Mercredi 8 novembre 2006
3
08
/11
/Nov
/2006
09:08
Leurs mots s’associaient à leurs actes pour m’envoûter et faire de moi
l’instrument de cette jouissance fusionnelle qui s’esquissait au fil des minutes. Des liens au-delà des désirs se forgeaient dans la nature de cette relation inédite. Je laissais la poitrine de
Yin balayer mon visage, se fondre dans l’orbite de mes yeux, rouler sur mes joues. Je me délectais de ses mamelons, les suçant avec gourmandise.
Mes doigts buttaient sur l’ouverture de son jean, car Yin ne semblait pas vouloir l’abandonner si
facilement. C’est avec l’aide de Yang qu’elle accepta enfin de se laisser faire et nous réussîmes à le faire glisser et la mettre un peu plus à l’aise. Yang décida que le moment était venu de
passer au côté face de mon corps et m’incita à me retourner. Je savais qu’à présent rien ne pourrait plus dissimuler l’excitation dans laquelle je me trouvais et me présenter à elles dans un
épanouissement total.
Je pris place sur le dos, dévoilant mon sexe en érection qui se mit à tournoyer au-dessus de mon ventre,
palpitant d’envie. Yang fit couler de nouveau de cette huile au parfum de lavande sur ma peau et continua son divin massage. Très vite, ses caresses s’orientèrent plus particulièrement autour
de mon sexe, ses doigts filant le long de ma hampe bandée à l’extrême. Je fermais les yeux, je ne savais plus très bien où j’étais. Un ballet de mains, celles de Yin et de Yang prenaient
possession de ma vigueur, à tour de rôle.
Leurs bouches venaient à la rencontre de la mienne et je passais d’une langue à l’autre avec la même
délectation. Ce jeu caressant dura un très long moment, jusqu’à ce que les bouches de Yin et de Yang se réunirent pour se fondre dans un long baiser, point culminant de cette sensualité que
nous étions en train de partager. Mes compagnes de plaisir s’enlacèrent et roulèrent sur le drap, à côté de moi.
N’en croyant pas mes yeux, je les contemplais se caresser et s’embrasser comme deux amantes. Elles me
faisaient sans le savoir, le plus merveilleux des présents. J’avais l’impression d’être le spectateur privilégié de ce désir mutuel qui montait en elles et qui ne pouvait plus être contenu. Mes
mains caressaient la peau de Yin comme celle de Yang. Mais c’est bien Yang qui sembla s’abandonner soudain aux baisers de Yin.
Yin savourait ce contact avec la peau de Yang. Sa bouche butinait ses seins, gobait ses mamelons dressés
comme de jolis fruits tendres. Ma main se glissa entre les jambes de Yang, effleurant son sexe imberbe aux lèvres finement ciselées. Pendant que mes doigts exploraient la chaude intimité de
Yang, les mots de Yin se faisaient sirocco, venant souffler sur les braises d’un désir saphique que j’admirais de ma place. Yin cajolait Yang, tandis que je l’emportais bien au-delà du
conscient, éperdue de jouissance dans les bras de celle qu’elle n’avait pas imaginé aimer à ce point...
( photo : Will Santillo )

Traces