Mardi 23 février 2010
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N’y tenant plus, je la renversai sur le canapé, bien décidé de jouir à l’envi de ses délectables attraits. Dans la foulée je me débarrassai de mes
chaussures, mes chaussettes et mon jean qui entravaient mes mouvements. Sophie me regardait faire la tête reposant sur l’accoudoir, tout en dodelinant de la croupe pour m’exprimer son indolente
impatience. Ma chemise non plus ne fit pas un pli, du moins je l’espérais, en l’envoyant à son tour voler sur le tapis. Je me mis à ramper entre ses jambes, la truffe humide et les papilles en
éveil, me rapprochant dangereusement de l’objet de ma convoitise au travers duquel filtraient les effluves ambrées du désir …
Elle releva une jambe et fit glisser son pied sur
le dossier du canapé, dans l’indécence d’une posture qui exalta mes sens. Les ondulations de ses reins prenaient de l’envergure à mesure que mes lèvres parcouraient le velours de sa cuisse. A
l’approche de l’aine, un gémissement et quelques spasmes discrets rompirent le silence de mes papillonnages. Ma langue effleurait le satin de sa peau avec malice, prenant soin d’éviter celui de
son string. Ses fesses se soulevèrent légèrement pour inviter ma bouche à butiner son entrejambe avec plus d’ardeur, en vain, car je n’allais jamais au bout de ses attentes …
Mes mains s’engouffrèrent alors dans la brèche de ses reins cambrés pour aller
chercher un point d’ancrage autour de ses hanches aériennes. Une fois immobilisée, mes lèvres gourmandes coiffèrent le bombé de sa motte pour en grignoter le petit cœur tout rouge. Je sentis son
clitoris riper sous l’assaut incisif de mes crocs avides de chair tendre et je faillis ne faire qu’une bouchée de son triangle satiné. Le string coincé entre les dents, je lui arrachai en
l’entraînant dans un périple sauvage le long de ses jambes fuselées. Il s’en tira sans trop de dommages et j’eus tout le loisir de le humer et me rendre compte à quel point Sophie avait dispersé
son émoi …
Pendant quelques instants, mon regard se posa sur son corps aux allures
d’abandon. J’observais les saccades de sa respiration gonfler ses jolis seins dressés sous le voile de sa nuisette. Et puis mon regard se figea sur une nouvelle découverte, sa toison d’or. Elle
avait la blondeur des blés, tout comme les boucles de ses cheveux ( une fois n’est pas coutume… ). Une prairie soyeuse, balayée par une brise invisible qui lui donnait un charme tout particulier.
Evidemment, la transparence de son buisson eut bien du mal à dissimuler le secret d’alcôve qu’elle avait tenté de sauvegarder. Son sexe avait le lissé d’un abricot aux lignes finement ciselées.
Je retrouvais jusqu’au plus infime détail, cette beauté juvénile qui la caractérisait …
Je revins me lover entre ses cuisses, remarquant au passage que son émoi ne
s’était pas tempéré, bien au contraire. Mon nez caressa son pubis dans le sens du poil, s’imprégnant avec délice des fragrances épicées du tourment qui l’envahissait. Ma langue glissa lentement
sur sa fente sirupeuse pour en recueillir l’odorant nectar. Je savourais son plaisir qui collait à mes lèvres comme la plus douce des offrandes. Avec vaillance, je m’affairai à présent en
profondeur, creusant dans les méandres de sa vulve le sillon d’un désir fertile, afin de mettre à jour son pistil. Il s’érigea soudain, en maître absolu, mais un revers de langue eut vite raison
de son petit capuchon, et de son arrogance …
Happé puis aspiré entre mes lèvres assassines, il ne brillait plus que par son
manque d’audace quand il se sentit plaqué contre mon palais, dans l’attente de mon jugement. Il ne se fit pas attendre, car mes dents le dévorèrent sans complaisance. Arc-boutée sur les
coussins, Sophie résistait à l’emprise de mes dents qui lui procuraient des sensations inouïes. Elle voulait que cela dure mais elle rendit les armes dans un tonnerre de râles festifs. Pour la
première fois, elle livra à ma bouche assoiffée de jouissance, le fruit de son abandon. Je m’abreuvais de son jus, tandis que les fins voilages de sa vulve ondoyaient sur le bout de ma langue.
Ses lèvres fondantes devinrent une source intarissable de plaisir …
Elle était bonne, au sens propre, comme au sens figuré, et je me délectais de lui
bouffer ainsi l’abricot. Son ventre tremblait toujours, encore traversé de convulsions extatiques. Les lèvres barbouillées de mouille, je pris le chemin d’autres extravagances. Relevant sa
nuisette par dessus tête, elle s’en débarrassa avec grâce pour laisser libre cours à notre étreinte. Son corps recommença à onduler sous le mien, tandis que son regard bleu azur implorait de
nouvelles faveurs. Nos lèvres s’unirent en douceur, partageant dans le frémissement d’un baiser, le velouté de son miel …
S’il y a bien une chose que ne faiblissait pas, c’était mon ardeur à la tâche,
sans parler de celles sans accent, qui souillaient ses coussins. Je m’amusais à frotter mon sexe bandé à l’extrême contre l’intérieur de sa cuisse, pour l’agacer et souffler sur les braises d’une
jouissance en train de renaître. C’est alors que ma hampe entama un lent va-et-vient sur sa petite chatte déjà bien échaudée par mes jeux de langue. J’exerçais une pression grandissante entre ses
chaudes babines, ravinant ses chairs avec un zest de sadisme, et une infinie volupté …
Mon gland entra en jeu, feignant de s’introduire dans la moiteur de son intimité
gorgée de miel et d’envie. Je sentis rouler son petit bouton sous mon frein à l’hypersensibilité accrue, le temps de la furtivité d’un ressenti ô combien grisant. Mon membre s’engagea dans la
voluptueuse rainure jusqu’à ce que mes bourses s’écrasent entre ses fesses. Nos langues s’enhardissaient dans d’interminables baisers que nous consumions les uns après les autres. Sophie se
cabrait de plaisir sous le doux supplice de mon phallus, le corps en perpétuel mouvement pour se fondre au plus près du balancement de mes reins. Il était temps de conclure. Ma queue glissa
lentement en arrière, puis s’enfonça d’un trait dans son vagin. Sophie délaissa ma langue pour jouir de l’instant, et lâcher un profond soupir d’extase …
Je la pénétrai jusqu’à la garde, pour la combler d’une fulgurante vigueur, de
chair palpitante et de sang bouillonnant. Ses lèvres épousaient ma hampe et la moindre aspérité de son relief accidenté. Chaque veine lui soutirait un râle de contentement durant mes allées et
venues. Chaque pression de mon gland planté tout au fond de son ventre la rendait ivre de bien-être. Elle venait au contact pour ne rien perdre de cette ardente éteinte, les jambes lianées autour
de mes reins …
Les pointes de ses seins griffaient tendrement mon torse et cet imperceptible
attouchement me donna le tournis. Je me mis à lécher sa peau en sueur, du visage jusqu’au cou, dérivant petit à petit vers ses douces aréoles. Je mordillais son épaule pour accompagner mes
coups de reins, qui devinrent très rapidement des coups de bélier. Je ne sais plus quelle en fut la raison, mais Sophie voulut soudain que nous allions dans sa chambre, à deux pas du canapé. La
porte était ouverte et j’avais remarqué son lit depuis mon arrivée, me demandant si j’allais finir la soirée dans la tiédeur de ses draps …
Je ne sais plus pourquoi non plus, mais je me souviens m’être levé en la tenant
fermement agrippée à moi. Elle ne faisait pas le poids face à mon empressement, et ça tombait plutôt bien …
Photo : Clem
Traces