Vendredi 12 octobre 2007
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Je pousse la porte et je t’aperçois sur le lit dans une posture des plus troublantes. La croupe relevée, tu creuses tes reins comme pour en accentuer la vertigineuse cambrure qui se prolonge le long de tes bras jetés en avant. La sobriété du drap tendu sur un simple matelas et le décor dépouillé de tout ornement contrastent avec ta divine beauté. Une lumière ambrée caresse ta peau et dans ce clair-obscur je devine ton intimité sous un voile de dentelle légère. Je me consume déjà à l’idée de venir au contact de ton corps qui ronge mes sens depuis notre rencontre. M’approchant en silence, j’hallucine en découvrant le velouté de ton petit abricot. J’ai l’envie soudaine de l’enserrer de mes dents et le croquer pour me gorger de son jus …
Tes petites lèvres sont sagement closes mais une crête de chair tendre émerge de ton sillon. Elle semble m’inviter à en goûter l’ascension d’une caresse de la langue. Je m’avance en laissant ma main frôler ta cuisse pour signaler ma présence et comme pas magie, tes reins se creusent davantage encore. Mes doigts glissent sous la dentelle, venant coiffer le galbe de ta fesse angélique. Ton duvet de petite chatte câline se dresse sous ma main, tandis que tes griffes se plantent dans le drap. Je dévoile en totalité ton adorable fessier qui se galbe sous mes caresses, dilatant mes pupilles admiratives devant tant de grâce. Tes frémissements se mêlent aux miens dans le désir conjugué de nos peaux. Ma bouche a faim de toi et de ton intimité …
A un souffle de ton étroit défilé, ma langue se fait vipère pour se faufiler dans les méandres de ta rocaille. Je savoure un instant le lissé de ton sexe imberbe avant de le fendre d’un revers de langue et percer définitivement son mystère. Je plonge dans ton antre de satin, récoltant au passage un filet de nectar que je savoure avec délectation. Mes mains pétrissent tendrement ton fessier pendant que je lèche ton joli fruit avec gourmandise. Je pointe enfin ma langue dans le creux de ton petit œillet, t’arrachant de timides miaulements. J’y dépose un voile d’écume avant de gagner ta fente pour y décalotter ton petit bouton. Le voilà qui saute joyeusement sur le bout de ma langue comme un noyau de cerise que je m’apprête à gober. Dodelinant de la croupe, tu m’adresses ce message comme une supplique : « Doigte-moi ! ».
« Doigte-moi je te dis ! » insistes-tu … Ne voulant pas te décevoir et répondre à ton attente, j’insère mon majeur dans ta vulve chaude et je m’applique à en fouiller le moindre recoin. Je trouve sans peine ton petit coussin aux doux capitons que je me mets à masser délicatement. Ton sexe se gorge de plaisir qui ne tarde pas à déborder et couler le long de tes cuisses. Tu ondules à souhait et j’observe ces vagues sensuelles prendre naissance au sein de ta nuque et déferler le long de ton épine dorsale. Tes mains se crispent et ton souffle se perd sous ta crinière brune qui me cache ton visage depuis mon arrivée. Je me noie dans un bain onctueux au parfum d’envie dont j’enrobe mon second doigt qui vient à ta rencontre. Mes attouchements se font à la fois plus précis et plus subtils, pour que rien de mon supplice ne puisse t’échapper …
Je m’enfonce encore un peu plus au cœur de tes tourments et je devine sous mes doigts la fragilité de ton destin. Il suffirait d’un rien, d’une simple pression plus forte que les autres pour te faire rendre l’âme. Mais je tiens à profiter encore de ce rêve éveillé. Je le caresse du bout des ongles, t’obligeant à sortir une nouvelle fois tes griffes. Je referme mon étreinte du bout du pouce sur ton clitoris que je fais rouler lentement, seul espace de liberté que je daigne lui concéder. Ce tourbillon digital déclenche en toi une nouvelle lame de fond qui emporte tes dernières réserves. Ton fessier se balance, bercé par le roulis de tes reins. J’admire cette tempête comme autant de vagues océanes qui se déchaînent en toi et dans mon esprit …
Pour ne pas abuser de mon emprise, j’inverse les rôles. Mon pouce vient à présent cajoler ton point G alors que mes doigts barbouillés de miel se referment autour de ta petite queue dressée comme un phallus. Ton gland roule entre mes doigts et tu en deviens folle. Ma langue, curieusement inactive depuis l’entrée en scène de mes doigtés infernaux, prend soudain place pour un tour de manège et vient lécher goulûment ton œil de velours. Comme il est tendre ce délice de pâte de fruit. De douceurs en sucreries, c’est bien de celle-ci dont je préfère me délecter ! Et j’ai beau fouiller de ma langue tes annales, je n’ai rien savouré de meilleur depuis longtemps …
Anthinéa : Etoile filante de la galaxie Aufienne qui durant l’été 2005 a embrasé bien des esprits et suscité de nombreux fantasmes, tout sexe confondu …
Photo : Anthinéa

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