Partager l'article ! Soumise V: Me débarrassant définitivement de la chandelle que je plonge dans le seau à glace, je relève ma Soumise et me love co ...
Me débarrassant définitivement de la chandelle que je plonge dans le seau à glace, je relève ma Soumise et me love contre son corps tourmenté. Ma vigueur assiège la vertigineuse cambrure de ses reins pendant que la tiédeur de mon souffle calme les frémissements de sa peau. Je capte incidemment les effluves de son parfum subtil que j'ai négligé jusqu'ici pour ne pas sombrer dans l'indulgence. Mes mains s'engouffrent brusquement dans l'abondance de sa crinière que j'empoigne avec ferveur, saturant mes sens de volupté. Je perds pied, le visage enfoui dans ses boucles folles qui inondent mon esprit de fragrances ambrées. Lentement, mes doigts se résignent à quitter ce paradis sensoriel pour en gagner un autre, celui des pleins et des déliés de son corps généreux. Je file le long de ses bras jusqu'aux entraves qui la lient encore aux règles de notre jeu. Nos doigts s'enlacent dans le silence enfiévré du plaisir conjugué, mais je la sens prendre du recul, comme pour m'inviter à ne pas fléchir. Du moins pas encore ...
Je remonte du bout des ongles vers sa poitrine aux accents aigus qui pointent leur arrogance au creux de mes paumes. Je me grise à leur contact, m'amusant à les enfiler entre mes doigts comme des perles de luxure. Je rétablis une douce emprise, me mettant à pétrir ses seins fermes comme de l'argile, afin de les modeler à la perfection. Empressé de lire sur sa peau l'avenir de mes caresses, je libère mon impatience en dévalant ses flancs pour venir m'ancrer à ses hanches portuaires. Mon sexe en phallus obstiné s'infiltre avec hardiesse dans les interstices de nos corps imbriqués, emplissant sournoisement le sillon de sa croupe incendiaire, tandis que se craquèlent les résidus de cire ...
Ma bouche gourmande son épaule, y incrustant des croissants éphémères comme autant de désirs inassouvis. Je la dirige vers un canapé en évitant au passage les chandeliers brûlants. Je fais comprendre à ma Soumise de s'asseoir, mais elle ne se doute pas un instant que la rudesse du cuir va lui rappeler la présence de l'intrus qu'elle a presque oublié. Elle prend place sur le coussin, sentant le picket s'enfoncer lentement au plus profond de son rectum. Un spasme de surprise fait vite place au soupir de contentement qu'elle laisse discrètement échapper de ses lèvres. Je fouille en vain dans ma mémoire, me demandant où peut bien être passée la clé de ces fichues menottes. Il ne m'a pas semblé l'apercevoir dans le coffret lorsque je l'ai refermé. C'est alors que je la découvre accrochée à un endroit pour le moins insolite ...
Comment ne pas faire le constat que chaque détail de ce jeu a été soigneusement pensé et préparé, pour que je puisse trouver cette clé au moment opportun. La voilà qui fait son apparition, comme une évidence, pendue tel un ornement à son nombril. Je la récupère délicatement, observant du coin de l'œil l'esquisse d'un sourire qui trahit ma Soumise. Je la libère mais reprends vite l'avantage en lui passant de nouveau les bracelets, mais cette fois-ci dans le dos. Cambrée à l'extrême, elle dévoile en toute impudeur l'éventail de ses charmes, appâtant mon regard lubrique au-delà de la bienséance ...
Serait-ce pour me punir qu'elle de se donne ainsi en pâture, se livrant sans réserve à mes plus bas instincts ? Je convoite déjà son antre mielleux baigné dans le stupre, caressant de mes pupilles dilatées, le velours de ses chaudes babines. En découvrant les lambeaux d'écume qui souillent son intimité, je devine à quel point ma Soumise s'est prêtée au jeu et en a tiré profit. Je trouve cela plutôt gratifiant et m'empresse d'en effacer les traces d'un revers langue. « Quel a bon goût ! » me dis-je, en lui assénant de nouveaux coups de langue friands de sa petite chatte. Je néglige aucun des plaisirs qui me sont offerts et lèche avec entrain l'intérieur de ses cuisses finement sculptées. J'en salive à perdre haleine et déverse sur sa peau un baume de douceur qui sème le trouble dans ses pensées. C'est trop bon pour être vrai se dit-elle, alors que le supplice ne venait que de commencer ...
Ma langue savoure sa gloire d'honorer un si beau joyau, lissant avec tendresse les poils bouclés de sa fine toison. Je contemple une dernière fois le spectacle émouvant de son fruit gorgé de jus, pressé sous la contrainte du picket qui ne cesse de poursuivre son œuvre, dans les méandres de son fondement. En prédateur absolu, je me rue sur sa vulve écarlate, l'avalant d'un trait. Ses lèvres en fleur papillonnent sur ma langue qui en extrait goulûment tout le nectar. Je me nourris de son sexe devenu vital pour m'apporter les ressources nécessaires à l'accomplissement total de ma tâche. Ma Soumise défaille presque, écartelée entre deux sentiments. Celui de résister, ou de s'abandonner à ma bouche assassine ...
Photo : Igor Amelkovich
Traces