Perchée sur mon visage, mon oiselle s'adonna à une étrange parade nuptiale, frottant avec insistance son clitoris sur l'arête de mon nez. Je me suis demandé si elle ne se trompait pas de perchoir, mais à l'entendre glousser de la sorte, je compris vite qu'elle se délectait de cette friction nasale. Mon organe olfactif pénétra lentement son intimité au fil des ondulations de sa croupe, tandis que mes narines se gorgeaient de sirop léger. La chaude moiteur de son pubis balayait mon front, pendant que son clitoris roulait dans la broussaille de mes sourcils. Ma peau s'imprégnait de ce parfum d'envie qu'elle ne cessait de répandre à grand renfort d'effluves épicées. Elle avait probablement perdu toute notion objective sur la manière de conclure notre étreinte, et je n'étais pas loin moi non plus d'envoyer balader la plupart de mes repères ...
Je la renversai sur le lit pour mettre fin à ce jeu pervers qui avait aiguisé mes sens et décuplé mon ardeur. Avant qu'elle ne rassemble les bribes de son esprit morcelé, j'avalai d'un trait les pétales de sa vulve gouleyante. Ses lèvres tendres et fondantes papillonnaient sur ma langue, alors que je m'apprêtais à téter avec malice son petit bourgeon. Je ne me lassais pas de saliver le long de sa fente écarlate, y plongeant mon visage pour le parer d'un baume mielleux qu'elle produisait en abondance. Le cordon des boules de geisha vint s'enrouler autour de ma langue et me rappela soudain qu'elles étaient toujours incrustées dans sa chair...
Je crochetai la boucle d'un doigt et commençant à tirer lentement, j'observais l'éclosion de sa fleur au passage de la première boule. Elle lui arracha une plainte lascive et pour l'encourager à miauler davantage, ma langue se mit à laper son bonbon tendre comme du petit lait, hérissant les poils de sa fine toison. A l'évidence, j'allais prendre mon temps pour l'extraction de la seconde sphère. Je tirais, puis relâchais la pression au moment même où elle pensait être libérée de cette étrange contrainte. Je fis sauter le dernier verrou en tirant d'un coup sec la cordelette, ce qui déclencha une ruade impromptue de ma Pouliche. Pour me faire pardonner, je vins balancer mon trophée au-dessus de ses lèvres pulpeuses pour lui faire goûter le fruit de ses multiples renoncements. Elle lécha avec gourmandise les boules enrobées de son nectar que je glisssais l'une après l'autre entre ses lèvres. Pour finir, nos langues fusionnèrent dans la ferveur d'un profond baiser ...
Agenouillé contre son flanc gauche, je repris doucement contact avec son corps, du bout des doigts. De caresses légères en furtifs effleurements, je survolais ses seins électrisés, son ventre creusé d'impatience, et son sexe bouillonnant de toute cette jouissance qui ne demandait qu'à déferler au prix d'une extase totale. Ma main gauche vint délicatement coiffer son pubis tremblant. Majeur et annulaire glissèrent dans son antre gorgé de miel. Je pris appui avec l'index et l'auriculaire pour imprimer un mouvement de bas en haut, vif et répété, oubliant momentanément tout ce que j'avais appris sur les secrets du plaisir féminin. Ma main droite prit place à son tour sur son mont de Vénus et le comprima avec fermeté. A peine esquissé, ce nouvel attouchement porta ses fruits, de manière inespérée ...
Alors que son corps se cambrait de délice au bout de mes doigts, ses râles dégageaient une animalité qui me laissa présager le pire. Je décryptais au fur et à mesure de mon emprise, l'expression d'un plaisir que je n'avais jamais ressenti auparavant. Elle mouillait ... beaucoup trop !
Je continuai de la palper avec vigueur, motivé de la voir ainsi débordante de reconnaissance. Le bruissement sournois de mes caresses se transforma rapidement en borborygmes bruyants qui accompagnèrent en fanfare les râles gutturaux de ma Captive. J'arrachai son bandeau et je découvris enfin l'étendu de son trouble, au travers de la blancheur de ses yeux révulsés. Son sexe se remplissait de plus en plus de cette humeur poisseuse qu'il n'allait pas tarder à déborder. Mais j'étais encore loin de me douter que ce qui avait effleuré mon esprit, allait prendre forme sous mon regard ébahi ...
Une première salve éclaboussa ma main, suivie d'une seconde, puis d'une troisième, plus violente encore. Son ventre se vidait dans le creux de ma main et le trop plein arrosait son ventre, ses cuisses et le drap, au rythme incessant des saccades du puissant geyser. Je maintenais la pression, halluciné par la vision fantasmatique de cette fontaine de jouvence qui ruisselait entre mes doigts. Le flot ne s'arrêtait plus, tandis que le corps de ma Captive se tordait de jouissance. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui se passait, car c'était la première fois qu'un tel ras de marée l'emportait. Je déversais sur son corps toute cette eau vive qui fusait de son ventre, et je pus en oindre sa peau, avant de revenir puiser de nouveau au cœur de la tourmente, de belles rasades de ce chaud breuvage que je n'ai pas manqué de déguster ...
Elle sentait bon l'écume, l'orage et la tempête. Mes lèvres roulaient sur la grève de son corps frémissant, se s'enivrant au passage des traces de cette folle ivresse. Je léchais sa peau saturée de plaisir et de jouissance, tout comme le drap souillé, délimitant à grands coups de langue le vaste paysage de son abandon. Puis dans un élan charnel, je la retournai comme une crêpe, possédé par un sombre désir à assouvir sans concession. Je rampais sur son dos, ma bouche incrustée dans sa nuque pour apaiser ses derniers spasmes. Ma queue serpentait au creux de son fessier en quête de sa proie, et elle ne mit pas bien longtemps à la débusquer à l'orée de sa tendre corolle. Enfin, à la faveur d'un ultime coup de rein, elle combla de vigueur palpitante, l'infortuné orifice ...
Photo : Chloe Dietz
Délices de sentir sur tout son visage le fruit coulant et savoureux des jouissances féminines...
N'oubliez pas de respirer !
Oui, c'est vraiment délicieux quand cela coule de source ...
Je suis scotchée......
On s'y croirait, même...
Il est toujours extremement troublant pour une femme de se découvrir fontaine.
Un orgasme si fort qui se déchaine en flux liberateur...
Moi je trouve ça maginfique.
Scotchée dis-tu ?
Un peu comme moi lorsque je fais un tour chez toi !
Bises de papillon
(c'est vrai que les b de G, c'est sympa à mettre et à porter, mais à retirer...;o( Mais bon, quand c'est fait comme tu le racontes, ça prend une autre dimension !
Probablement les grosses averses de début de semaine ...
Il est vrai que je ne pensais pas autant m'amuser avec ces boules !
Très ludique en fait ...
Bises au papillon.
L'éjaculation féminine , vaste sujet, pourquoi cela fascine t-il autant les hommes? Je suis curieuse, hi,hi!!
La suite va t-elle nous faire part de ton vécu du plaisir? j'aimerais assez j'avoue
Plein de bisous
Armandie.
Je pense que l'éjaculation féminine fascine car elle est une manifestation externe de la jouissance, à l'image de l'éjaculation masculine. Elle devient tout à coup palpable et le sentiment de pouvoir s'en abreuver est magique ...
Je pensais faire part de mon vécu du plaisir dès la première ligne de mes récits !
Mais tu veux sûrement parler de ma propre jouissance, qui tarde à venir ...
Elle arrive, elle arrive ...
Bisous belle Armandie.
bisous
armandie
Il y en a de particulières que j'ai déjà racontées et d'autres que j'ai encore sous le coude, pour de prochaines réjouissances !
Bisous Armandie.
Sauf son titre : pourquoi "viol" ?
Pour ce qui est du titre, il faut se reporter à l'origine de cette chronique pour comprendre ce terme de viol, qui en final est assez usurpé ...
Je vous souhaite une belle journée...
Votre commentaire est une réflexion sur mes textes que je ne m'étais pas faite, je l'avoue humblement.
Je ne pensais pas générer de tels questionnements, entre plaisir et refoulement ...
Je vais réfléchir à tout cela et vous souhaite de passer de bons moments au gré des récits qui peuplent cet espace !
Au plaisir.