Goûter, humer, ressentir les touchers et la peau.

Sortons de notre tête pour entrer dans nos corps car la nature a voulu que chacun de nos sens fût une source de plaisir…

Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /Mars /2007 14:25
 
 
 
 
La nuit semble calme pour une fois. Alors je t’appelle pour savoir si c’est le moment de ta pause. C’est oui !
Tu me rejoins ton café à la main. Le couloir est désert et je t’enlace dès ton arrivée, pour t’embrasser. L’œil avisé, tu scrutes l’horizon pour voir si personne ne vient. Nos bouches se fondent l’une contre l’autre, dans un ballet de langues douces et chaudes. Je sens ton corps se coller au mien et mes sens s’électrisent comme à chacune de nos rencontres. Tu me pousses contre une porte qui se dérobe, m’entraînant dans une sombre cache. Un réduit qui fait office de blanchisserie. La lumière fade des néons du couloir se tamise au passage du petit hublot translucide découpé dans la porte. Je deviens ton ombre, fusionnant avec ton corps. Nos lèvres se gourmandent dans de juteux baisers, et nos mains s’aventurent plus loin que de raison. Tu tires sur mes vêtements, afin de découvrir ma poitrine. Tes mains glissent le long de mes bras en l’air, tu me déshabilles sans aucune hésitation dans le geste. Je perçois dans ton regard tout l’appétit qui te gagne, tandis que tes doigts tracent leurs routes sur mon poitrail. Tes ongles aimeraient me faire rugir, mais ce ne serait pas raisonnable d’attirer ainsi l’attention des quelques personnes qui pourraient passer. Bloqué contre une panière, tu me pousses fermement pour me renverser dans le linge, mais je résiste, à la limite de la perte d’équilibre. Les mains accrochées d’un côté à une étagère et de l’autre à un chariot roulant, je tente de ne pas partir à la dérive. Tu t’attaques déjà à ma ceinture puis à l’ouverture de mon pantalon ! Crucifié sur l’autel du linge propre, tu plonges ta main entre mes jambes pour en exhumer un beau diable. Il bondit entre tes doigts qui l’enserrent avant de chercher à se redresser totalement. Tu sens battre mon cœur dans le creux de ta paume et notre lutte semble prendre fin à cet instant. Je distingue le reflet doux des néons dans tes yeux qui me fixent. Ta main presse ma verge et remonte lentement pour recouvrir mon dôme d’un capuchon de tendresse. L’autre, torture sur mon torse, toutes griffes dehors. Tu traces sur ma peau une route sinueuse qui descend vers mon ventre. Je me tends pour ne pas réagir trop vite à cette excitation toute particulière que tu fais naître en moi…
Tes deux mains se rejoignent enfin, chacune jouant à sa manière, l’une continuant de d’opérer ses allées et venues le long de mon membre, et l’autre soupesant mes bourses comme pour en apprécier déjà le contenu.

Les yeux dans les yeux, tu t’approches plus près encore, tes lèvres à un frémissement des miennes. Je ferme les yeux pour recevoir ton baiser, mais je ne sens qu’une langue mouillée venir me lécher la bouche, sans hésitation ! Alors que je te retrouve dans mon champ de vision, tu files sur mon torse, pour en déguster les tétons. Tandis que tes mains quittent mon sexe pour se faufiler vers mes fesses, tu te mets à grignoter mes petits durillons en érection. Ils croquent sous tes dents, l’un après l’autre, pendant que tu pétris mes miches avec douceur mais fermeté. Ta langue ne cesse d’affoler mes sens quand je la sens fouiner à droite et à gauche, puis pointer son nez dans le creux de mon nombril. Tes mains courent le long de mes cuisses, me libérant petit à petit de mes entraves. Me voilà nu comme un ver. Un ver à soie, celle de ma peau sous tes caresses. Agenouillée à mes pieds tu débutes une prière magique, mon cierge bien droit entre tes doigts. Tu souffles ma flamme avant d’en absorber la mèche. Elle fond sur ta langue, y répandant un nectar digne d’une gelée royale. Ma vigueur palpite entre tes lèvres et tu me délaisses soudain, sans complaisance, m’abandonnant mon sexe et moi, aux abois. Tu te recules lentement et commences à te dévêtir en partie. Tu dénudes tes jambes et entrouvres ta blouse. Le visage dans l’ombre, je ne vois plus que le ballet de tes mains qui dansent sur ta peau, caressée par le rayonnement bleuté des néons. Je devine ton ventre, tes dessous raffinés. Je reprends place sur mes jambes, prêt à m’approcher, à te convoiter. Mais tu m’ordonnes de rester là, à l’écart, devant toi ! Tu m’invites à te suivre, poser mes mains sur mon corps et lui donner du plaisir. Je frissonne en effleurant ma peau, redoublant ainsi l’intensité de mon érection. Des mamelons à mon sexe, mes parties les plus érectiles sont pointées vers toi. Je caresse mon ventre chaud puis glisse vers l’intérieur de mes cuisses. Je suis tes mouvements hallucinants comme envoûté par ta grâce. J’écarte les jambes, me cambre et me creuse sous l’effet de mes propres attouchements. J’observe tes doigts fins s’infiltrer sous ta blouse pour me dévoiler ton sein parée de couleurs satinées. Ton majeur disparaît, j’imagine, pour en exciter l’aréole. Lorsque ta main gauche plonge dans ton entre jambes, la fièvre s’empare de mon esprit.

Je serre mes prunes élastiques dans la main gauche, pour en faire rouler les noyaux. Ma main droite masse mon ventre, puis le pétrit sans ménagement. Le feu ronge mes entrailles à te voir ainsi besogner ton antre. Je remarque sous les plis de ta culotte, tes doigts qui fouillent en profondeur ce dont j’aimerais me délecter. Un éclat dans l’ombre brise l’absence de ton regard. Un reflet sur ton iris qui m’apporte un indice sur ce qui probablement attise les braises de l’envie. Les yeux rivés sur mon membre qui se balance en l’air, cabré comme un cheval fou, tu accélères la cadence de ton onanisme frénétique. Je referme mon pouce et l’index sur la base de ma verge pour en stopper l’afflux de sang et étouffer ainsi, un désir trop insistant. Mais cela n’altère en rien ce que je t’expose, bien au contraire. Je me raidis plus encore et ma hampe se gonfle, gorgée d’élixir de vie. Mon autre main s’égare vers mes fesses, dans le creux du sillon luisant d’où transpirent de fines perles d’envies. Mon majeur s’aventure à la lisière de ma corolle qui n’attend qu’un signe pour s’épanouir. Tu comprends la scène qui se joue dans mon dos et pour ne rien perdre du spectacle, tu me demandes de me retourner et de lever ma croupe bien haut. Je m’exécute me renverse de nouveau sur la panière, les jambes bien écartées et les fesses en l’air. Ma main reprend son jeu subtil en tournant encore autour du pot. Je crois mon excitation à son comble, un filet de miel s’écoulant de mon gland et venant finir sa course le long de ma cuisse. Mais il n’en est rien. Perdu dans mes caresses solitaires, je n’ai pas remarqué ta présence là, juste derrière moi. Je me doigte avec délectation car je sais que ton regard me fixe intensément. Je fouille mon vestibule, le majeur introduit jusqu’à la garde, et je sens mon membre se cambrer démesurément sous mon ventre. Soudain ta main se pose sur ma fesse gauche comme pour la flatter. Tu la caresses lentement, d’un mouvement circulaire, pour en apprécier la rondeur. Je frissonne et libère les lieux pour que tu viennes à ton tour jouer un peu. Mais tu saisis ma main et la replaces entre mes fesses. Je comprends alors que tu veux que je continue. Soit ! Je reprends mon exploration intime, pénétrant de nouveau dans mon antre dilaté...

 
 


Photo : Lemanidappertutto
 
 
  
 
Par Philo - Publié dans : Entre Rêve et Réalité
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