Je me propulse d’un coup de reins dans l’amas globulaire de ton antre en fusion, accompagnant chacun de tes spasmes pour en capter les résonances stellaires. Alors que tu sembles reprendre peu à peu conscience, je ne fais qu’attiser une nouvelle fièvre qui se propage dans tous tes sens. Ancré à tes cuisses ouvertes sur l’infini de ma déraison, je t’attire inexorablement dans une autre dimension qu’il n’appartient qu’à nous de créer. Les jambes enroulées autour de mon cou, tu te laisses glisser vers l’obscur trouble de l’abandon. Tu t’imbriques en douceur dans le jeu subtil de ma vigueur pénétrante, cherchant à ne rien perdre des sensations qu’elle te procure. Repliant lentement tes jambes contre mon torse, tu m’offres un angle de pénétration optimal dans l’atmosphère vaporeuse de ton intimité au bord du chaos. Et te voici de nouveau en train de flirter avec les étoiles …
Je jubile devant le spectacle de notre parfaire harmonie, contemplant la mécanique bien huilée de mon piston que plus rien ne peut arrêter. Je serre les fesses pour venir au contact des tiennes par le biais de mes bourses que je colle contre ton petit oeillet, me donnant l’impression de toucher le fond de mon imaginaire. Soudain, je sens poindre à l’horizon une fatalité que je ne cherche plus à fuir, mais au contraire accueillir comme une délivrance. Je reviens tout contre toi pour goûter à cette fièvre qui embrase ton corps et le fait se tordre de plaisir. Le museau plongé dans tes boucles folles, je brûle mes dernières ressources entre tes bras qui se lianent à moi pour que je ne t’échappe plus. Je consume mes baisers sur tes lèvres de braise et te supplie une dernière fois de m’accompagner au bout du voyage …
Tu n’es plus qu’une rivière en cru qui déverse à l’infini son flot ardent le long de ma verge palpitante. Les allées et venues de nos sexes gourmands murmurent à nos oreilles une ode sirupeuse qui ne fait qu’accroître notre désir. Tu te cabres au bout de mon pieu qui te fouille sans relâche, libérant cette ultime jouissance que je dévore avec passion. Tes feulements gutturaux exaltent ma ferveur, alors que je sens progresser en moi un torrent de foutre que je vais te délivrer dans l’incandescence de mon esprit qui se fracasse en pluie d’éclairs orgasmiques. Dans un dernier sursaut de cette vie que je sens fuser au travers de mon sexe acculé au paroxysme de la jouissance, je te retire en bête immonde le bonheur de remplir ton ventre de semence. J’empoigne ma queue barbouillée de ton jus et en même temps que je me jette sur le tapis, je te lance avec détermination : « Viens me finir !… ».
Un temps désorientée, je te passe finalement le relais que tu saisis fermement pour finir la tâche qu’il t’incombe de mener à bien. Au bord du Big Bang, je n’attends plus que ton coup de grâce pour me désintégrer aux quatre coins de l’univers ( théorie scientifiquement non vérifiée…), mais au lieu de cela, c’est le velouté de ta langue que je découvre comme arme fatale. Tu te délectes de ma chair et du parfum d’envie que tu lèches tout le long de ma hampe. Il a le goût de cette fièvre qui t’a envahie depuis que tu as perdu patience et que tu t’es jetée sur moi, au lieu de siroter tranquillement notre dernier ti punch. Gobant mes testicules avec allégresse, tu retardes un instant la montée de ma sève. C’est ton tour à présent d’user de tes pouvoirs pour savourer la pulpe de mon fruit juteux, tant convoité …
L’attente devient insoutenable, mais je préfère me soumettre à tes dernières volontés car tu excelles en la matière. Je sens tes dents se planter dans ma peau et ronger mon frein avec appétence. Tu me fais redécouvrir une palette de sensations divines entre la glace et le feu, qui ne vont pas tarder à me faire passer en phase vapeur. Mais bon sang, quand vas-tu te décider à me finir ?…
Je n’en peux plus et te retire le pain de la bouche pour t’obliger à mettre fin à tes agacements de dernière minute. Je suis à deux doigts d’exploser, ou plutôt à cinq … Ceux que tu te décides enfin à faire coulisser le long de ma queue pour me terminer dans les règles de l’art. Tu en profites au passage pour bien malaxer mes bourses et rendre le mélange homogène, favorisant ainsi la fluidité de mon éjaculation. En fait, tu me branles comme une reine et je crois bien que le temps est venu pour moi de ne plus faire le zazou. Je m’accroche au tapis, autant dire à pas grand chose, et mes fesses décollent sans que j’ai eu besoin de leur en donner l’ordre. Nom de Zeusss je vais dérouiller je le sens !!… Ca vient, et en même temps ça ne vient pas … Je me sens en danger car rien ne correspond à ma base de données. J’ai l’impression de jouir avant de jouir et je crois bien que tu vas me faire avaler mon bulletin de naissance si tu continues encore longtemps ton manège. Ce beau manège qui me met la tête à l’envers …
Je grogne … Je grogne et je crie, ne pouvant plus rien contenir de cette jouissance qui a tellement attendu pour s’exprimer. Mon foutre gicle en salves brûlantes sur ton visage et tes cheveux en bataille qui roulent sur mon ventre. Je perds le contact avec ma tour de contrôle que tu continues de palucher avec frénésie, me vidant de toute ma substance. Mes spasmes se calment au contact du satin de ta bouche qui s’est faite le réceptacle de ma vigueur palpitante. Je me love au creux de ta langue, tandis que je reprends lentement mes esprits en caressant tes boucles. Tu soulèves ton visage et le décolles de mon ventre couvert de semence que tu répands sur ma peau pour qu’elle s’imprègne de son parfum …
Venant ensuite poser ta bouche en douceur sur mes lèvres asséchées, tu plonges ta langue et déverses discrètement au fond de ma gorge, un filet de laitance dont tu tiens à me faire partager les bienfaits …
J’ouvre enfin les yeux sur ton sourire et la magie de ta Tanière …
Photo : Zapette & Philo
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