muadhib de déposer ton commentaire au moment où j'envoie le mien ?

Une centaine de fois ??? Je vais aller vérifier ça dans les stats puisqu'il parait qu'on peut le faire !

Il ne faut pas t'etonner si tu restes collée à l'écran après... ou plutôt au fauteuil...

Comme je disais à Annie, il y a de la perte en ligne...

Moi la chocolatine j'aime bien la savourer avec la langue au départ, au petit déjeuner ou au goûter. A lal limite à dix heures si j'ai un petit creux. Remarque le soir ce n'est pas mal non plus... Et en pleine nuit ? Heinnnn ??? En pleine nuit !!! Etre réveillée par une chocolatine !!! Heinnggggg ?????? Naaaannnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
commentaire n° :5 posté par : Philo le: 14/11/2006 à 08h52

Réveilléééeee par une chocolatiiineeee ???? Yaaahoooooooo !!!!! La Souris court vite ... méfie toi ! Elle pourrait débarquer vite fait !!!

Pas de problème pour mon fauteuil. Les responsables du matériel ont compris. On me le change en gros tous les mois ...


Biiizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

commentaire n° :6 posté par : Muadhib le: 14/11/2006 à 11h00
je suis tentée, après la lecture de "réponse à l'envie I" de souffler sur la voile du bateau ivre que tu as fait apparaitre dans mon esprit, tel celui de Rimbaud mais dans une version érotique qui n'appartient qu'à toi. Quoiqu'il en soit l'ivresse est au rendez vous et le délicieux naufrage aussi.

baisers d'écume

Armandie
commentaire n° :7 posté par : armandie le: 13/08/2009 à 10h50
Je suis comblé si j'ai pu t'entraîner à la dérive de mes mots. Il est des voyages qu'il ne faut jamais se refuser, même si l'on doit s'abandonner au chant des sirènes ...

Baisers Armandie. 
réponse de : Philo le: 13/08/2009 à 21h36
Oulaaa,
Philo tu as passé tes vacances à la mer, c'est clair...
Et la nostalgie te donne une inspiration éroticomarine qui me plait tant!
Retour en force!
Bizoo
commentaire n° :8 posté par : Miss Anis le: 17/08/2009 à 21h34
Je note la formule ... inspiration éroticomarine 
Mais je n'étais pas à la mer, plutôt à crapahuter dans des chaos de shiste et de granit ...
C'est moins glamour mais plus dépaysant !
Bizoo la Miss.
réponse de : Philo le: 18/08/2009 à 12h33

Coup de pouce !


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