Je jette l'ancre dans le trouble de ton delta, m'échouant en douceur sur la grève
perlée de ta dune. Le ressac de ma langue qui vient rompre son élan sur la médiane de ton triangle d'or ne fait qu'attiser le feu de mes papilles. Tous mes voyants passent à l'écarlate, comme les
reflets nacrés de ton intimité éclose. Je me pieuvre à tes cuisses, laissant ma langue se délayer dans l'onde sirupeuse de ta fente saturée d'envie. J'en récolte toute la substance avec
gourmandise, sentant poindre à l'horizon de tes crêtes soyeuses, un parfum d'ivresse qui va m'emporter au-delà du raisonnable. Les effluves ambrées de ton sexe raviné par ma langue spiralent mon
esprit en fusion. Je devine tes lèvres fondantes se liquéfier au contact de mon palais qui les captent sans aucun espoir de fuite, autre que ta liqueur qui se répand sur la table
...
Je gobe ton abricot à pleine bouche, le fendillant du tranchant de ma langue pour en extraire tout l'arôme. Tu te cambres de délice lorsque je viens ensuite lécher
ton noyau, le lustrant comme un bouton d'apparat. Je relâche un instant mon étreinte pour ne pas faire de mon appétence, ton point de non retour. Délicatement, je viens lisser tes lèvres
brûlantes et cramoisies, pour qu'elles retrouvent leur aspect originel. Mais je sens toujours ton sexe palpiter au bout de mes lèvres, prêt à s'abandonner au premier signe de reconquête.
Mon regard s'égare et se pose sur une autre friandise, tout aussi alléchante. J'extirpe enfin mon attention de l'ornière luisante de ta vulve juteuse, afin de me concentrer sur le jeu subtil de
ton œil de velours, et de ces convulsions ...
Il semble vivre sa propre extase, baignant dans l'humeur visqueuse de cette rivière d'envie qui s'écoule lentement de ton sexe tourmenté. Je pointe ma langue dans la
concavité de ta douce corolle pour me fondre dans un délice abyssal, celui qui va m'ouvrir la voie de ton fondement. Sans plus attendre, je m'introduis au cœur de l'âme bouillonnante de ton
creuset qui déverse dans ma bouche un flot de sensations abstraites. Un râle guttural s'expulse de ta gorge meurtrie, tandis que je procède à une fouille méticuleusement de ton antre maudit.
Empalée sur ma langue, tu as le sentiment de devenir la proie de mes subtils désirs, m'offrant sans retenue le plus intime de tes trésors, où brillent mille facettes d'un plaisir inavouable
...
Je cajole affectueusement ton petit bouton qui prend de l'ampleur en faisant le dos rond sous l'empreinte de mon pouce. Mon index se joint à la fête et sonne le
branle-bas de ton clitoris dont je fais sauter le capuchon. Il roule doucement entre mes doigts, durcissant à chaque nouvelle tension que j'exerce sur sa fine hampe. Je vois bien que tu cherches
à te dérober. Mais comment résister à cette langue qui te sonde en profondeur et l'obstination de mes doigts à juguler ton ardeur pour qu'elle ne déclenche pas l'irréparable
...
Tu louvoies sous mon emprise, essayant de t'arracher à la lutte intestine de ma langue qui cherche à prendre le pouvoir. Mais je préfère te posséder ainsi, pour le
moment. Animer vaillamment cette vigueur linguale plongée dans les méandres de ton rectum que je lime avec volupté. Un puits sans fond dans lequel je m'engouffre et qui me donne le tourni.
Arc-boutée sur ta table, te voilà tétanisée par les forces qui grondent au sein de ton ventre et ne vont pas tarder à se diffuser dans ton corps tout entier. Il suffirait pour cela d'une caresse
plus appuyée sur ton petit bouton, qui mettrait définitivement le feu aux poudres. Mais je ne veux pas ta perte, ni que tu t'abandonnes à l'occasion de cette chronique d'une jouissance annoncée.
Je me retire du terrain conquis de ton fondement et délaisse ton clitoris chauffé à blanc. Des spasmes annonciateurs du pire irisent la surface de ta peau et j'observe ton corps qui ondule sous
le plaisir qui ne vient pas, qui ne vient plus ...
J'empoigne fermement ma queue barbouillée d'envie pour la plaquer sur ton sexe détrempé, puis frotte mon gland le long de ta fente. Quelques
perles de nectar fusent alors, en un goutte à goutte qui nourrit notre étreinte. Nos sirops se mêlent, favorisant la pénétration de mon membre que je plante d'un trait, tout au
fond de ta petite chatte. Un coup de rein aura suffi pour que je te remplisse jusqu'à la garde...
Ancré à tes cuisses, je te soulève légèrement pour qu'à la faveur d'un nouvel élan, tu sentes bien mes bourses venir se coller entre tes fesses. Il ne faut négliger aucun des petits plaisirs de
la chair ...
Photo : Oleg Kosirev.

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