
Cambrée au-delà du raisonnable pour ne rien perdre du frisson qui se répand dans les fibres suaves de ton intimité,
tu accompagnes avec allégresse le va-et-vient obsessionnel de mon vit qui taraude ton antre avec acharnement. Abandonnant soudain le chambranle de la fenêtre, tu viens chercher la brûlure d'un
baiser que je consume sur ton épaule. Cloué au plus profond de ton ressenti, tu t'imprègnes des palpitations de ma vigueur que tes chairs ventousent sournoisement dans l'espoir d'en extraire la
sève. Je capture tes seins moites pour les modeler à l'image d'une sensation que je dois exprimer dans l'urgence, cocktail détonnant de douceur et de fermeté qui dynamite mes sens ...
Tu fais corps avec l'animalité de mes caresses qui dévastent ta perception du monde et nous projettent dans le trouble de l'inconscience. Je pénètre dans la zone rouge de mes dernières
ressources, transcendé par le jeu subtil de nos peaux qui glissent l'une contre l'autre. Ta croupe qui dodeline avec insolence au bout de ma queue va bientôt me faire disjoncter ! Je passe
en mode surchauffe, tandis que tes mamelons s'allongeant comme des frites roulent entre mes doigts. Et toujours ce fichu rideau qui flotte devant mes yeux et dévoile par intermittence nos
ébats. Mais je m'en fiche à présent, espérant même qu'un regard indiscret se fasse le témoin de notre étreinte fusionnelle.
Mon souffle balaie tes boucles humides alors que mes mains se dirigent en coulée de lave incandescente vers ton ventre qui se creuse, tremblant. Je m'infiltre dans la douce broussaille de ta
dune, à la recherche du plus discret des émois. Je le découvre enfin, encapuchonné sous la soie de tes fines draperies gorgées d'envie. Il bondit sous mon majeur qui le libère d'un
revers digital. Le voilà qui se dresse avec fierté pour réclamer d'autres attentions. Il est si joueur, et j'adore m'amuser avec lui ...
Mais cette fantaisie est loin d'être du goût de sa maîtresse qui piaffe d'impatience, tout en lâchant de longs râles gutturaux. Mes doigts s'électrisent au contact de ma hampe que j'effleure
par mégarde et que je sens coulisser entre tes lèvres tendues, actionnée par un mouvement perpétuel indépendant de ma volonté. Je palpe mes bourses lisses qui claquent contre ton petit bouton à
chacune de mes ruades. Je me dis qu'à présent il faut en finir avec ce tour de manège qui me propulse au bord du gouffre, sans jamais m'y précipiter totalement. Je me redresse et empoigne tes
hanches, t'assénant un coup de rein explicite pour que tu t'agrippes de nouveau au chambranle de la fenêtre. Je serre les fesses pendant que j'écarte les tiennes, afin de jouir d'une vue
imprenable sur le branle-bas truculent de mon combat au cœur de la tourmente.
Tu avales mon membre dans un chant gourmand des plus excitants, déglutissant mon ardeur enrobée de tes délices ambrés. Je joue de mon gland barbouillé de miel sur le rebord de ta vulve anémone,
flirtant aux limites de ton point de non retour. C'est de là que tout va partir, je le sais bien. Ce contact léger et furtif entre le velours de ma prune et la soie de tes lèvres. Une douce
torture pouvant engendrer le chaos d'un séisme qui se manifeste déjà, imperceptiblement, dans les méandres de ton esprit. Tu t'abandonnes dans l'oubli d'un plaisir qui s'écoule de tes lèvres et
ruisselle sur ma peau, avant même que viennent t'ébranler avec violence, les répliques indissociables de ta troublante jouissance ...
Tes mains se crispent sur le chambranle et tes râles deviennent feulements, prémices de la déferlante dans laquelle je vais me laisser entraîner avec toi. Plus question de tergiverser, je me
rue dans le brasier de ton antre, te pilonnant avec rage pour ne rien soustraire à la folie de nos actes et te rejoindre dans la confusion de notre Entité extatique. Dans un dernier sursaut
d'envie, je plante mon pouce dans ton cul pour mettre le feu aux poudres et pulvériser la dernière barrière qui me sépare de l'absolu. Tu te cabres dans le grondement de l'orgasme qui
ravage tes sens et me pieuvre sans me laisser d'autre choix que celui du renoncement. Je m'embrase avec ferveur tandis qu'un torrent de lave jaillit au plus profond de ton antre au rythme
endiablé de saccades incontrôlées ...
Je me vide de toute ma substance, me fondant en spasmes telluriques dans le velours de ton creuset. Nos jouissances se mêlent dans le même cri, que ton ventre couve avec bienveillance. Mes
ultimes coups de reins accompagnent tes dernières répliques qui se dissipent au fil de mes caresses le long de ton dos perlant de sueur.
Je te garde en moi, douce sensation du miroir de la réalité ...
Photo : www.photographersdirect.com
