Goûter, humer, ressentir les touchers et la peau.

Sortons de notre tête pour entrer dans nos corps car la nature a voulu que chacun de nos sens fût une source de plaisir…

Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /2006 15:15
 
 
Te voici agenouillée à mes pieds pour la plus douce des prières. Celle que tu murmures à un souffle de mon sexe recroquevillé dans sa coquille de satin. Tes mains accompagnent l’ultime descente de mon pantalon sur mes cuisses, puis au travers de chaque pied, l’un après l’autre. Tu respires les effluves envoûtantes du désir qui fusent au travers de mon string qui menace de se distendre sous la pression du membre que je brandis à ton encontre. Ta bouche effleure la surface bosselée qui ne cesse de s’épanouir et tu pousses un petit gémissent de satisfaction en découvrant soudain sous tes lèvres, une petite trace liquoreuse que tu récoltes du bout de la langue. Tu aspires le fruit de cette excitation perpétuelle que je ressens en ta présence, ou non. Je sens ta bouche qui insiste, tes dents qui cherchent à conquérir le point culminant de mon ardeur. L’impatience qui te ronge ne te permet plus de gérer froidement la situation et tes doigts s’accrochent au tissu élastique que tu déformes puis rabats d’un geste de vif, dévoilant d’un seul coup mon arme fatale.

La voilà qui se balance enfin avec insolence devant ton nez, fière de s’exprimer à son aise, sans restriction. Tu l’empoignes et la stoppe dans son mouvement de balancier, mais elle continue de palpiter dans ta main. Les battements de mon cœur résonnent dans mon sexe que tu serres doucement entre tes doigts. Mes veines saillantes se gorgent de vie et ma hampe se cabre dans l’espoir d’attiser ton appétit. Tu commences par passer ta langue dans le sillon de mon gland barbouillé d’envie et je t’offre une perle de nectar dont tu te délectes sans détour. Tu rejoins la base de mon pic par une route sinueuse et glissante qui n’évite pas le danger, mais tu es prête à prendre tous les risques pour accomplir ta périlleuse mission. Ta langue joue avec mes bourses lisses et soyeuses, les faisant rebondir tour à tour comme de petites balles élastiques.

Tes lèvres prennent le relais et je me sens une nouvelle fois entraîné dans le siphon de ta bouche experte. Tu gobes l’une après l’autre mes poches garnies d’une petite olive que tu suçotes tendrement, avant de te décider enfin à lui rendre sa liberté.
Je m’affaisse lentement le long du mur, emporté par mille sensations troublantes. Celles de t’apporter un plaisir et une jouissance qui n’ont d’égal que l’envie de te rendre la pareille. Je ferme les yeux et me tend sous l’action de ta bouche qui est en train de m’avaler jusqu’à la garde. Mon sexe glisse le long de ta langue et vient frapper le fond de ta gorge. Je ne résiste pas au désir de constater l’avancée de tes lèvres sur ma hampe bandée à outrance. Ta bouche vient pratiquement au contact de mon pubis et si tu pouvais consommer dans le même élan mes bourses folles, tu le ferais je pense.
 
Tu me consommes sans ménagement et la mèche qui me sépare du point de non retour se consume à petit feu entre tes lèvres. Rien ne pourra t’arrêter dans ta quête si je ne reprends pas mes esprits au plus tôt. Cloué au mur je contemple ta bouche qui me dévore sans merci. Je dois lutter pour ne pas m’abandonner aux douces morsures de tes dents qui rongent lentement mon frein. J’adore cette sensation exquise et je te demande de me mordre encore plus, puisque cela n’a aucun effet malsain sur ma verge devenue dure comme l’acier. Tu enserres mon gland dans ta mâchoire tandis que ta langue perce le secret de mon méat. Tu t’introduis bien plus loin que de raison et me fouilles à la manière de ma langue au sein de ton intimité. Tes doigts malaxent mes bourses que tu presses soudain, comme pour en faire jaillir le jus.

Cela fait un moment que tu me cherches, usant de tous tes pouvoir pour me faire défaillir. Je me cramponne au mur, c’est à dire à rien, pour ne pas t’arracher de mon sexe torturé par ta bouche écumeuse. Je te sens t’aventurer au-delà de la divine fellation que tu es en train de me faire. D’autres doigts se glissent entre mes jambes et filent au creux de mes fesses. Tu palpes mon petit orifice du bout de l’index, puis ouvres la voie à ton majeur qui s’introduit dans mon œillet sans aucune difficulté. Le point de non retour est franchi. Pas celui qui va me conduire à la jouissance, mais celui qui ne me permet plus de te laisser agir ainsi !
J’arrive à te convaincre de me lâcher, justifiant l’envie d’un baiser que nous échangeons avec fougue. Nos bouches mêlent des saveurs qui ne sont autre que le fruit de mon excitation. Je te colle à moi et à mon sexe qui roule contre ton ventre et diffuse son nectar. Je retrouve ton corps tout entier, se frottant au mien, et cela m’affole. Je m’éclipse et me faufile d’entre tes bras, interrompant ainsi notre chaude étreinte. Te voilà à présent face au mur et à de nouvelles exigences de ma part. A toi de t’y accrocher, à ce mur !

Je te guide en écartant un peu tes mains prenant appui contre la paroi. Tu ne devras plus les déplacer jusqu’à ce que je t’y autorise. Je ne le dis pas bien sûr, mais je le pense  fortement. J’admire ton corps cambré et la croupe que tu agites sans cesse pour embraser mes sens. Je remets en place mon string et me love contre tes fesses pour te montrer que moi aussi je peux te torturer de plaisir. Ma bouche fiévreuse glisse sur ton épaule et s’empare de ta nuque pour un simulacre de morsure que j’arrête au premier soupir de bien-être. Mes mains caressent ton dos et mes ongles tracent de petites lignes parallèles qui descendent le long de ta colonne vertébrale. Je saisis ensuite l’agrafe de ton soutien-gorge entre le pouce et l’index et en fait sauter la fermeture d’un coup sec. Je me délecte toujours de cet instant où je vois la tension disparaître et ton dos enfin libre de toute entrave.
 
 
Par Philo - Publié dans : Flashback
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