Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 16:54




Après l'agréable surprise de te découvrir en chair et en os, je devrais plutôt dire en beauté et en noir, je n'arrivais toujours pas à réaliser que j'étais bel et bien en ta présence. Ta beauté me subjuguait et tout ce que j'avais pu imaginer auparavant n'était qu'un piètre reflet de la réalité. Je me liquéfiais à ton approche, alors qu'il me fallait te rassurer sur la manière dont nous allions aborder cette rencontre. Pénétrant dans ton appartement, j'entrais également dans une sorte de rêve. Un rêve éveillé dont je n'allais probablement plus ressortir. Pourtant, je me suis vite senti à l'aise avec toi, tandis que tu paraissais intimidée. Je m'attendais çà ce que tu me dises que je ne correspondais pas vraiment à l'image que tu t'étais faite de moi. Mais j'ai eu l'impression de te plaire, ce qui m'a surpris, et  me surprendra toujours ...

 

J'avais apporté des croissants et tu as servi le café. Nous avons commencé à discuter de tout et de rien et j'ai fini par poser ma main sur ta cuisse pour rompre la glace de l'impalpable. Tu étais vraiment superbe dans cette robe noire et les cheveux relevés. Rien de ton corps sculptural ne pouvait échapper à mes yeux qui te dévoraient. Nous avons échangé de tendres baisers caféinés et je ne m'imaginais pas encore aller plus loin que ça. Tout me semblait irréel et ce que je savourais déjà du bout des lèvres avait le goût d'une subtile jouissance. Je caressais ta peau soyeuse, si douce, si ...

 

Tu m'as fait comprendre que nous pourrions peut être passer à côté dans la chambre, et j'ai compris que j'allais soudain basculer dans une autre dimension. Il faut bien reconnaître je n'aurais jamais cru à cet instant, s'il n'avait existé. Entrer en contact avec ton corps comme s'il s'agissait d'une véritable expérience extra ordinaire, et encore moins penser que je pourrais en jouir. Ce sentiment ne m'a jamais quitté depuis ce jour et je sais combien j'ai eu de la chance de passer ces quelques heures en ta compagnie. Je t'ai suivie jusqu'à la chambre. Ta robe s'est éclipsée comme par magie sur le chemin. Je t'ai retrouvée allongée sur le lit, toute de blanches dentelles vêtue. Lumière tamisée, musique de fond, douce et enivrante. Tout pour rendre cette atmosphère magique, comme toi ...

 

Toi sublime, je ne trouve pas d'autre mot pour te décrire à ce moment-là. Le fantasme pur devenant réalité sous mes yeux. Ce rêve inaccessible pour quelqu'un comme moi. Tant de beauté qui soudain n'attend plus qu'une chose, que je la rejoigne pour l'honorer de mes caresses. Ma plume frissonne encore en écrivant ces lignes car je sais le temps que j'ai pris pour savourer cet instant, pendant que je quittais mes vêtements. Tu as défait tes cheveux et ma main a effleuré tes chevilles, puis le galbe musclé de tes mollets. Mon regard a pris de l'avance en s'infiltrant entre tes cuisses, pour finir en volupté sur la rondeur obsédante de tes fesses. Mes lèvres caressaient tes jambes, ta croupe, tes épaules. Mes doigts se perdaient dans tes cheveux tressés. Ma peau enfin, contre la tienne, creuset de toutes ces envies qui taraudaient mes sens ...

 

Tu m'as demandé de dégrafer ton bustier, ce que j'ai fait avec beaucoup de plaisir et d'amusement. Au fur et à mesure que je dévoilais ta peau aux lumières ambrées, ma langue glissait le long de ton dos jusqu'au creux de tes reins. J'ai profité de ma présence au-dessus de ton fessier pour ôter ton string. Nous étions enfin nus tous les deux. Tout a été tendre, infiniment doux, très sensoriel. Enlacés dans l'aura légère de ce moment hors du temps, il n'y avait pas d'empressement dans nos caresses. Je me délectais de ta peau, de ta bouche, de tes lèvres, de ton sourire que je buvais à la source. Un sourire ravageur qui demeurera gravé à jamais dans ma mémoire. J'ai gourmandé tes seins aux fruits tendres et fondants comme de la guimauve. Je les ai longuement sucés, j'ai adoré !

 

J'ai posé mes baisers au creux de ton ventre oasis, et j'ai doucement dérivé vers ton intimité. Chef d'œuvre finement ciselé au lissé parfait, que j'avais enfin à portée de bouche. Je me suis délecté du velouté de ton abricot, m'abreuvant de son jus à l'envi. Je l'ai léché, sucé et fouillé de ma langue, sans jamais en être totalement rassasié. Tu as joui dans ma bouche, presque discrètement ...

 

Tu es venue ensuite me cajoler de tes lèvres charmeuse, ravivant mon ardeur à l'extrême. Je t'ai comblée de mon sexe et de sa chair aux veines palpitantes, qui jubilait de pouvoir ainsi te posséder. Je me souviens de t'avoir pénétrée de diverses manières, toutes délicieuses, ne me lassant pas de voir ta croupe se balancer au bout de ma tige. Tu as de nouveau joui et je n'étais pas loin du but moi non plus. J'ai le souvenir de ta bouche allant et venant le long de ma hampe. De ta langue velours papillonnant sur le bombé de mon gland. Une douceur infinie, comme ce rêve incrusté dans le marbre d'un souvenir inaltérable ...

 

 

 

 

Photo : Sascha Hüttenhaim

 

 

  

Par Philo - Publié dans : Flashback
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