Entre Rêve et Réalité

Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /Nov /2008 16:00



Je sonde fébrilement les méandres de ton antre qui se referme lentement sur mon impérieux désir de dominer la situation. Me voilà pris aux piège d'un ressenti qui me conduit tout droit vers le chaos si je ne me ressaisis pas à temps. Mais voilà que tes jambes s'envolent et se pieuvrent à ma nuque pour m'entraîner dans une voluptueuse nébuleuse de délices organiques. Tu te hisses lentement sur mon bas ventre pour accaparer davantage ma vigueur et la déglutir au plus profond de tes chairs sulfureuses. Je m'ancre fermement à tes hanches, plaquant tes fesses contre ma peau, le temps de capter les palpitations de ma queue plongée dans le doux enfer de ton intimité.

Mes bourses se lovent au creux de ta croupe aérienne, épousant à merveille le soyeux réceptacle, antichambre de ton divin opercule. Les muscles de tes jambes se tendent, puis se relâchent, imprimant un mouvement de va et vient le long de mon membre avide de démesure. J'accompagne les fluides oscillations de tes reins qui donnent un peu plus d'indécence à la mécanique bien huilée de mon sexe qui te pistonne avec allégresse. Chaque coup de rein se solde par un claquement sec, presque jubilatoire, qui t'arrache un petit miaulement de chatte effarouchée.

La frénésie qui s'empare de nos corps imbriqués l'un dans l'autre te contraint à l'abandon d'une prise en tenaille qui bride ton plaisir. Tes jambes s'ouvrent en éventail et je les rattrape au passage, découvrant enfin le spectacle inédit de ma queue qui te burine sans ménagement. Elle est parée de sa robe mielleuse qui n'est autre que le fruit de ton tourment. Tes lèvres s'agglutinent autour de ma pine qui coulisse imperturbablement dans ton fourreau chauffé à blanc. Je te veux toute, jouisseuse et joueuse, t'invitant à participer au jeu des caresses subtiles autour de ton petit bouton qui fulmine d'impatience.

Malgré la situation périlleuse, tu prends bien soin de dégager la voie de ton petit d'homme en faisant délicatement sauter son capuchon de soie légère. Ton doigt se met lentement en branle, bien décidé à lui infliger le plus redoutable des traitements. Polissant le bombé de ton joyau nacré avec une précision chirurgicale, je le vois s'épanouir à vue d'œil et affirmer son arrogance sous l'accent majeur de ton doigté. J'ai toujours trouvé délectable le fait que bien souvent, vous les femmes, êtes aptes à vous palucher ...

Quoiqu'il en soit, je me concentre sur ma tâche, celle qui consiste à bourrer ton abricot jusqu'à l'extase, le comblant de chair et de foutre. Mes couilles rebondissent sur ton œil de velours comme deux balles de ping pong travaillant sans filet. J'engorge ta vulve d'une vigueur hors du commun qui ravine tes crêtes salivant de gourmandise. A ce stade de notre chevauchée lubrique, il ne me vient plus qu'une pensée, une seule et simple affirmation. Un leitmotiv qui anime mes reins et me spirale à ton corps : Te baiser !!!!

Oui tu aimes ça ... Je le vois bien à ton regard qui se floute et fait abstraction de tout et de moi, en particulier. Tu es en présence de celle qui va t'accompagner jusqu'au bout du chemin. De cette jouissance que tu sens gronder au plus profond de ta conscience partie à la dérive. Il n'y a plus que toi et le plaisir subtil que tu doses savamment, à l'extrémité de ton doigt virtuose. Il n'y a plus que toi et mes coups de bélier incapables de venir à bout de notre déraison ...

Soudain tu mets fin au manège infernal de mon sexe ravageur en le stoppant net à l'entrée de ton ventre. Ton regard embué m'implore l'estocade finale, alors que ta main me dirige entre tes fesses pour me montrer le droit chemin qu'il va me falloir emprunter pour gagner les étoiles. Mon gland barbouillé de musc glisse au creux de ton petit œillet qui l'avale d'un trait. Point de préliminaire à la jouissance absolue. Il faut que les sexes parlent, que les corps exultent. Chacun des vecteurs du plaisir devenant un sexe à part entière. Je te pénètre jusqu'à la garde, traçant ma route dans les délices de ton fondement. Sodomie quand tu nous tiens ! Et je te tiens bien, n'aies aucune crainte ...

C'est un autre paysage qui s'offre à moi, une palette de sensations uniques qui électrisent mon cerveau à deux doigts de rendre l'âme. Ce ne sont pas comme les tiens que je vois s'engouffrer dans ta chatte dégoulinante de mouille, pour aller au contact de mon pal. Je les devine au travers du fin voilage de ton vestibule,  recherchant l'improbable union de tes deux antres, dans une jouissance commune. D'un accord majeur, tu reviens agacer ton clitoris en le modelant sous un « palper rouler », intolérable à mes yeux. Ma queue frappe le fond de ton rectum pour te punir d'une telle liberté. Mais il est inutile de te demander si tu me sens bien en voyant de quelle manière tu de cabres sous mes ruades. Tes doigts s'affolent et je m'envole, emporté par une foudroyante montée de lave qui gicle de mes bourses gonflées à bloc.

Je me tétanise, sentant le feu ronger ma hampe avant que ne déferle ma semence en de longues salves laiteuses. Tu décolles de la table à l'annonce du choc final, abandonnant ton sexe aux tressaillements de l'orgasme qui se propage en tsunami et vient à la rencontre de mon foutre jaillissant. Je me vide dans ton cul, pétrifié par les spasmes telluriques de mon corps que je n'arrive plus à maîtriser. Chacune de mes décharges est suivie d'une contraction orgasmique de ton fondement qui déclenche immédiatement le tir d'une autre salve ...

Je te repose doucement sur la table, laissant les dernières palpitations de mon vit se disperser dans les méandres de ton antre acculé aux ultimes limites de l'extase.

Et tu savoures ce doux supplice, jusqu'à la dernière goutte ...





                                            Photo : Tom Stockton

 

 

 

Par Philo - Publié dans : Entre Rêve et Réalité
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