Goûter, humer, ressentir les touchers et la peau.

Sortons de notre tête pour entrer dans nos corps car la nature a voulu que chacun de nos sens fût une source de plaisir…

Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /Mars /2007 14:54
 
 
 
Ta main se pose sur la mienne et tes doigts se mêlent aux miens. L’autre poursuit ses cajoleries sur ma fesse, l’empoignant de temps à autres pour mesurer sa fermeté. Nos doigts s’enlacent et je devine les tiens glisser entre mes jambes pour venir jouer avec mes bourses élastiques. Elles rebondissent comme deux balles dans le creux de ta paume, puis tu les fais rouler comme des boules chinoises, ce qui n’a pas vraiment tendance à me relaxer, bien au contraire. Tes caresses se font plus précises, plus subtiles. Ta main enveloppe ma hampe puis tes doigts se resserrent autour d’elle pour réchauffer ma vigueur qui ne cesse de s’accroître, souillant le linge de mon nectar. Je sens ton ongle griffer mon gland puis dévaler le long de ma queue. Tu presses mes bourses durcies comme pour en préparer l’extraction du jus. J’ai l’impression que je vais éclater quand tout à coup tu me relâches pour me laisser un peu de répit. Tes doigts glissent de nouveau entre les miens qui s’affairent au creux de mon sillon. Je te sens contre mon majeur qui ne cesse de me donner du plaisir. On dirait que tu cherches à entrer dans la danse et je t’invite à le faire en ouvrant tout grand le bal. Je gémis de bien-être en devinant ton doigt rejoindre le mien pour un duo tactile aux sensations divines. Mais très vite mon majeur se retrouve prisonnier, bloqué entre deux doigts ! Les tiens me guident et je guide les tiens, à trois le jeu n’en sera plus que jouissif. Je râle sous nos caresses profondes, je me cambre, je m’ouvre à l’extrême pour savourer ces doigts qui me fouillent avec délice. J’approche de l’extase, je vais mourir je le sens. Alors je demande grâce ! Tu m’accordes ta clémence et me redonnes une certaine liberté. Je me redresse et me retourne, le ventre en feu et le membre bandé, barbouillé de sirop léger. Je vois tout de suite ton doigt pointé vers le sol, m’indiquant de le rejoindre sans broncher. Je m’allonge sur le carrelage glacé et je ne sais plus ce qui me fait trembler. Si c’est toi ou lui !
 
Tu me surplombes, la blouse entrouverte sur ton corps sublime. Je découvre que plus rien ne voile ton intimité et c’est alors que je remarque ton string se balancer au bout de ta main. Tu me le jettes sur le visage et je sens son parfum épicé activer mes papilles. Il est trempé, imprégné de chaude cyprine. Je le saisis pour en lécher les traces, ce qui me rend fou. Tandis que je lape ton jus, tu viens me chevaucher avec fougue, t’empalant sur mon pieu sans hésitation. Tu sembles vouloir accélérer les choses et ne plus jouer du tout ! Tu lustres mon membre de ta cire d’abeille mutine, et je sens un bourdon raisonner dans mon ventre. C’est sûr, tu veux ma mort !! Tes ongles se plantent dans mon torse et je rugis sous tes coups de bélier. Tes reins me frappent et chauffent à blanc mon tison qui va bientôt mettre le feu aux poudres. J’observe impuissant à tes allées et venues le long de ma pine, sans que je puisse en contrôler le mouvement. La lumière baigne tes épaules en contre-jour et je vois ta tête se renverser en arrière, m’offrant le spectacle de ton visage torturé par l’orgasme naissant. Ton ventre s’affole et tes fesses claquent contre mes cuisses. Je sens ta vulve mourir sur mon pubis à chaque voyage, et déverser son huile parfumée pour m’en oindre les bourses. L’instant X est proche, nul n’est besoin d’en douter ! Tu m’arraches ma jouissance dans un dernier assaut de ton ventre brûlant et affamé. Je me raidis de tous mes membres et me creuse comme une coquille vide. Tu me prends ma substance vitale, tu me suces le sang. Mais ce sont des salves de sperme bouillonnant qui viennent emplir ton calice chatoyant. Je vais crier au supplice alors que ta main étouffe mon dernier serment. Mes fesses se soulèvent puis retombent au sol, et je gis comme un taureau dont le destin a été brisé par la lame. Mon sexe palpite encore dans le ventre de mon démon qui se nourrit de ma sève. Je la sens se défaire de moi et virevolter au-dessus de mon corps ébranlé. Elle vient m’embrasser de ses lèvres intimes gorgées de ma semence, tandis que les siennes se referment sur ma queue enrobée de miel. Je bois le fruit de nos étreintes diaboliques et ma langue danse sur sa perle rosée, réveillant en moi les feux de désirs inassouvis.
 
Diantre comme elle me besogne la bougresse ! M’astiquant le jonc comme un blason ! Je ne suis pas en reste et m’active sur son bourgeon qui ne demande qu’à éclore. A mon tour de la sentir se raidir et la torturer à foison. Ma langue lisse sa toison brune qu’elle me présente toutes lèvres écartelées. Sa main enserre la base de mon chibre et presse mes citrons dans l’espoir dans tirer encore du jus. J’ai ressuscité mais je crois bien que je vais sombrer à nouveau dans l’oubli ! Comment fais-tu sorcière pour me forcer ainsi à renaître à la jouissance ? De ta bouche magique tu entames l’incantation qui va me conduire à trépas. Ma bouche te dévore et j’espère bien avoir raison de toi avant l’aube de ma jouissance. Le séisme gronde et ton ventre vibre des tambours qui frappent tes sens en fusion. Tu ne peux crier car mon membre est planté au fond de ta gorge, mais tes dents s’enfoncent à la base de mon gland pour contrarier la déferlante qui t’emporte enfin vers l’extase. Tu éclabousses ma bouche et te déverses dans ma gorge, déclenchant en moi le même réflexe qui me pousse à m’abandonner une nouvelle fois en toi. Je bois jusqu’à la dernière goutte nos semences mêlées, alors que nos spasmes se dissipent dans le calme de cette étreinte consommée. Tu te redresses lentement et mon nez pointe naturellement entre tes fesse, trouvant sa place au creux de ton œillet. Assise sur mon visage je sens ton index venir récolter un doigt de miel entre nos lèvres toujours collées, et le porter à ta bouche pour en savourer le goût si particulier puisqu’il n’appartient qu’à nous. Déjà relevée tu glisses ton string dans ta poche et refermes ta blouse. La porte s’ouvre et ta silhouette se faufile dans l’entrebâillement. Tu marques un temps d’arrêt et me dis : « J’attends ton appel, pour la prochaine pause ! »
 
 
Photo : Oleg Kosirev
 
 
 
 
 
Par Philo - Publié dans : Entre Rêve et Réalité
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